26/07/2026

Philippe Bartier, président : «L’AFUZI ne financera plus la vidéo-protection de la zone»

Lors de sa conférence de presse de rentrée, Philippe Bartier, le président de la zone industrielle, a fait le point sur les dossiers en cours :…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 4 octobre 2017 Lecture : 2 min
Philippe Bartier, président : «L’AFUZI ne financera plus la vidéo-protection de la zone»
Philippe Bartier, président : «L’AFUZI ne financera plus la vidéo-protection de la zone»© La Gazette du Var
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En effet, il y a sept ans, le système de vi-déo-protection a été financé par l'État, la Région et TPM, les mairies concernées et l'AFUZI. Il s'agissait de sécuriser la zone, confron-tée de manière récurrente aux vols et aux cam-briolages. L'objectif était de rassurer les quelque 600 entreprises présentes sur la zone.

Mais, depuis sa mise en place, c'est l'AFUZI, seule, qui prend en charge la maintenance et le fonc-tionnement du système de vidéo-protection pour en-viron 8000 € par an, sans aucune aide ni subvention. De plus, pour conserver une efficacité au système, l'AFU-ZI doit engager de nouveaux investissements pour environ 25 000 €.

Philippe Bartier, président : «L’AFUZI ne financera plus la vidéo-protection de la zone»

PERENNITE DU SYSTEME EN QUESTION Aujourd'hui, les responsables de l'AFUZI s'interrogent. «Nous nous interrogeons sur la pérennité du système car, nous serons seuls à financer cette opération. Nous avons déjà alerté le préfet du Var lorsqu'il est venu nous rencontrer, l'an passé, après son arrivée dans le département.

Nous avons également alerté les responsables politiques (Région et TPM) que notre association ne pourrait pas financer ces nouveaux investisse-ments», explique Philippe Bartier. Pourtant, la vidéo-protection a démontré son efficacité car, l'AFUZI est très souvent sollicitée par des Officiers de Police Judiciaire du Var (ou d'ailleurs) dans le cadre d'enquête.

Par exemple, à chaque fois qu'un délit est commis sur la zone de Grand Var, la police visionne les images ! D'où l'appel à l'aide lancé par Philippe Bartier : «C'est pourquoi, malgré nos différents rappels aux services compétents, nous envisageons de cesser de financer la maintenance et les investissements car, ce n'est pas à une association privée d'opé-rer pour le compte des acteurs publics puisque la vidéo-surveillance ne surveille que des axes pu-blics et non des parties privées. Nous prendrons cette décision lors de notre prochaine assemblée générale».

TRANSPORT EN COMMUN SOUS DIMENSIONNE Autre sujet évoqué par le président de l'AFUZI : la question des déplacements et plus précisément des transports en commun. En effet, l'arrivée de grandes enseignes commerciales sur la zone a généré un accroissement des flux routiers et des problèmes de stationnement.

«Je regrette qu'il n'existe pas de pistes cyclables. Récemment, un employé n'a pas pu être em-bauché par une entreprise de la zone car il ne se déplaçait qu'à vélo ! Les transports collectifs ne sont pas adaptés aux horaires des salariés et leur amplitude est encore trop large pour représenter une alternative crédible à la voiture.

La décision du Réseau Mistral d'installer un point de départ au niveau des CRS n'a pas un gros intérêt puisque le reste de la zone reste très mal desservie ! Il faudrait des transports en commun plus régulier et adaptés aux horaires des entreprises», constate, avec dépit, le président de la zone !

Cette rencontre avec la presse était également l'occasion de la remise d'un chèque de soutien à Olivier Bonnet, président de l'association des Juges consulaires du Tribunal de Commerce de Toulon.

sur la pérennité du système car, nous serons seuls à financer cette opération. Nous avons déjà alerté le préfet du Var lorsqu’il est venu nous rencontrer, l’an passé, après son arrivée dans le département. Nous avons également alerté les responsables politiques (Région et TPM) que notre association ne pourrait pas financer ces nouveaux investisse- «C’est pourquoi, malgré nos différents rappels aux services compétents, nous envisageons de cesser de financer la maintenance et les investissements car, ce n’est pas à une association privée d’opé- rer pour le compte des acteurs publics puisque la vidéo-surveillance ne surveille que des axes pu- blics et non des parties privées. Nous prendrons cette décision lors de notre prochaine assemblée générale». «Je regrette qu’il n’existe pas de pistes cyclables. Récemment, un employé n’a pas pu être em- bauché par une entreprise de la zone car il ne se déplaçait qu’à vélo ! Les transports collectifs ne sont pas adaptés aux horaires des salariés et leur amplitude est encore trop large pour représenter une alternative crédible à la voiture. La décision du Réseau Mistral d’installer un point de départ au niveau des CRS n’a pas un gros intérêt puisque le reste de la zone reste très mal desservie ! Il nous faudrait des transports en commun plus régulier et adaptés aux horaires des entreprises», Gilles Carvoyeur