26/07/2026

Muriel di Martino : «Le nautisme varois rapporte 1 milliard d’€» !

Alors que la polémique bat son plein, c’est le moment choisi par le bureau de l’UMRT pour réunir un parterre de compétences locales, régionales et nationales…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 18 octobre 2017 Lecture : 3 min
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Philippe Garo, le président, a rappelé le dynamisme du nautisme, pour la location de bateaux, et l'arrivée d'une nouvelle clientèle. Avec un renouvellement de la gamme, l'emploi se développe. D'ailleurs, la filière a embauché en 2017 et les prévisions 2018 sont optimistes.

Muriel Di Martino, représentante de la filière nautisme au MEDEF PACA, a exposé les chiffres : «Suite à l'énorme crise de 2008 et quatre années difficiles, la vente de bateaux neufs progresse de plus de 10 % cette année. Ainsi, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur pèse 25 % du marché français. Dans le Var, la filière génère 500 millions d'€.

Ainsi, selon le constat de la FIN, 1 € dépensé dans la filière produit 1 € de recette connexe. Concrètement, le nautisme varois rapporte 1 milliard d'€ !

LE NAUTISME RATTRAPE LA CROISIERE Ainsi encore, dans les ports, le nautisme rattrape la croisière. «Sur 24 500 postes d'amarrages dans le Var, on en comptabilise plus de 3 000 dans la rade de Toulon. Quand le maritime et la croisière apportent 7 millions d'€ à la CCI du Var, concessionnaire des ports, la plaisance pèse 6 millions d'€», a révélé Muriel Di Martino, citant une source consulaire.

En évoquant l'UMRT, elle a conclu : «C'est pourquoi, l'objectif pour les acteurs de la filière reste de faire de Toulon, d'ici le 1er janvier 2019, une destination nautisme reconnue en France. Institutionnels et collectivités, mobilisez-vous autour du nautisme !

Ce milliard d'euros, où voulez-vous qu'il soit dépensé ? Ailleurs qu'à Toulon. Evidemment non» !

De son côté, Vincent Di Martino, fondateur de LO-CASAIL et premier vendeur en France de voiliers de la marque Jeanneau, a fait cette comparaison : «Ce milliard d'€, c'est exactement le chiffre d'affaires mondial du groupe Bénéteau-Jeanneau, numéro 2 mondial de la plaisance» ! Dans un second temps, le président Garo, a rappelé la présence de Laurent Falaize, le dynamique président du cluster Riviera Yachting NETWORK qui ne ménage pas ses efforts et son temps pour demander un moratoire d'application du décret de mars 2017 imposant la soumission aux cotisations ENIM des marins étrangers sur les yachts battant pavillon étranger, quand ils ont plus de six mois de présence en France ainsi que sur le dossier de la TICPE. CONCURRENCE DÉLOYALE EN EUROPE Laurent Falaize a expliqué son action : «Il s'agit de prendre le temps de la concertation et du dialogue pour étudier les solutions d'harmonisation sur la situation du grand yachting, et sa conséquence, c'est à dire la désertion par les grands yachts de nos ports et chantiers navals à cause de l'application de la TICPE (taxe sur les soutes de navires), mesure européenne appliquée par la France mais pas par l'Espagne, ni l'Italie, ce qui crée une véritable distorsion dans la zone de l'UE et entraîne une concurrence déloyale des ports espagnols et italiens où les armateurs vont faire le plein pour échapper aux taxes en toute légalité» !

La réunion s'est tenue notamment en présence de : Jean-Luc Monteil, président du MEDEF PACA, Laurent Falaize, président du cluster Riviera Yachting NETWORK, Sandra Rossi, présidente du FEDEREC, Emmanuel Aragon, vice-président de l'université de Toulon, Eric Mabo, DGA de la Fédération des Industries du Nautisme (FIN), Jacques Verdino, vice-président de la CCI du Var, Raphaëlle Le Guen, chargée des ports, du littoral, de l'économie maritime à la ville de La Seyne-sur-Mer, Audrey Pigaglio, attachée parlementaire de Emilie Guerel, député de la 7e circonscription du Var, Ali Gharbi, collaborateur de Jean-Pierre Colin, conseiller régional chargé tourisme en PACA et de l'Amiral (ER) Yves Joly.

«Suite à l’énorme crise de 2008 et quatre années difficiles, la vente de bateaux neufs progresse de plus de 10 % cette année. Ainsi, la région Pro­ vence-Alpes-Côte d’Azur pèse 25 % du marché français. Dans le Var, la filière génère 500 millions d’€. Ainsi, selon le constat de la FIN, 1 € dépen­ sé dans la filière produit 1 € de recette connexe. Concrètement, le nautisme varois rapporte 1 mil­ liard d’€» ! la croisière. «Sur 24 500 postes d’amarrages dans le Var, on en comptabilise plus de 3 000 dans la rade de Toulon. Quand le maritime et la croisière apportent 7 millions d’€ à la CCI du Var, conces­ sionnaire des ports, la plaisance pèse 6 millions «C’est pourquoi, l’objectif pour les acteurs de la filière reste de faire de Toulon, d’ici le 1er jan­ vier 2019, une destination nautisme reconnue en France. Institutionnels et collectivités, mobili­ sez-vous autour du nautisme ! Ce milliard d’euros, où voulez-vous qu’il soit dépensé ? Ailleurs qu’à Toulon. Évidemment non» ! «Ce milliard d’€, c’est exactement le chiffre d’af­ faires mondial du groupe Bénéteau-Jeanneau, numéro 2 mondial de la plaisance» ! prendre le temps de la concertation et du dialogue pour étudier les solutions d’harmonisation sur la situation du grand yachting, et sa conséquence, c’est à dire la désertion par les grands yachts de nos ports et chantiers navals à cause de l’applica­ tion de la TICPE (taxe sur les soutes de navires), mesure européenne appliquée par la France mais pas par l’Espagne, ni l’Italie, ce qui crée une vé­ ritable distorsion dans la zone de l’UE et entraîne une concurrence déloyale des ports espagnols et italiens où les armateurs vont faire le plein pour échapper aux taxes en toute légalité» ! •