26/07/2026

Philippe Leonelli, maire : «Les animations sont ma marque de fabrique» !

Cavalaire-sur-Mer est, manifestement, une cité qui bouge toute l’année. Le pro- gramme d’animations est dense et varié. De quoi satisfaire tous les publics,…

GCPar Gilles CARVOYEUR – Photo André CASTELJournaliste 18 octobre 2017 Lecture : 6 min
Philippe Leonelli, maire : «Les animations sont ma marque de fabrique» !
Philippe Leonelli, maire : «Les animations sont ma marque de fabrique» !© La Gazette du Var
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Cavalaire-sur-Mer est, manifestement, une cité qui bouge toute l'année. Le pro- gramme d'animations est dense et varié. De quoi satisfaire tous les publics, jeunes et moins jeunes.

Philippe Leonelli, maire : «Les animations sont ma marque de fabrique» !
Philippe Leonelli, maire : «Les animations sont ma marque de fabrique» !

Les animations sont ma marque de fabrique. Je dirai même qu’en devenant le maire de Cavalaire-sur-Mer, j’accomplis une sorte de deuxième vie consacrée au bien-être de chacun dans la ville, après ma première vie de commerçant. Et, sans doute, aurais-je même une troisième vie... Dans ma première vie, j’ai toujours baigné dans le monde de l’animation, de la création. C’est plus fort que moi : j’aime les gens et j’aime leur apporter du bonheur...

Philippe Leonelli, maire : «Les animations sont ma marque de fabrique» !

Cette programmation culturelle, tout azimut, correspond à un choix municipal assumé. Celui de Philippe Leonelli, le maire de la ville.

Comment expliquer cette densité culturelle tout au long de l'année ? PL. Philippe Leonelli. Les animations sont ma marque de fabrique. Je dirai même qu'en devenant le maire de Cavalaire-sur-Mer, j'accomplis une sorte de deuxième vie consacrée au bien-être de chacun dans la ville, après ma première vie de commerçant.

Et, sans doute, aurais-je même une troisième vie... Dans ma première vie, j'ai toujours baigné dans le monde de l'animation, de la création. C'est plus fort que moi : j'aime les gens et j'aime leur apporter du bonheur...

Comment faites-vous ? PL. C'est bien simple, je suis perpétuellement dans le monde de la création que ce soit de fêtes conviviales ou de rencontres.

Philippe Leonelli, maire : «Les animations sont ma marque de fabrique» !

Avec moi, un seul mot d'ordre : ne pas être élitiste ! L'élitisme, ce n'est pas Cavalaire ! C'est une ville familiale qui sait réunir, tout au long de l'année, grands-parents, parents et enfants.

Une ville où on est heureux de se retrouver, de passer ses va- cances en famille et de profiter du bonheur de vivre ensemble, que l'on soit enfant, adolescent, parent ou grands-parents !

D'ailleurs, lors de notre dernier grand rendez-vous, nous avons réuni 12 000 personnes. Ce n'est pas rien ! Les gens viennent de très loin à Ca- valaire, de Nice à Marseille et parfois même encore de plus loin !

C'était le cas pour la Rosalie's Race Cup notam- ment ? PL. Effectivement ! Cavalaire a fait le plein de visiteurs.

Les familles aiment à se retrouver chez nous car la compétition, à vrai dire, n'en est pas une. On leur sert un apéritif avec les commerçants. Grâce à cela, des gens qui ne se connaissent pas se rencontrent, échangent, se découvrent ou se redécouvrent, bref deviennent des concitoyens ...

C'est la même chose, par exemple, avec l'Apéro Scène que nous avons relancé le 6 octobre dernier, en asso- ciation avec la Compagnie de Tragos et un groupe de variété.

Pour la ville, avec l'association des commer- çants, l'objectif est de se faire rencontrer les gens, ha- bitants ou pas de Cavalaire. Le verre est à 2€ comme l'assiette de tapas. Cela marche très fort !

Philippe Leonelli, maire : «Les animations sont ma marque de fabrique» !
Philippe Leonelli, maire : «Les animations sont ma marque de fabrique» !

Nous avons attiré tout au long de l'hiver dernier plus de 4 000 personnes. A chaque rendez-vous, on ne compte jamais moins de 300 per- sonnes. C'est une formule qui plaît beaucoup parce qu'elle se prolonge dans la nuit et qui rencontre un grand succès.

DE NOMBREUX PARTENAIRES Quelle est votre recette pour connaître autant de réussite ? PL. Au départ, c'est un choix.

Plutôt que de concentrer l'intégralité de notre budget culturel dans 3 ou 4 ani- mations phare comme le faisait l'équipe précédente, j'ai préféré conserver la même enveloppe budgétaire mais en étalant les manifestations sur l'ensemble de l'année.

Avant, à Cavalaire, vous aviez deux ou trois grosses manifestations l'été et plus rien le reste de l'année. Ce n'est pas ma conception. Pour parvenir à remplir notre calendrier d'animations, nous travaillons avec de nombreux partenaires, asso- ciatifs ou pas.

La mairie gère, tout naturellement, la partie logistique. Nous mettons en place les structures. D'un point de vue financier, ce genre d'interventions municipales ne coûte pas grand-chose puisqu'il s'agit, le plus souvent de l'intervention du personnel muni- cipal, dans le cadre de leurs missions et leurs heures de service.

Le reste des animations est assuré par des prestataires.

Et, visiblement, cette recette marche fort ? PL. Nous sommes particulièrement ravis des fréquen- tations que nous enregistrons à chaque grande mani- festation organisée sur le territoire de la commune.

Philippe Leonelli, maire : «Les animations sont ma marque de fabrique» !
Philippe Leonelli, maire : «Les animations sont ma marque de fabrique» !

Nous sommes particulièrement ravis des fréquentations que nous enregistrons à chaque grande manifestation organisée sur le territoire de la commune. La dernière en date a réuni 1 200 coureurs, chacun accompagné de 3 à 4 personnes. Cela signifie que nous avions 5 000 personnes dans la ville, sans compter les nombreux curieux et visiteurs de Cavalaire et des villes alentours venus assister à cette course pas comme les autres. On les a croisés dans les nombreux restaurants de plage et les commerces que compte la ville. Les restaurants étaient pleins ! Mais, ce qui est important, c’est que les gens, après avoir découvert Cavalaire, reviennent chez nous pour une journée ou pour y passer leurs vacances en famille ou entre amis. De plus, lorsqu’ils sont à Cavalaire, ils fréquentent les restaurants, les commerces voire les hôtels. Mais, pour remplir les commerces, il faut proposer des attractions moins chères et diversifiées. Ainsi, nous rendons les rues de Cavalaire plus conviviales, comme l’ont démontré les succès du Cavalaire jazz Festival et du Tremplin Jazz, organisés en septembre dernier. Chez nous, la démocratie se fait dans la rue ! Elle se partage dans la rue !

Philippe Leonelli, maire : «Les animations sont ma marque de fabrique» !

La dernière en date a réuni 1 200 coureurs, chacun ac- compagné de 3 à 4 personnes. Cela signifie que nous avions 5 000 personnes dans la ville, sans compter les nombreux curieux et visiteurs de Cavalaire et des villes alentours venus assister à cette course pas comme les autres. On les a croisées dans les nombreux restaurants de plage et les commerces que compte la ville.

Les restaurants étaient pleins !

Mais, ce qui est important, c'est que les gens, après avoir découvert Cavalaire, reviennent chez nous pour une journée ou pour y passer leurs vacances en famille ou entre amis. De plus, lorsqu'ils sont à Cavalaire, ils fréquentent les restaurants, les commerces voire les hôtels. Mais, pour remplir les commerces, il faut proposer des attractions moins chères et diversifiées.

Ainsi, nous rendons les rues de Cavalaire plus conviviales, comme l'ont démontré les succès du Cavalaire Jazz Festival et du Tremplin Jazz, organisés en septembre dernier. Chez nous, la démocratie se fait dans la rue ! Elle se partage dans la rue !

LA CONVIVIALITE, LA RECETTE DU SUCCES Quelle est l'impression qui se dégage du public à propos de ces animations ? PL. Pour la majorité de ceux qui sont venus, cela reste la convivialité.

Nous avons créé des animations convi- viales. Il faut savoir rester proche des gens. Quand je me promène dans les rues de Cavalaire, j'ai toujours un petit mot pour l'un ou pour l'autre et les Cavalairois ont toujours, eux aussi, un petit mot pour moi.

Résul- tat, quand mes opposants politiques m'attaquent, je suis souvent défendu par les gens dans la rue ! Parce que nos concitoyens savent quelle politique je mets en œuvre et qu'elle est à leur bénéfice. A Cavalaire, c'est le citoyen qui participe de manière directe à la vie de sa commune.

Et comment résumeriez-vous votre phi- losophie ? Comment arrivez-vous à conjuguer toutes vos activités ? PL. Je travaille beaucoup !

En tant que maire, j'impulse la politique d'animations. Je pense déjà à ce que l'on va proposer pour les fêtes de Noël et pour la prochaine saison estivale. La fameuse Ronde des pères Noël, qui change de nom et devient la Christmas Run, va totale- ment évoluer.

Vous allez être surpris ! On va changer le lieu en la remettant dans le centre-ville, le dimanche matin. Les horaires et le règlement de la course vont changer aussi.

Nous ouvrons la course aux coureurs individuels, aux plus jeunes. On attend plus du double de coureurs par rapport à 2016. Mais l'idée forte, c'est de mettre de la fête autour de cette course et faire durer la manifestation au-delà du temps de la course elle-même, c'est à dire du- rant tout un week-end du samedi après-midi au di- manche !

L'été est aussi une période chaude pour les ani- mations ? PL. Je vous avouerai que cela devient un casse- tête d'organiser des manifestations quand la station compte 70 000 personnes.

Réunir 10 000 personnes pour une animation avec les contraintes de l'état d'urgence, la création des «Fans Zones», le travail ne manque pas. Cela réclame des moyens énormes. C'est du boulot, je vous l'assure. Mais, ce n'est que du bonheur aussi !

Un clin d'œil au passage à toutes nos équipes qui œuvrent pour la réalisation de ces manifestations. PL. Convivialité, proximité et partage c'est mon ca- ractère !

Cette politique culturelle me correspond parfaitement. Dans ma vie, j'ai toujours aimé créer, organiser et inventer. Mon credo : que demain ne res- semble pas à aujourd'hui ! A mes yeux, pour que les gens ne s'ennuient pas, il faut leur donner envie, être dynamique, travailler sans rechigner et se remettre en question constamment.

D'ailleurs, la meilleure preuve de notre bonne orientation, c'est que nous inspirons d'autres communes. Plusieurs élus sont venus à Ca- valaire pour appréhender notre mode opératoire, notre façon de mettre tout en œuvre pour réussir et pour tenter de connaître notre recette de fabrication.

Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR – Photo André CASTEL