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Sabine Gotti : «Un gisement d’économies fi nancières à exploiter»

Comme le rappelle volontiers Philippe Bartier, le président de l’AFUZI, «le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas».

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 30 octobre 2017 Lecture : 2 min
Sabine Gotti : «Un gisement d’économies fi nancières à exploiter»
Sabine Gotti : «Un gisement d’économies fi nancières à exploiter»© La Gazette du Var
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ECONOMIES FINANCIERES Philippe Bartier ajoute : «En effet, trier, c'est prendre conscience des quantités jetées par type de flux. C'est aussi remonter à la source de ses déchets pour comprendre leur origine et mettre en place des actions pour les réduire».

Sabine Gotti : «Un gisement d’économies fi nancières à exploiter»

Aussi, contribuer à la préservation de l'environnement et des ressources est un des axes forts de la loi du 17 août 2015, relative à la transition énergétique pour la croissance verte. En effet, comme l'explique Sabine Gotti, secrétaire générale de l'AFUZI : «Cette loi encourage la lutte contre les gaspillages, la réduction des déchets à la source, leur tri et leur valorisation».

Pour réduire les déchets, les entreprises doivent adopter de bonnes pratiques. Elle reprend : «Elles peuvent agir sur toute la chaîne du processus en commençant par les achats, et activer un véritable levier de compétitivité. Le coût complet des déchets représente 14 fois la seule facture du prestataire déchet.

Les actions d'efficacité matière constituent un gisement d'économies financières à exploiter».

DECRYPTAGE DU DECRET TRI 5 FLUX Dans le prolongement de la loi sur la transition énergé- tique, et en complément de l'obligation sur le tri et la valorisation des emballages professionnels, le décret N° 2016 – 288 du 10 mars 2016 oblige depuis le 1er juillet 2016 au tri à la source et à la valorisation de 5 flux de déchets. Sabine Gotti ajoute : «Pour les entreprises, le mieux est de mettre en place un plan d'actions. Tout d'abord, en dressant un état des lieux et en évaluant le volume dedéchets par nature.

Il faut aussi penser à comptabiliser leurs coûts de gestion. Si le chef d'entreprise a besoin d'un œil extérieur, il ne doit pas hésiter à se faire accompagner par un bureau d'études, un chargé de mission d'un organisme professionnel (CCI, CMA, etc.)»

IDENTIFIER LES FILIERES Mais, le diagnostic doit aller plus loin. La secrétaire générale de l'AFUZI poursuit : «En effet, il faut identifier les filières et les prestataires, ce qui permettra au chef d'entreprise de revoir la gestion de ses déchets et les contrats dont il dispose avec ses prestataires. Toutefois, si les quantités produites au sein de l'entreprise sont faibles ou n'intéressent pas les prestataires, il faut s'associer avec les entreprises voisines pour une gestion collective des déchets et mettre en commun les flux».

MISE EN PLACE Dès que ce travail préliminaire est mené à son terme, l'entreprise doit étudier les solutions optimales, en sensibilisant, notamment, son personnel, en utilisant une signalétique adaptée et, enfin, en organisant les moyens humains et matériels.

prendre conscience des quantités jetées par type de fl ux. C’est aussi remonter à la source de ses déchets pour comprendre leur origine et mettre en place des actions pour les réduire». nérale de l’AFUZI : «Cette loi encourage la lutte contre les gaspillages, la réduction des déchets à la source, leur tri et leur valorisation». Elle reprend : «Elles peuvent agir sur toute la chaîne du processus en commençant par les achats, et activer un véritable levier de compétitivité. Le coût complet des déchets représente 14 fois la seule facture du prestataire déchet. Les actions d’effi cacité matière constituent un gisement d’économies fi nancières à exploiter». Sabine Gotti ajoute : «Pour les entreprises, le mieux est de mettre en place un plan d’actions. Tout d’abord, en dressant un état des lieux et en évaluant le volume dedéchets par nature. Il faut aussi penser à comptabiliser leurs coûts de gestion. Si le chef d’entreprise a besoin d’un œil extérieur, il ne doit pas hésiter à se faire accompagner par un bureau d’études, un chargé de mission d’un organisme pro- fessionnel (CCI, CMA, etc.)». les fi lières et les prestataires, ce qui permettra au chef d’entreprise de revoir la gestion de ses déchets et les contrats dont il dispose avec ses prestataires. Toute- fois, si les quantités produites au sein de l’entreprise sont faibles ou n’intéressent pas les prestataires, il faut s’associer avec les entreprises voisines pour une gestion collective des déchets et mettre en commun les fl ux».