26/07/2026

«Au creux de tes fleurs mon abîme»

Silène Audibert pratique le dessin, la gravure et poursuit jusque dans le vo­ lume ses gestes d’écriture. Jusqu’au 20 décembre.

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 15 novembre 2017 Lecture : 2 min
«Au creux de tes fleurs mon abîme»
«Au creux de tes fleurs mon abîme»© La Gazette du Var
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«Au creux de tes fleurs, mon abîme» SILÈNE AUDIBERT Son travail est épidermique, il se situe dans le sensitif. David Durocher, un observateur local de la culture explique : «Elle puise son inspiration dans l'architecture du vivant, fascinée par la puissance de vie et l'éternel mouvement. Ses recherches l'amènent à jouer avec les métamorphoses dans la tradition de l'ima-gerie grotesque, fondée sur le jeu, l'invention et les combinaisons.

Les événements relevés, la forme, les objets, l'expérience traduite s'opèrent en combinaisons dans une série impulsée où la répétition crée une collection de formes actives. Une écriture qui jouit du décoratif et des orne-ments comme déguisement».

LE DESSIN EST SCULPTURE Silène Audibert ajoute : «Les figures symbole du vivant et de l'agitation moléculaire, tiennent du monde végétal, animal ou minéral en un tout réu-ni. La forme est caractéristique d'un agglomérat et de figures paysages. Le dessin est sculpture et guide.

Les traits s'ani-ment entre eux comme un relevé topographique où chaque courbe tient à la suivante, expression d'une une matière vivante, dissimulée sous sa tex-ture, sa peau».

«Au creux de tes fleurs mon abîme»

Au creux de tes fleurs mon abîme, c'est la figure d'Arlequin qui active cette nouvelle collection de dessins et de volumes. En effet Arlequin, figure de la comedia del arte, porte un costume de lo-sanges multicolores qui représente les multiples facettes de sa personnalité mais aussi sa pau-vreté. La forme de losange est un morceau du tout, une unité qui fait motif.

L'HABIT FORME LA FIGURE L'artiste explique : «Je recherche le motif dans mon processus pour faire un assemblage et compiler une figure nommé par son unité. Évo-catrice du costume, du Moi Peau, la forme se fait pétale, couche, écaille. Au travers d'une collec-tion d'images, portraits, et figures se couvrent et se découvrent.

L'habit forme la figure, il pré-sente un portrait à éplucher, ou chaque pétale annonce la chute et la repousse. Fasciné par les mouvements de croissance végétale je choisis pour la figure qu'elle s'exprime entre racine et bourgeon».

Vernissage jeudi 16 novembre à 18h. Entrée libre du 17 novembre au 20 décembre Galerie G - Rdc complexe Gérard Philipe - Rue Charles Sandro. Entrée libre mardi mercredi vendredi 10h-12h & 14h-18h, samedi 9h-13h, sauf jours fériés.

Service culturel 04 94 08 99 19 - lagalerieg@ville-lagarde. fr www. ville-lagarde. fr © Chrysalide

son inspiration dans l’architecture du vivant, fascinée par la puissance de vie et l’éternel mou­ vement. Ses recherches l’amènent à jouer avec les métamorphoses dans la tradition de l’ima­ gerie grotesque, fondée sur le jeu, l’invention et les combinaisons. Les événements relevés, la forme, les objets, l’expérience traduite s’opèrent en combinaisons dans une série impulsée où la répétition crée une collection de formes actives. Une écriture qui jouit du décoratif et des orne­ ments comme déguisement». vivant et de l’agitation moléculaire, tiennent du monde végétal, animal ou minéral en un tout réu­ ni. La forme est caractéristique d’un agglomérat et de figures paysages. Le dessin est sculpture et guide. Les traits s’ani­ ment entre eux comme un relevé topographique où chaque courbe tient à la suivante, expression d’une matière vivante, dissimulée sous sa tex­ ture, sa peau». L’artiste explique : «Je recherche le motif dans mon processus pour faire un assemblage et compiler une figure nommé par son unité. Évo­ catrice du costume, du Moi Peau, la forme se fait pétale, couche, écaille. Au travers d’une collec­ tion d’images, portraits, et figures se couvrent et se découvrent. L’habit forme la figure, il pré­ sente un portrait à éplucher, ou chaque pétale annonce la chute et la repousse. Fasciné par les mouvements de croissance végétale je choisis pour la figure qu’elle s’exprime entre racine et bourgeon». «Au creux de tes fleurs, mon abîme»