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Bruno Maisonobe - Leroy, l’humanitaire au grand cœur !

Pradetan d’adoption, Bruno Maisonobe - Leroy (60 ans) est originaire de Vic- sur-Cère (Cantal). On le connaît bien sur le marché du Pradet, car c’est lui qui…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 15 novembre 2017 Lecture : 3 min
Bruno Maisonobe - Leroy, l’humanitaire au grand cœur !
Bruno Maisonobe - Leroy, l’humanitaire au grand cœur !© La Gazette du Var
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Mais, ce que l'on sait peut-être moins c'est que Bruno a l'humanitaire chevillée au corps et au cœur. Depuis une quinzaine d'années, il se rend, régulièrement, en Afrique, notamment au Mali, pour y construire des projets humanitaires utiles à la population. Ses principales réalisations sont l'achat d'une pirogue à moteur, la mise en place d'un taxi de brousse et, cette année, la construction d'un orphelinat de 90 m2 qui a été inauguré courant novembre !

De son côté, Sylvie Amband, est la présidente de l'association Mazanga, forte d'environ cent membres et créée en 1993 à Hyères. Son objectif est l'aide à l'enfance et aux familles défavorisées du Mali. Elle est financée par des dons, notamment ceux de Bruno qui abandonne une partie de ses revenus pour payer les projets menés en Afrique.

Bruno Maisonobe - Leroy, l’humanitaire au grand cœur !

Autant dire que les deux « grands cœurs » étaient faits pour travailler ensemble, inspirés par le même idéal d'humanisme. Rencontre qui s'est produite il y a une quinzaine d'années. FINANCEMENT D'UNE PIROGUE À MOTEUR Ainsi, en 2002, Bruno et Sylvie évoquent leur premier projet commun, en pensant à le concrétiser à Bamako, ville que Sylvie a découvert en 1990.

«J'avais la volonté, au départ, de mener mes projets au Mali en solo, d'autant que j'avais déjà réalisé des projets humanitaires au Maroc. Mais, après ma rencontre avec Sylvie, on est tombé d'accord pour faire les choses ensemble », raconte Bruno.

Ainsi, la construction d'une pirogue à moteur, financé par ses propres deniers (avec une casquette pour le piroguier offerte par Jean-Pierre de Latitude 43, la boutique du port de Hyères). Le militant humanitaire raconte cette action : «La pirogue sert à rejoindre une maternité, construite sur l'autre rive du fleuve, fleuve qui est fréquenté par des hippopotames. Avant la mise en place de la pirogue, on comptait dix morts par mois par noyade ou à cause des hippopotames !

Main-tenant, les femmes peuvent aller accoucher en toute sécurité, même si le grand défi est celui de la mortalité infantile qui reste importante».

Bruno Maisonobe - Leroy, l’humanitaire au grand cœur !
Bruno Maisonobe - Leroy, l’humanitaire au grand cœur !

Le Pradetan aime à dire qu'il réalise ces projets en pensant, à chaque fois, à une personne bien précise, à qui il dédie ses réalisations. MISE EN PLACE D'UN TAXI -BROUSE Puis, un second projet concernait la mise en place d'un taxi-brousse (un triporteur) pour rejoindre une maternité de la région. «Pour les autochtones, le coût d'un transport en ambulance est inaccessible car le SMIC est à 60€ par mois.

Nous avons acheté un triporteur neuf sur place et il y a deux personnes du village qui le conduisent. Ils transportent leurs clients pour 0,75€ le voyage. On ne fait pas d'assistanat car chacun est appelé à participer aux frais du taxi-brousse», assure Bruno.

Lors de ses premiers voyages au Mali, Sylvie se contentait d'aller à Bamako, la capitale du Mali, sans vraiment s'éloigner de la grande ville. Puis, au fil de ses venues, elle s'est risquée en brousse. Depuis, elle a adopté deux enfants maliens.

Bruno Maisonobe - Leroy, l’humanitaire au grand cœur !
«J'avais déjà 3 enfants et, aujourd'hui, cela m'en fait donc cinq ! Effectivement, l'Afrique m'apporte beaucoup. J'y ai découvert la culture et j'ai trouvé agréable de la vivre sur place, si on a la chance d'y aller». Pour ceux qui la connaissent, ces adoptions et son activisme au sein de l'association témoignent de sa grande générosité.

La même que Bruno, en format XXL !

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1990. «J’avais la volonté, au départ, de mener mes projets au Mali en solo, d’autant que j’avais déjà réalisé des projets humanitaires au Ma­ roc. Mais, après ma rencontre avec Sylvie, on est tombé d’accord pour faire les choses en­ pirogue sert à rejoindre une maternité, construite sur l’autre rive du fleuve, fleuve qui est fréquenté par des hippopotames. Avant la mise en place de la pirogue, on comptait dix morts par mois par noyade ou à cause des hippopotames ! Main­ tenant, les femmes peuvent aller accoucher en toute sécurité, même si le grand défi est celui de la mortalité infantile qui reste importante». autochtones, le coût d’un transport en ambu­ lance est inaccessible car le SMIC est à 60€ par mois. Nous avons acheté un triporteur neuf sur place et il y a deux personnes du village qui le conduisent. Ils transportent leurs clients pour 0,75€ le voyage. On ne fait pas d’assistanat car chacun est appelé à participer aux frais du taxi- maliens. «J’avais déjà 3 enfants et, aujourd’hui, cela m’en fait donc cinq ! Effectivement, l’Afrique m’apporte beaucoup. J’y ai découvert la culture et j’ai trouvé agréable de la vivre sur place, si on a la chance d’y aller». Gilles CARVOYEUR