Emmanuel Macron : «Maintenir un haut niveau de protection face aux terroristes»
Conformément aux engagements du Président de la République, la France est sortie de l’état d’urgence le 1er novembre dernier.

L'état d'urgence avait été mis en place le 14 novembre 2015 par François Hollande, il y a, exactement, deux ans. Pour Emmanuel Macron, «cette sortie était nécessaire car, par définition, ce régime d'exception n'a pas vocation à être permanent.
Toutefois, il faut maintenir un haut niveau de protection des Français face à une menace terroriste toujours élevée. C'est pourquoi le gouvernement a porté la Loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme, entrée en vigueur le 31 octobre».
Cette loi comporte quatre mesures phare spécifiquement dédiées à la lutte antiterroriste. Elle permet d'établir des zones de protection pour l'organisation de grands événements, de fermer des lieux de culte qui seraient des foyers de radicalisation, de mettre en place des mesures de surveillance individuelle, et de diligenter, sous contrôle du juge, des visites domiciliaires.
A cette loi renforçant les moyens d'action des forces de sécurité, s'ajoutent le maintien des dispositifs de protection des lieux publics type Sentinelle et Vigipirate et le renforcement des moyens des services de renseignement (1900 recrutements sur le quinquennat).

ATTENTATS COMMIS / ÉCHOUÉS / DÉJOUÉS Depuis le début de l'état d'urgence (14 novembre 2015) 5 attentats (Magnanville, Nice, Saint-Étienne-du-Rouvray, Champs-Élysées et Marseille) ont été commis, faisant 92 morts. On a compté 13 tentatives d'attentat (dont certaines ont fait des blessés) tandis que 32 attentats ont été déjoués depuis le début de l'année 2017 et notamment 2 attentats qui ont conduit au décès de 3 victimes (Champs-Élysées et Marseille).
8 tentatives ont été recensées, faisant 9 blessés et 13 attentats déjoués.
DES OUTILS À L'UTILITÉ DÉMONTRÉE PERQUISITIONS ADMINISTRATIVES 4 469 depuis le début de l'état d'urgence (dont 3594 au cours des deux premières phases jusqu'au 25 mai 2016), et 70 lors de la dernière phase jusqu'au 16 juillet dernier. On note également les saisies d'armes (625, dont 78 armes de guerre).


4 469 depuis le début de l’état d’urgence (dont 3594 au cours des deux premières phases jusqu’au 25 mai 2016), et 70 lors de la dernière phase jusqu’au 16 juillet dernier. On note également les saisies d’armes (625, dont 78 armes de guerre). The caption for this image is: Emmanuel Macron : «Maintenir un haut niveau de protection face aux terroristes»

On en comptabilise 754 depuis le début de l’état d’urgence (dont 350 pour la seule première phase). 41 restaient en vigueur au 31 octobre 2017 (dont 16 assignés depuis plus de 12 mois, parmi lesquels 8 assignés depuis le début de l’état d’urgence). The caption for this image is: Emmanuel Macron : «Maintenir un haut niveau de protection face aux terroristes»

75 zones ont été mises en place depuis le début de l’état d’urgence (dont 8 depuis le 16 juillet 2017). The caption for this image is: Emmanuel Macron : «Maintenir un haut niveau de protection face aux terroristes»

Depuis le début de l’état d’urgence, 19 lieux de culte ont été fermés, dont 11 le restaient jusqu’au 1er novembre (2 ayant été fermés depuis le 16 juillet dernier à Sartrouville (78) et Fontenay-aux-Roses (92). The caption for this image is: Emmanuel Macron : «Maintenir un haut niveau de protection face aux terroristes»

Effectifs des services de renseignement : • 4400 à la fin de l’année 2017 à la DGSI (Direction Générale de la Sécurité Intérieure) contre 3300 en 2014. • 2630 au SCRT - Service central du renseignement territorial (soit plus 650 en trois ans). • 1900 recrutements prévus sur le quinquennat. The caption for this image is: Emmanuel Macron : «Maintenir un haut niveau de protection face aux terroristes»

Nombre de fiches S : 25 000 (dont 9 700 pour radicalisation, essentiellement liées à la mouvance terroriste islamiste) Nombre d’inscrits au Fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) : 12 000. The caption for this image is: Emmanuel Macron : «Maintenir un haut niveau de protection face aux terroristes»

























ASSIGNATIONS A RESIDENCE On en comptabilise 754 depuis le début de l'état d'urgence (dont 350 pour la seule première phase). 41 restaient en vigueur au 31 octobre 2017 (dont 16 assignés depuis plus de 12 mois, parmi lesquels 8 assignés depuis le début de l'état d'urgence).
ZONES DE PROTECTION ET DE SECURITE 75 zones ont été mises en place depuis le début de l'état d'urgence (dont 8 depuis le 16 juillet 2017). FERMETURE DE LIEUX CULTE Depuis le début de l'état d'urgence, 19 lieux de culte ont été fermés, dont 11 le restaient jusqu'au 1er novembre (2 ayant été fermés depuis le 16 juillet dernier à Sartrouville (78) et Fontenay-aux-Roses (92).
UN RENFORCEMENT DU RENSEIGNEMENT Effectifs des services de renseignement : • 4400 à la fin de l'année 2017 à la DGSI (Direction Générale de la Sécurité Intérieure) contre 3300 en 2014. • 2630 au SCRT - Service central du renseignement territorial (soit plus 650 en trois ans). • 1900 recrutements prévus sur le quinquennat.
AUTRES CHIFFRES Nombre de fiches S : 25 000 (dont 9 700 pour radicalisation, essentiellement liées à la mouvance terroriste islamiste) Nombre d'inscrits au Fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) : 12 000.
Emmanuel Macron, «cette sortie était néces- saire car, par défi nition, ce régime d’exception n’a pas vocation à être permanent. Toutefois, il faut maintenir un haut niveau de protection des Français face à une menace terroriste toujours élevée. C’est pourquoi le gouvernement a porté la Loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme, entrée en vigueur le 31 oc- tobre».