Hervé Stassinos : «Pérenniser et développer l’activité économique agricole»
Début novembre, Alain Baccino, président de la Chambre d’Agriculture du Var et Hervé Stassinos, maire du Pradet, ont signé une convention de parte nariat,…

La convention a pour objectif d’étudier l’opportunité de créer une zone agricole protégée pour préserver sur le long terme la vocation agricole des terres. 260 hectares pourraient être concernés.
PRESERVER LE FONCIER AGRICOLE

Pour Hervé Stassinos, maire du Pradet : «Le partenariat doit servir à soutenir l’économie agricole locale. En effet, pour lutter contre la pression foncière et soutenir l’économie agricole, la commune du Pradet et la Chambre d’agriculture du Var ont décidé de s’associer. Ensemble, elles ont pour ambition de préserver durablement les espaces agricoles et de soutenir les conditions d’une agriculture de proximité. Les élus du Pradet veulent préserver le développement économique agricole ainsi que son patrimoine agricole sur le territoire. Aussi, en vue de limiter la pression foncière conduisant à l’abandon des parcelles qui deviennent des friches, et afin de répondre au souhait commun, de la commune et du monde agricole, il a été proposé de mettre en œuvre avec le concours de la Chambre d’Agriculture du Var l’outil foncier de préservation des terres agricoles : la Zone Agricole Protégée (ZAP) valant servitude d’utilité publique, qui permet de protéger l’agriculture. Le périmètre d’étude s’étend sur 260 ha environ. Il s’agit de délimiter une zone qui sera soustraite à la pression foncière et dans ce cas c’est la règle d’urbanisme qui s’appliquera ».
LA ZAP EN CHIFFRES

260 HECTARES CONCERNÉS : Ce travail doit permettre de définir un périmètre de ZAP qui pourrait s’étendre sur 260 hectares.
2ÈME PROJET DE ZONE AGRICOLE PROTEGÉE
sur le territoire de la Communauté d’Agglomération Toulon Provence Méditerranée, après la ZAP de La Garde.
CONVENTION DE PARTENARIAT
Alain Baccino, président de la Chambre d’agriculture du Var soutient cette démarche en faveur d’une agriculture locale, plus forte et pérenne, et mobilise ses expertises au service de cette ambition. Pour le président de la Chambre consulaire : «Il s’agit de mieux connaître l’agriculture communale pour proposer une stratégie foncière et des outils fonciers adaptés. Cette convention de partenariat, dont la mise en œuvre a été confiée à la Chambre d’Agriculture, s’articule autour de trois missions principales successives. Tout d’abord, il s’agit de réaliser un diagnostic agricole et foncier du territoire : ce diagnostic complet est une étape préalable nécessaire. Il permet d’avoir une bonne connaissance de l’occupation agricole du sol, d’identifier les secteurs à potentiel, les problématiques foncières et celles agricoles, rencontrées par la profession». Il ajoute : «La convention vise, également, à proposer des actions foncières. Par exemple, sur la base du diagnostic, la Chambre définira l’opportunité de mettre en place une ZAP ou tout autre outil d’intervention foncière. Parallèlement, elle identifiera des axes d’action possibles pour développer et pérenniser l’agriculture communale dans le cadre d’un projet agricole de territoire. Enfin, elle permettra l’accompagnement de la commune dans la mise en œuvre de la ZAP ».
UN BASSIN COMMUN ENTRE LA GARDE ET LE PRADET
Une telle convention est déjà en place à La Garde. Pour les élus du Pradet, l’objectif est aussi de développer une zone agricole sur le territoire de la future métropole toulonnaise, insiste Christian Garnier, adjoint au maire délégué à l’urbanisme, au patrimoine communal et à la prévention des risques naturels. «Cela est d’autant plus évident que nous avons un bassin agricole commun entre La Garde, Le Pradet et Carqueiranne. Ce qui nous permettra de pérenniser l’agriculture sur tout le territoire, sans aucune contrainte supplémentaire et en partant à la reconquête de notre territoire, tout en conservant le caractère agricole de la commune. La convention vise à déterminer les zones à protéger. C’est un geste fort en direction de ceux qui veulent spéculer au niveau du foncier car il sera très compliqué de déroger à la règle ».
EXPERT EN AGRICULTURE AUPRES DES COLLECTIVITES
L’agriculture est au cœur de nombreux enjeux et de grandes ambitions qui supposent une connaissance et une expertise spécifiques. La Chambre d’agriculture du Var, expert reconnu des problématiques agricoles dans toutes leurs composantes, s’est positionnée comme le partenaire expert au service des collectivités et des territoires. A l’écoute, elle conseille et accompagne les collectivités dans leurs projets immédiats ou futurs, dans les domaines de l’aménagement du territoire, du développement économique local et de l’agro-écologie. Nous sommes convaincus qu’ensemble, collectivités, profession agricole, partenaires, chambre d’agriculture-, les projets agricoles prennent vie !
Enfin, Alain Baccino conclut : «La ZAP est tout, sauf un sanctuaire. Si un exploitant doit se développer au sein de la ZAP, on le fera. L’agriculture n’a pas besoin d’être protégée, elle a besoin d’être développée. C’est un signe fort qui est envoyé à la population. La Zone Agricole Protégée est un outil foncier particulièrement adapté pour protéger et développer l’agriculture périurbaine. Il permet de préserver à long terme la vocation des espaces agricoles. Préserver les espaces agricoles n’est pas une finalité : notre objectif est le développement serein et pérenne de l’agriculture. Pour être efficace, la mise en place d’une Zone Agricole Protégée doit être accompagnée d’un véritable projet de développement agricole ».
partenariat doit servir à soutenir l’économie agri cole locale. En effet, pour lutter contre la pres sion foncière et soutenir l’économie agricole, la commune du Pradet et la Chambre d’agriculture du Var ont décidé de s’associer. Ensemble, elles ont pour ambition de préserver durablement les espaces agricoles et de soutenir les conditions d’une agriculture de proximité. Les élus du Pra économique agricole ainsi que son patrimoine agricole sur le territoire. Aussi, en vue de limiter la pression foncière conduisant à l’abandon des parcelles qui deviennent des friches, et afin de répondre au souhait commun, de la commune et du monde agricole, il a été proposé de mettre en œuvre avec le concours de la Chambre d’Agri culture du Var l’outil foncier de préservation des terres agricoles : la Zone Agricole Protégée (ZAP) valant servitude d’utilité publique, qui permet de agricole. Le périmètre d’étude s’étend sur 260 ha environ. Il s’agit de délimiter une zone qui sera soustraite à la pression foncière et dans ce cas c’est la règle d’urbanisme qui s’appliquera ». laire : «Il s’agit de mieux connaître l’agriculture communale pour proposer une stratégie foncière et des outils fonciers adaptés. Cette convention de partenariat, dont la mise en œuvre a été confiée à la Chambre d’Agriculture, s’articule autour de trois missions principales successives. Tout d’abord, il s’agit de réaliser un diagnostic agricole et foncier du territoire : ce diagnostic complet est une étape préalable nécessaire. Il permet d’avoir une bonne connaissance de l’occupation agricole du sol, d’identifier les sec teurs à potentiel, les problématiques foncières et celles agricoles, rencontrées par la profession». Il ajoute : «La convention vise, également, à pro poser des actions foncières. Par exemple, sur la base du diagnostic, la Chambre définira l’oppor tunité de mettre en place une ZAP ou tout autre outil d’intervention foncière. Parallèlement, elle identifiera des axes d’action possibles pour dé velopper et pérenniser l’agriculture communale dans le cadre d’un projet agricole de territoire. Enfin, elle permettra l’accompagnement de la commune dans la mise en œuvre de la ZAP ». «Cela est d’autant plus évident que nous avons un bassin agricole commun entre La Garde, Le Pradet et Carqueiranne. Ce qui nous permettra de pérenniser l’agriculture sur tout le territoire, sans aucune contrainte supplémentaire et en partant à la reconquête de notre territoire, tout en conservant le caractère agricole de la com mune. La convention vise à déterminer les zones à protéger. C’est un geste fort en direction de ceux qui veulent spéculer au niveau du foncier car il sera très compliqué de déroger à la règle », sauf un sanctuaire. Si un exploitant doit se dé velopper au sein de la ZAP, on le fera. L’agricul ture n’a pas besoin d’être protégée, elle a besoin d’être développée. C’est un signe fort qui est en voyé à la population. La Zone Agricole Protégée est un outil foncier particulièrement adapté pour protéger et développer l’agriculture périurbaine. Il permet de préserver à long terme la vocation des espaces agricoles. Préserver les espaces agricoles n’est pas une finalité : notre objectif est le développement serein et pérenne de l’agricul ture. Pour être efficace, la mise en place d’une Zone Agricole Protégée doit être accompagnée d’un véri table projet de développement agricole ». • Gilles CARVOYEUR