26/07/2026

Jean-Pierre Giran : «Hyères n’a pas vocation à être un Grand Var 2»

Lors de la signature de la Charte de soutien à l’économie de proximité entre la Délégation du Var de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Région PACA et…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 29 novembre 2017 Lecture : 3 min
Jean-Pierre Giran : «Hyères n’a pas vocation à être un Grand Var 2»
Jean-Pierre Giran : «Hyères n’a pas vocation à être un Grand Var 2»© La Gazette du Var
Partager

Une attitude qui convient, parfaitement, aux élus de la Chambre de métiers et de l’artisanat qui ont fait de la proximité un axe majeur de la mandature, a lancé Jean-Pierre Giran, maire de la ville d’Hyères.

Jean-Pierre Giran : «Hyères n’a pas vocation à être un Grand Var 2»

LUTTER CONTRE L’ANONYMAT DE LA SOCIETE

Pour Jean-Pierre Giran : «Les emplois de l’artisanat sont des emplois non délocalisables. Les artisans ne cherchent pas à investir dans des paradis fiscaux mais font preuve d’une volonté de cohésion sociale. D’ailleurs quand on entre dans une boutique, on échange sur les produits et sur la vie. Je me souviens quand j’allais chez l’épicier avec ma mère. On parlait de tout et de rien. On faisait du lien social. L’artisan et le commerçant permettent de lutter contre l’anonymat de la société actuelle. Je souhaite que l’on puisse retrouver cette atmosphère humaine et solidaire». Le maire de Hyères a détaillé ses actions : «C’est pour cela que j’ai pris des initiatives en réinstallant, par exemple, des métiers d’art dans la haute ville, une occupation vertueuse des locaux vides. 30 boutiques se sont installées dans la ville haute et j’espère que d’autres s’y installeront encore. Nous avons montré le chemin. Maintenant, que l’exemple soit suivi et qu’il se crée une contagion vertueuse».

Jean-Pierre Giran : «Hyères n’a pas vocation à être un Grand Var 2»

MOINS DE GRANDES SURFACES

Dans son combat pour la défense du commerce et de l’artisanat, l’ancien député du Var a précisé : «Malgré la qualité de nos élus, nous avons besoin de l’expertise de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, qui nous accompagne dans notre démarche. On a créé un Office du Commerce, en collaboration avec des professionnels parce qu’on avait besoin de leur collaboration».

Sur un autre plan, Jean-Pierre Giran a rappelé sa philosophie en matière de commerce : «Il faut favoriser la proximité et dissuader l’éloignement. Dès mon arrivée car notre commune est déjà bien équipée en grandes surfaces commerciales. Hyères n’a pas vocation à être un Grand Var 2 ou une Avenue83 N°2».

UNE TECHNOPOLE DE LA SANTE

SUR LA ZONE DU ROUBAUD

Le maire a dit encore : «C’est pourquoi, j’ai souhaité créer une concurrence qui puisse être décisive pour l’action de proximité. C’est ce que de Leclerc et Géant Casino) de ne pas ouvrir de nouvelles surfaces commerciales mais plutôt d’y implanter une technopole de la santé, de l’artisanat. Les grandes surfaces l’ont bien compris et elles jouent le jeu». Dans le Var, la Chambre a sollicité l’ensemble des maires pour leur proposer de signer une Charte de soutien à l’économie de proximité, en présence des entreprises artisanales, partenaires économiques et élus du territoire. «La ville d’Hyères a répondu favorablement et s’est engagée à adopter une politique affirmée en faveur des entreprises artisanales», se félicitait Il ajoutait : «L’engagement porte sur quatre priorités : faciliter la promotion des savoir-faire artisanaux locaux auprès des consommateurs et diffuser le label. Consommez local, consommez artisanal pour la valorisation des produits locaux ; maintenir et renforcer l’activité artisanale sur le territoire de la commune ; permettre le renouvellement des entreprises artisanales en encourageant la reprise d’entreprise ; soutenir la politique volontariste de la Chambre de métiers et de l’artisanat au travers de son offre de services qui repose sur l’accompagnement et le suivi des porteurs de projets et des artisans installés qui souhaitent développer leur activité».

Roland Rolfo, président de la Délégation Var de la Chambre de métiers et de l’artisanat de région Provence-Alpes-Côte d’Azur, quelques minutes avant de parapher le document officiel. «Cette convention scelle un engagement mutuel afin d’adopter une politique affirmée en faveur des entreprises artisanales situées sur la commune et de valoriser le «Consommez local, consommez artisanal auprès de ses habitants».

«Cette convention scelle un engagement mutuel afin d’adopter une politique affirmée en faveur des entreprises artisanales situées sur la com­ mune et de valoriser le «Consommez local, consommez artisanal auprès de ses habitants », sanat sont des emplois non délocalisables. Les artisans ne cherchent pas à investir dans des pa­ radis fiscaux mais font preuve d’une volonté de cohésion sociale. D’ailleurs quand on entre dans une boutique, on échange sur les produits et sur la vie. Je me souviens quand j’allais chez l’épi­ cier avec ma mère. On parlait de tout et de rien. On faisait du lien social. L’artisan et le commer­ çant permettent de lutter contre l’anonymat de la société actuelle. Je souhaite que l’on puisse re­ trouver cette atmosphère humaine et solidaire». pour cela que j’ai pris des initiatives en réinstal­ lant, par exemple, des métiers d’art dans la haute ville, une occupation vertueuse des locaux vides. 30 boutiques se sont installées dans la ville haute et j’espère que d’autres s’y installeront encore. Nous avons montré le chemin. Mainte­ nant, que l’exemple soit suivi et qu’il se crée une contagion vertueuse». Var a précisé : «Malgré la qualité de nos élus, nous avons besoin de l’expertise de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, qui nous accompagne dans notre démarche. On a créé un Office du Commerce, en col­ laboration avec des professionnels parce qu’on avait besoin de leur collaboration». merce : «Il faut favoriser la proximité et dissuader l’éloignement. Dès mon arrivée car notre commune est déjà bien équipée en grandes surfaces commerciales. Hyères n’a pas vocation à être un Grand Var 2 ou une Avenue83 N°2». souhaité créé une concurrence qui puisse être décisive pour l’action de proximité. C’est ce que de Leclerc et Géant Casino) de ne pas ouvrir de nouvelles surfaces commerciales mais plutôt d’y implanter une technopole de la santé, de l’artisa­ nat. Les grandes surfaces l’ont bien compris et elles jouent le jeu». ville d’Hyères a répondu favorablement et s’est engagée à adopter une politique affirmée en faveur des entreprises artisanales», se félicitait Il ajoutait : «L’engagement porte sur quatre priorités : faciliter la promotion des savoir-faire artisanaux locaux auprès des consommateurs et diffuser le label. Consommez local, consommez artisanal pour la valorisation des produits locaux ; maintenir et renforcer l’activité artisanale sur le territoire de la commune ; permettre le renou­ vellement des entreprises artisanales en encou­ rageant la reprise d’entreprise ; soutenir la poli­ tique volontariste de la Chambre de métiers et de l’artisanat au travers de son offre de services qui repose sur l’accompagnement et le suivi des porteurs de projets et des artisans installés qui souhaitent développer leur activité». • Gilles CARVOYEUR