26/07/2026

La balade des gens (et des ministres) heureux !

Après plusieurs hésitations et annulations des réunions de travail, les mi­ nistères de l’Agriculture et de l’Écologie continuent leur balade comme des gens…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 29 novembre 2017 Lecture : 2 min
La balade des gens (et des ministres) heureux !
La balade des gens (et des ministres) heureux !© La Gazette du Var
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Alors que le monde agricole est en proie aux crocs du loup et ne sait plus comment se défendre ! La fin d'année 2017 reste sans réponse au principe de défense du troupeau. Et, personne ne semble en mesure d'apporter une quelconque réponse aux éleveurs.

Pour Max Bauer, président de la CR PACA : «La cohabitation est impossible avec ce prédateur ! la CR poursuivra son travail pour que la façon d'appréhender la présence du loup sur le territoire national soit modifiée en profondeur, et sera très vigilante à la mise sous condition des indemnisations. La Coordination Rurale souhaite notamment que la gestion du loup en France se fasse sur le même principe que dans d'autres États membres ».

LES CRIS DE DÉSESPOIR DES AGRICULTEURS En effet, une dizaine de pays de l'Union européenne (dont l'Espagne, la Bulgarie, la Grèce et la Pologne) ont refusé de ratifier la convention de Berne et la directive Habitat dans leur intégralité. Ainsi, leurs populations ne sont pas inscrites en annexe V de la DHFF, ce qui implique une protection moins absolue, permettant ainsi une plus grande latitude pour prendre des mesures de contrôle des populations.

La balade des gens (et des ministres) heureux !

Il ajoute : «La CR réclame également que les territoires accordés au loup soient exempts d'activité humaine et pastorale. Il convient de prendre au sérieux les cris de désespoir des éleveurs qui ont la responsabilité de leurs troupeaux. Le Code rural leur demande de garantir le bien-être de leurs animaux, il est donc urgent de leur accorder des moyens appropriés pour le faire correctement» !

L'ESPOIR VIENT DE L'EUROPE En réalité, pour la protection du loup, l'espoir vient de l'Europe ! Après une campagne particulièrement meurtrière partout en Europe, notamment en France avec plus de 10 000 victimes, le parlement européen vient de reconnaître le préjudice causé par les loups sur le développement durable des écosystèmes et des zones rurales et notamment sur le pastoralisme.

D'où la satisfaction de Max Bauer : «La Coordination Rurale se réjouit que l'instance européenne ouvre enfin une porte pour la réévaluation de la protection du loup, et préconise ainsi une modification de la directive « habitats » qui a largement joué son rôle de conservation des espèces protégées à tel point qu'aujourd'hui certaines d'entre elles sont devenues des menaces pour d'autres espèces et les animaux d'élevage en particulier. La Coordination Rurale souhaite maintenant que le gouvernement français se saisisse de cette opportunité et demande la modification du statut du loup afin de rejoindre la dizaine de pays ayant prévu une protection simple non absolue pour le prédateur ».

Il conclut : «Le plan loup 2018-2023 étant en cours de rédaction, il est urgent de s'engager dans cette démarche car les éleveurs ne comprendraient pas toute forme de tergiversation, tant les autorités françaises se sont cachées derrière l'Union européenne depuis la réapparition du loup ».

cohabitation est impossible avec ce prédateur ! la CR poursuivra son travail pour que la façon d’appréhender la présence du loup sur le ter­ ritoire national soit modifiée en profondeur, et sera très vigilante à la mise sous condition des indemnisations. La Coordination Rurale souhaite notamment que la gestion du loup en France se fasse sur le même principe que dans d’autres États membres ». Il ajoute : «La CR réclame également que les ter­ ritoires accordés au loup soient exempts d’acti­ vité humaine et pastorale. Il convient de prendre au sérieux les cris de désespoir des éleveurs qui ont la responsabilité de leurs troupeaux. Le Code rural leur demande de garantir le bien-être de leurs animaux, il est donc urgent de leur accor­ der des moyens appropriés pour le faire correc­ tement » ! tion Rurale se réjouit que l’instance européenne ouvre enfin une porte pour la réévaluation de la protection du loup, et préconise ainsi une modifi­ cation de la directive « habitats » qui a largement joué son rôle de conservation des espèces proté­ gées à tel point qu’aujourd’hui certaines d’entre elles sont devenues des menaces pour d’autres espèces et les animaux d’élevage en particulier. La Coordination Rurale souhaite maintenant que le gouvernement français se saisisse de cette opportunité et demande la modification du statut du loup afin de rejoindre la dizaine de pays ayant prévu une protection simple non absolue pour le prédateur ». Il conclut : «Le plan loup 2018-2023 étant en cours de rédaction, il est urgent de s’engager dans cette démarche car les éleveurs ne com­ prendraient pas toute forme de tergiversation, tant les autorités françaises se sont cachées derrière l’Union européenne depuis la réappari­ tion du loup ». •