La CR dénonce les importations de soja OGM
Venus de Bretagne, Pays de la Loire, Centre, Nouvelle Aquitaine, Hauts-de- France, voire du Grand Est, ils étaient nombreux à avoir fait le déplacement, mardi…

Dans le viseur de la CR : Les importations massives de soja OGM qui, en plus de ruiner les agriculteurs européens, sont en totale contradiction avec les règles qui nous sont imposées (la culture OGM étant interdite en France). Pourtant, la Commission européenne ferme les yeux sur ces importations et n'a jusqu'à maintenant jamais osé prendre de décision ferme et proposer une alternative sérieuse...

ESCALEN°1 AU PORT DE LORIENT Dès 7h30, près de 300 agriculteurs faisaient le pied de grue devant les grilles du port de Lorient. Visiblement au courant de cette action, le port avait pris ses dispositions pour verrouiller les différentes entrées. Après avoir négocié et essuyé plusieurs refus pour y pénétrer pacifiquement, la CR a finalement décidé de forcer le passage.
Une fois à l'intérieur, nouveau barrage : impossible de procéder à un prélèvement ! Loin d'être découragés par plusieurs heures de négociations infructueuses, les agriculteurs ont forcé les choses en procédant, sous contrôle d'huissier, à un prélèvement de soja. Alors que la Coordination Rurale met un point d'honneur à mener des actions pacifiques, elle n'a pas eu d'autre choix que de hausser le ton.
«Nous sommes des agriculteurs responsables, nous ne sommes pas venus ici pour voler du soja ! Nous avons essayé de faire les choses dans les règles en expliquant nos motivations à la direction du port, mais sans résultat. Il était hors de question de repartir les mains dans les poches !
Nous voulons dénoncer ces importations massives qui ne respectent pas nos propres règles de production et qui nous font crever », s'insurge Bernard Lannes, président national de la CR.
ESCALEN°2 A MONTOIR SAINT NAZAIRE L'action s'est poursuivie au port de Montoir (Loire-Atlantique) où, là encore, les militants de la CR étaient également attendus. En effet, une centaine de dockers étaient présents pour bloquer l'accès au port. Seule une petite délégation a pu pénétrer dans l'enceinte pour récupérer des bordereaux de livraison attestant que la marchandise était bien du soja OGM.
A tour de rôle, des responsables de la CR, dont Bernard Lannes, ont pris la parole pour appeler à «interpeller une nouvelle fois les politiques sur ces aberrations qui détruisent notre agriculture » et à «exiger une exception agri-culturelle pour protéger ce secteur économique clé ».
STOP AU SOJA OGM ! Grâce aux analyses qui menées sur les prélèvements de soja effectués, la Coordination Rurale entend prouver qu'il s'agit de soja OGM... Mais pas seulement !
«Nous voulons montrer la vérité sur ce que les consommateurs retrouvent dans leurs assiettes. En France, nous ne traitons pas les cultures au glyphosate, nous traitons seulement les mauvaises herbes, ce qui n'est pas le cas du Brésil, d'où provient une partie du soja importé », reprend Bernard Lannes.
Nicolas Jaquet, président de l'OPG, poursuit : «Alors que l'on projette d'interdire aux agriculteurs européens l'utilisation du glyphosate entre 2 cultures, donc sans risque de résidu dans les récoltes, le soja importé est pulvérisé 2 à 3 fois en végétation avec du ROUNDUP (nom commercial), car les variétés OGM sont résistantes à cet herbicide. Et, si cela expliquait l'origine des résidus décelés sur des graines ingérées chez nous ».
Enfin, le 27 novembre, l'Union européenne devait se prononcer sur l'avenir de cet herbicide. Dans l'hypothèse où il serait interdit en Europe, la Coordination Rurale se battra pour que toutes les importations de soja, maïs, colza et coton OGM (utilisé pour produire des gazes stériles, des tampons hygiéniques...) soient interdites et pour qu'une alternative aussi efficace et peu coûteuse soit proposée aux agriculteurs !
Hors de question d'accepter une nouvelle distorsion de concurrence ; hors de question de devenir une nouvelle fois la vache à lait des industriels !
agriculteurs responsables, nous ne sommes pas venus ici pour voler du soja ! Nous avons essayé de faire les choses dans les règles en expliquant nos motivations à la direction du port, mais sans résultat. Il était hors de question de repartir les mains dans les poches ! Nous voulons dénoncer ces importations massives qui ne respectent pas nos propres règles de production et qui nous font à «interpeller une nouvelle fois les politiques sur ces aberrations qui détruisent notre agriculture » et à «exiger une exception agri-culturelle pour protéger ce secteur économique clé ». pas seulement ! «Nous voulons montrer la vérité sur ce que les consommateurs retrouvent dans leurs assiettes. En France, nous ne traitons pas les cultures au glyphosate, nous traitons seule ment les mauvaises herbes, ce qui n’est pas le cas du Brésil, d’où provient une partie du soja «Alors que l’on projette d’interdire aux agricul teurs européens l’utilisation du glyphosate entre 2 cultures, donc sans risque de résidu dans les récoltes, le soja importé est pulvérisé 2 à 3 fois en végétation avec du ROUNDUP (nom com mercial), car les variétés OGM sont résistantes à cet herbicide. Et, si cela expliquait l’origine des résidus décelés sur des graines ingérées chez nous ».