L’art et la culture s’installent dans la villa Théo
Qui pouvait se douter qu’au début du XXe siècle, lors de l’installation du peintre belge, Théo Van Rysselberghe à Saint-Clair, ce petit quartier devien drait…

Qui pouvait se douter qu'au début du XXe siècle, lors de l'installation du peintre belge, Théo Van Rysselberghe à Saint-Clair, ce petit quartier deviendrait le point d'ancrage de l'art au Lavandou. Sans doute pas cet artiste de l'époque im- pressionniste, tombé sous le charme des paysages et de la lumière de Provence, tout comme son ami et voisin Henri-Edmond Cross. Tous deux sont d'ailleurs inhumés dans le cimetière de la commune.
En 2007, le maire de la ville, Gil Bernardi, et son conseil municipal décident d'acquérir cette ancienne demeure du peintre avec l'idée d'y établir des activités culturelles. L'atelier des Arts Plastiques, présidé par Dany Bochatay, y prend, immédiatement ses quartiers, en accueillant des peintres amateurs, adultes et enfants.

En 2015, après diverses études et des aides financières, la décision est prise de réhabiliter et réaménager dans sa totalité l'habitation et le jardin. L'objectif est d'y installer une maison des arts, dénommée «Villa Théo». Une reconnais- sance à celui qui a fait voyager le Lavandou dans le monde entier grâce à ses œuvres.



Le premier magistrat poursuivait : «Discrètement, Le Lavandou rayonne dans tous les musées du monde, grâce à des toiles majeures réalisées par Matisse, Manguin, Cross et de Staël, sans que les générations ne l’aient vraiment mesuré jusqu’à Van Rysselberghe, dont les paysages traduisent l’émotion créatrice face à la lumière et à la beauté des sites qui composent nos rivages. Ces lieux admirables, aux cimaises des institutions picturales du monde entier, sont intacts : depuis la pointe du Layet à la pointe de la Baleine, jusqu’aux restanques de Saint-Clair, réhabilitées avec le soin que l’on sait ». Pour le premier magistrat de la commune : «Il fallait une vision, un projet, afin que le riche passé culturel de notre commune serve de vecteur à une ambition dont on devine ici les contours éducatifs et touristiques. Quelle meilleure base que l’atelier du peintre lui-même, de Théo Van Rysselberghe, pour servir de lieu d’exposition, pour partager avec lui l’émerveillement traduit au bout de la brosse, sur cette gamme chromatique si riche, par petites touches ! Et, pour servir de point de départ à la rencontre du chemin des peintres, salle d’exposition en plein-air, où les œuvres sont replacées dans leur contexte, dont les lutrins illustrent le chevalet et les toiles de maîtres dans leur lieu même de conception comme à l’enseignement de la peinture au sein de l’Atelier des Arts Plastiques ».

LE RICHE PASSÉ CULTUREL DU LAVANDOU Lors de l'inauguration, le 10 novembre dernier, de nombreux invités (*) ont découvert un superbe rez-de-chaussée, destiné à l'Atelier des Arts Plastiques, un premier étage dédié à des exposi- tions éclectiques classiques ou contemporaines et un deuxième étage conçu pour accueillir des artistes en résidence temporaire. Sans oublier, bien sûr, le jardin arboré de plantes méditerra- néennes, agrémenté de la reconstitution d'un lavoir et d'une placette. Un lieu idéal pour y or- ganiser des soirées culturelles sous les étoiles.
Pour Gil Bernardi : «Le riche passé culturel du Lavandou méritait, non seulement un hommage, mais que notre commune s'y adosse pour ré- soudre une équation à plusieurs inconnues : Comment rassembler la mémoire éparse de tant de splendeurs, glanées sur les palettes géniales des «Impressionnistes», des «Nabis» ou des «Fauves» ? Comment rivaliser avec les musées emblématiques de la Côte d'Azur, et de quelle fa- çon combler, modestement, le vide muséal entre la Villa Noailles et l'Annonciade ? Et, surtout, y a-t-il une place pour la culture dans une station balnéaire de premier plan ?
Et, la réponse, nous l'apportons ensemble au- jourd'hui ! Vous la donnez par votre présence à cette inauguration de la Villa Théo».
LE LAVANDOU RAYONNE À TRAVERS LE MONDE Le premier magistrat poursuivait : «Discrète- ment, Le Lavandou rayonne dans tous les mu- sées du monde, grâce à des toiles majeures réalisées par Matisse, Manguin, Cross et de Staël, sans que les générations ne l'aient vrai- ment mesuré jusqu'à Van Rysselberghe, dont les paysages traduisent l'émotion créatrice face à la lumière et à la beauté des sites qui composent nos rivages. Ces lieux admirables, aux cimaises des institutions picturales du monde entier, sont intacts : depuis la pointe du Layet à la pointe de la Baleine, jusqu'au restaurant de Saint-Clair, réhabilités avec le soin que l'on sait».
Pour le premier magistrat de la commune : «Il fallait une vision, un projet, afin que le riche pas- sé culturel de notre commune serve de vecteur à une ambition dont on devine ici les contours éducatifs et touristiques. Quelle meilleure base que l'atelier du peintre lui-même, de Théo Van Rysselberghe, pour servir de lieu d'exposition, pour partager avec lui l'émerveillement traduit au bout de la brosse, sur cette gamme chro- matique si riche, par petites touches ! Et, pour servir de point de départ à la rencontre du che- min des peintres, salle d'exposition en plein-air, où les œuvres sont replacées dans leur contexte, dont les lutrins illustrent le chevalet et les toiles de maîtres dans leur lieu même de conception comme à l'enseignement de la peinture au sein de l'Atelier des Arts Plastiques».
UN PROJET PROSELYTE ET OUVERT Gil Bernardi a conclu, non sans un certain ly- risme : «Enfin, le projet a pris corps, avec la belle détermination de Raphaël Dupouy, à qui je veux rendre hommage, pour avoir été l'aiguillon qui fait que la culture n'est plus le parent pauvre des séquences budgétaires. Raphaël, le patient ar- chéologue de cette richesse enfouie dans la mé- moire collective et pourtant si éclatante aux ex- positions permanentes des musées d'Orsay, de Saint-Pétersbourg ou du Métropolitain Muséum. Comme je tiens à saluer le mécénat qui a ac- compagné l'aide financière du Conseil Départe- mental - féru de chronoluminarisme.
Un mécénat qui nous offre également d'admirer cette exposition inaugurale que nous devons en grande partie aux familles Gide et Van Rysselber- ghe, autant qu'au prêt des collections de M. Ivor Braka.
Ce projet, bâti patiemment depuis 10 ans, se veut vivant, accueillant, prosélyte et ouvert sur l'extérieur. Il vivra au fil des expositions temporaires et éclectiques que la Villa Théo accueillera, mais également au gré des acquisitions que la com- mune pourra engager pour constituer son fonds propre, ou des échanges que nous conclu- rons avec les Grands Musées.
Soyons fous – Le rêve est permis ! Soyons les messagers et les ambassadeurs de cette commune culturelle qui a voulu poser un geste fort en affirmant de si belle manière qu'il y a effectivement une place de choix à côté des bains de mer. Une place de premier plan pour l'émotion et la plénitude de l'Art».
Pour Gil Bernardi : «Le riche passé culturel du Lavandou méritait, non seulement un hommage, mais que notre commune s’y adosse pour ré soudre une équation à plusieurs inconnues : Comment rassembler la mémoire éparse de tant de splendeurs, glanées sur les palettes géniales des «Impressionnistes», des «Nabis» ou des «fauves» ? Comment rivaliser avec les musées emblématiques de la Côte d’Azur, et de quelle fa çon combler, modestement, le vide muséal entre la Villa Noailles et l’Annonciade ? Et, surtout, y a-t-il une place pour la culture dans une station balnéaire de premier plan ? cette inauguration de la Villa Théo ». ment, Le Lavandou rayonne dans tous les mu sées du monde, grâce à des toiles majeures réalisées par Matisse, Manguin, Cross et de Staël, sans que les générations ne l’aient vrai ment mesuré jusqu’à Van Rysselberghe, dont les paysages traduisent l’émotion créatrice face à la lumière et à la beauté des sites qui composent nos rivages. Ces lieux admirables, aux cimaises des institutions picturales du monde entier, sont intacts : depuis la pointe du Layet à la pointe de la Baleine, jusqu’aux restanques de Saint-Clair, réhabilitées avec le soin que l’on sait ». fallait une vision, un projet, afin que le riche pas sé culturel de notre commune serve de vecteur à une ambition dont on devine ici les contours éducatifs et touristiques. Quelle meilleure base que l’atelier du peintre lui-même, de Théo Van Rysselberghe, pour servir de lieu d’exposition, pour partager avec lui l’émerveillement traduit au bout de la brosse, sur cette gamme chro matique si riche, par petites touches ! Et, pour servir de point de départ à la rencontre du che min des peintres, salle d’exposition en plein-air, où les œuvres sont replacées dans leur contexte, dont les lutrins illustrent le chevalet et les toiles de maîtres dans leur lieu même de conception comme à l’enseignement de la peinture au sein de l’Atelier des Arts Plastiques ». risme : «Enfin, le projet a pris corps, avec la belle détermination de Raphaël Dupouy, à qui je veux rendre hommage, pour avoir été l’aiguillon qui fait que la culture n’est plus le parent pauvre des séquences budgétaires. Raphaël, le patient ar chéologue de cette richesse enfouie dans la mé moire collective et pourtant si éclatante aux ex positions permanentes des musées d’Orsay, de Saint-Pétersbourg ou du Métropolitan Muséum. Comme je tiens à saluer le mécénat qui a ac compagné l’aide financière du Conseil Départe mental - féru de chronoluminarisme. Un mécénat qui nous offre également d’admirer cette exposition inaugurale que nous devons en grande partie aux familles Gide et Van Rysselber ghe, autant qu’au prêt des collections de M. Ivor Braka. Ce projet, bâti patiemment depuis 10 ans, se veut vivant, accueillant, prosélyte et ouvert sur l’extérieur. Il vivra au fil des expositions temporaires et éclectiques que la Villa Théo accueillera, mais également au gré des acquisitions que la com mune pourra engager pour constituer son fonds permanent, ou des échanges que nous conclu rons avec les Grands Musées. Soyons fous – Le rêve est permis ! Soyons les messagers et les ambassadeurs de cette commune culturelle qui a voulu poser un bains de mer. Une place de premier plan pour l’émotion et la plénitude de l’Art ». • Francine MARIE (Texte et photos) * Lors de l’inauguration, nous avons remarqué la présence de Marc Giraud, président du Conseil Dépar temental du Var, Nathalie Christien, élue du Lavandou, déléguée à la culture, Raphaël Dupouy, attaché culturel à la ville du Lavandou et les représentants des parte naires financiers dont la Fondation du patrimoine. Pour toutes informations : service.culturel@le-lavandou.fr