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Le point avec le maire de La Londe-les-Maures.

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 29 novembre 2017 Lecture : 5 min
Le point avec le maire de La Londe-les-Maures.
Le point avec le maire de La Londe-les-Maures.© La Gazette du Var
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Pouvez-vous nous rappeler dans quel contexte vous avez découvert ce dossier sensible?

Le point avec le maire de La Londe-les-Maures.

Depuis le mois d’avril 2017, des rumeurs faisaient état d’une installation probable de migrants dans une zone géographique située entre Le Lavandou et La Londe. Après avoir effectué quelques recherches, nous avons appris la vente par le groupe ACCOR d’une partie de ses hôtels Formule 1 à la filiale immobilière de la Caisse des Dépôts et Consignations, la SNI. Il s’est avéré que le groupe ACCOR a vendu 62 de ses 237 hôtels Formule 1 français dont celui de La Londe, dans le cadre du renforcement des infrastructures de logement d’urgence, la gestion opérationnelle ayant été confiée à ADOMA (ex – SANACOTRA).

Quelle a été votre réaction ?

J’ai interpellé le directeur de Cabinet du Préfet pour savoir s’il y avait bien un lien entre la rumeur sur l’arrivée de migrants et l’achat de l’hôtel Formule 1 par la SNI. La réponse fut claire : la Préfecture n’a aucun écho sur le sujet. N’étant pas satisfait de la réponse, j’ai écrit au Préfet du Var afin de lever toute ambiguïté. Reçu le mardi 2 mai, le Préfet m’a informé que l’arrivée de migrants était bien programmée dans l’hôtel Formule 1, à La Londe-les Maures.

Que s’est-il passé ensuite ?

A l’occasion d’un conseil municipal extraordinaire qui s’est tenu le 13 mai 2017, suivi d’une réunion publique sur le parvis de l’Hôtel de Ville, nous avons clairement formulé notre opposition au projet tel que présenté en dénonçant une décision, prise sans concertation, de manière unilatérale et dans la plus grande discrétion engendrant des crispations et semant le trouble. Sur le Est-ce que l’État financerait les besoins de cette structure ? Est-ce que toutes les conditions étaient réunies pour accueillir des familles avec enfants, si tel devait être le cas ?

DONNER LA PAROLE AUX RIVERAINS DU CENTRE

Il faut compter environ 1 ans pour l’instruction des dossiers. Ce qui signifie que les migrants qui arrivent en novembre, resteront à La Londe-les-Maures, au moins un an avant d’être remplacés par d’autres migrants puisque le site est censé fonctionner durant au moins 5 ans. Sauf si la situation internationale venait à changer et que la paix revienne dans les pays en guerre qui ont poussé les migrants à venir en Europe et en France.

L’ex - Formule 1 est un PRADA (Programme d’accueil des demandeurs d’asile). Il existe 5 000 places en France. Les 12 régions françaises sont concernées et pour la PACA, il existe 3 centres avec Vitrolles, Gemenos et La Londe-les-Maures. Le contrat avec la société ADOMA a été conclu pour 5 ans, ce qui signifie que le centre de La Londe- les-Maures fonctionnera pour les 5 ans à venir. Il accueillera 60 personnes qui occuperont progressivement les locaux. Nous avons mis en place une cuisine collective pour que ces familles puissent retrouver une certaine autonomie et une vie de famille.

Quelle était la situation envisagée, au début, par le Préfet et l’État ?

En effet, au départ, on nous annonçait des hommes seuls. S’il devait arriver des migrants à La Londe, je voulais aussi que l’on puisse hé-

Pour ADOMA, la gestion des nouveaux migrants n’est pas un problème : tales ou accueillir les jeunes en difficulté, en partenariat avec le Conseil départemental. Cette solution a semble-t-il été entendue, puisque par courriers en date du 31 mai et 15 juin 2017, le Préfet du Var me confirmait cette option d’accueil. Après une réunion en Préfecture, ce lundi 13 novembre, nous en savons désormais un peu plus. Tout d’abord, nous allons accueillir d’ici fin novembre, 24 migrants, pour l’instant, et à terme, 31 adultes et 29 enfants. Au départ, le centre accueillera 5 hommes, 8 femmes et 12 enfants dont certains seront scolarisés dans les écoles maternelle et primaire et au collège de La Londe. ADOMA bénéficie d’une grande expérience dans l’accueil des demandeurs d’asile. Les migrants arriveront progressivement jusqu’à mi-décembre. Ils seront encadrés par une équipe de professionnels dont 3 travailleurs sociaux dont une directrice et un agent polyvalent qui servira également de chauffeur puisque nous possédons un minibus de 9 places. 50% des migrants sont des enfants. Cela représentera au total 19 familles. Et, nous comptons bien qu’elles puissent vivre en bonne harmonie avec la population. Pour ADOMA, c’est très important. ADOMA travaille également en collaboration avec d’autres institutions comme l’OFRI, l’ARS, l’Éducation Nationale, la Gendarmerie et les services de la préfecture. En lien avec elles, nous nous assurerons que tout va bien. Quant à la sortie du PRADA, elle sera conditionnée soit par l’obtention d’un titre de séjour en tant que réfugié, soit par une reconduite à la frontière en cas de refus. Nous comptons plus de 1 000 logements dans le Var, implantés sur la bande littorale de La Seyne-sur-Mer à Fréjus. Nous gérons un CADA en centre-ville de Toulon qui accueille une soixantaine de personnes. Nous souhaitons réussir la qualité de l’accueil, dans le respect de la réglementation en effectuant notre travail tout en respectant la commune. Je suis allé à la rencontre des locataires et des propriétaires qui habitent à proximité de l’ex- Formule 1 et nous avons l’intention de créer un comité de suivi qui permettra de donner la parole aux habitants du quartier qui apporteront leurs réflexions et leurs propositions. Le PRADA est un dispositif ouvert et nous souhaitons travailler dans une volonté de transparence, mais surtout en associant les riverains.

du Var : « L’ex - Formule 1 est un PRADA (Programme d’accueil des demandeurs d’asile). Il existe 5 000 places en France. Les 12 régions françaises sont concer­ nées et pour la PACA, il existe 3 centres avec Vitrolles, Geme­ nos et La Londe-les-Maures. Le contrat avec la société ADOMA a été conclu pour 5 ans, ce qui si­ gnifie que le centre de La Londe- les-Maures fonctionnera pour les 5 ans à venir. Il accueillera 60 personnes qui occuperont pro­ gressivement les locaux. Nous avons mis en place une cuisine collective pour que ces familles puissent retrouver une certaine autonomie et une vie de famille». ajoute : «ADOMA bénéficie d’une grande expérience dans l’accueil des demandeurs d’asile. Les migrants arriveront progressive­ ment jusqu’à mi-décembre. Ils seront encadrés par une équipe de professionnels dont 3 travail­ leurs sociaux dont une directrice et un agent polyvalent qui servira également de chauffeur puisque nous possédons un minibus de 9 places. 50% des migrants sont des enfants. Cela représente­ ra au total 19 familles. Et, nous comptons bien qu’elles puissent vivre en bonne harmonie avec la population. Pour ADOMA, c’est très important ». « ADOMA travaille également en collaboration avec d’autres ins­ titutions comme l’OFRI, l’ARS, l’Éducation Nationale, la Gendar­ merie et les services de la pré­ fecture. En lien avec elles, nous nous assurerons que tout va bien. Quant à la sortie du PRADA, elle sera conditionnée soit par l’obtention d’un titre de séjour en tant que réfugié, soit par une reconduite à la frontière en cas de refus ». «Nous comptons plus de 1 000 logements dans le Var, implan­ tés sur la bande littorale de La Seyne-sur-Mer à Fréjus. Nous gérons un CADA en centre-ville de Toulon qui accueille une soixantaine de personnes. Nous souhaitons réussir la qualité de l’accueil, dans le respect de la réglementation en effectuant notre travail tout en respectant la commune. Je suis allé à la rencontre des locataires et des propriétaires qui habitent à proxi­ mité de l’ex- Formule 1 et nous avons l’intention de créer un comité de suivi qui permettra de donner la parole aux habitants du quartier qui apporteront leurs ré­ flexions et leurs propositions. Le PRADA est un dispositif ouvert et nous souhaitons travailler dans une volonté de transparence, mais surtout en associant les riverains ». Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR