Jean-Louis Masson, député LR : «Jamais les droits du Parlement n’ont été autant bafoués» !
Christian Jacob, président du groupe LR à l’Assemblée Nationale, a écrit au Président François de Rugy, à propos des conditions de travail des parlemen…

Jean-Louis Masson n'a pas manqué de faire part de son vif mécontentement : «Jamais dans l'histoire de la République les droits du Parlement n'ont été autant bafoués. J'ai indiqué, récemment, les difficultés de prendre la parole dans l'hémicycle. Mais cela va encore plus loin, le gouvernement présentant jusqu'à plusieurs dizaines d'amendements en séance privant la représentation nationale de les examiner en commission comme cela doit être la règle et de les discuter dans l'hémicycle.
Le gouver-nement use et abuse de la procédure accélérée, l'exemple le plus caricatural et dernier en date étant la loi sur les JO de 2024».

«AVEC WAUQUIEZ, NOUS ALLONS RETROUVER NOTRE FIERTÉ» ! Au niveau de la vie interne du parti LR, le député du Var se montre particulièrement satisfait après l'élection de Laurent Wauquiez à la tête des Ré-publicains. Il confie ses espoirs : «Son élection avec une participation imposante démontre la volonté que nous avons, collectivement, de ravi-ver une droite qui croit en ses valeurs profondes et qui ne se laissera plus jamais censurer par la dictature intellectuelle du politiquement correct.
Avec Laurent Wauquiez, nous allons remettre en marche une droite populaire qui aime la France et les français, notre histoire, nos territoires, notre république, nos savoir-faire... Avec Laurent Wauquiez, nous allons retrouver notre fierté de ce que nous sommes et le partager pour pré-parer le retour d'une nation rassemblée, forte et enthousiaste de son avenir».
RENCONTRE AVEC JEAN-LOUIS MASSON Vous vous inquiétez des difficiles conditions d'emploi des personnels de la police natio-nale dans le Var. JLM. Les conditions de travail et le fort taux d'emploi dans le département sont respon-sables d'un absentéisme grandissant au sein de la police.
Le stress qui en découle entraîne des problèmes de santé et des arrêts de travail, ce qui nuit à l'efficacité des unités. En période es-tivale, avec l'arrivée massive des touristes, ces phénomènes sont amplifiés. Les emplois prévus par la loi de finances ne se traduisent pas sur le terrain, par la création d'effectifs supplémen-taires.
Les personnels, déjà en poste, assument des horaires importants générateurs de mal-être. La réserve civile ne peut plus renforcer les effectifs de la police depuis la mi-juillet 2017.
À ces problèmes humains viennent s'ajouter des problèmes matériels. Ainsi, l'indisponibilité de la vedette du CSP de Hyères en panne depuis plus de deux ans. La police doit utiliser la navette pu-blique lorsqu'elle intervient sur les îles de la côte.
De même, les véhicules d'intervention, souvent en panne, obligent les personnels de la police nationale à restreindre leurs interventions alors que les nécessités du service, plus exigeantes du fait de la prolongation de l'état d'urgence, n'ont jamais été aussi importantes. Je souhaite connaître les mesures urgentes qui répondront aux difficultés d'organisation et aux problèmes matériels de la police dans le Var. En France, plus de la moitié des personnes sauvées en mer ont été secourues par la So-ciété nationale de sauvetage en mer (SNSM)...
JLM. Contrairement aux pompiers volontaires, les bénévoles de la SNSM ne touchent rien après une intervention. Ils doivent être considérés comme de vrais acteurs de la sécurité et, pour favoriser et pérenniser le volontariat, être récom-pensés de leur engagement qui demande une grande motivation.
Sans remettre en cause le caractère noble et désintéressé sur lequel repose cet engagement volontaire, une amélioration de la retraite de ces bénévoles serait un signe fort de reconnaissance de la dangerosité et de la pé-nibilité de leurs missions.
Vous avez mené une action sur la lutte contre les incendies de forêts ? JLM. À mes yeux, cela passe par une action de prévention efficace.
C'est une proposition de loi de Jean-Pierre Giran, à qui j'ai succédé en tant que député. Il avait déposé cette proposition lors de la dernière législature mais le Parlement n'a pas eu le temps de l'aborder. Je l'ai donc repris à mon compte.
En effet, le code forestier crée une obligation de débroussaillement et de maintien en état dé-broussaillé dans les zones situées à l'intérieur ou à moins de 200 mètres des terrains en nature de bois, forêts, landes, maquis, garrigues, planta-tions ou reboisements. Cette réglementation vise à limiter la propagation des feux et à diminuer la vulnérabilité des biens et des personnes exposés aux risques d'incendies.
Que faudrait-il faire ? JLM. L'importance des frais financiers à engager pour ces opérations de débroussaillement peut se révéler un frein à la bonne application volon-taire de cette servitude.
Une incitation de nature fiscale serait la bienvenue afin de soulager les propriétaires se pliant à leur obligation et les in-citer ainsi à mettre leurs terrains et leurs biens en sécurité plus facilement.
Vous êtes intervenu à propos de la hausse de la CSG pour les retraités ? JLM. La diminution effective des pensions de retraite induite par l'augmentation de 1,7 point de la contribution sociale généralisée (CSG).
Décidée en compensation d'une suppression des cotisations chômage et maladie pour les salariés du secteur privé, cette hausse aura un effet direct sur tous les retraités dont la pension mensuelle est au moins égale à 1200 euros. Je m'interroge sur les raisons d'une telle hausse de la CSG.
Vous avez également interpellé la secrétaire d'État, auprès de la ministre des armées, sur la situation des conjoints survivants des grands invalides de guerre. JLM. Frappées de plein fouet par l'importante baisse de pouvoir d'achat liée au déclin de la valeur du point d'indice, les veuves des grands invalides de guerre, ne peuvent plus faire face à leurs dépenses courantes.
Les mesures récentes adoptées par le Parlement ne sont pas en me-sure de contrebalancer cet état de fait. Certaines, déjà très âgées et isolées, n'ont ainsi pas les moyens d'intégrer une maison de retraite.
Autre sujet de préoccupation : les restrictions imposées sur le montant des aides personnalisées au logement (APL) contenues dans le projet de loi de finances pour 2018. JLM. Avec 55 euros cumulés sur 2017 et 2018, cette baisse et la baisse concomitante des loyers, est extrêmement dangereuse pour les bénéficiaires des APL car elle va priver les organismes HLM de ressources importantes pour construire, réhabiliter ou entretenir leur patrimoine immo-bilier.
Elle risque de déstabiliser un secteur qui commande chaque année 20 milliards d'euros de travaux à celui du bâtiment. Les compensations, annoncées par le Gouvernement, ne pourront en aucune façon effacer, ni même amoindrir, les conséquences liées à ces baisses brutales.
Quel est votre avis sur la ré-forme annoncée du prélève-ment de l'impôt sur le revenu (IR) à la source en 2019. JLM. Le Gouvernement s'inscrit dans la conti-nuité du quinquennat Hollande.
Il obtempère à une demande de l'Union européenne et plie face à la technocratie mais, surtout, il alourdit la fonction de percepteur des entreprises et impose aux contribuables des avances de tré-sorerie en faveur de l'État. Cette réforme pèse-ra plus lourdement sur les petits ménages. Le Gouvernement n'annonce aucune suppression de postes dans les administrations en charge de la collecte.
Au contraire, la complexification du système ne peut qu'aboutir à un renforcement des effectifs. Le risque est d'accroître encore le coût global du recouvrement, lequel se monte à plusieurs milliards d'euros par an tous prélève-ments confondus. Avec un taux de recouvrement proche de 100 %, le système actuel a démontré toute son efficacité.
La pertinence de la réforme n'est absolument pas assurée.
dans l’histoire de la République les droits du Parlement n’ont été autant bafoués. J’ai in diqué, récemment, les difficultés de prendre la parole dans l’hémicycle. Mais cela va encore plus loin, le gouvernement présentant jusqu’à plusieurs dizaines d’amendements en séance privant la représentation nationale de les exami ner en commission comme cela doit être la règle et de les discuter dans l’hémicycle. Le gouver nement use et abuse de la procédure accélérée, l’exemple le plus caricatural et dernier en date étant la loi sur les JO de 2024». avec une participation imposante démontre la volonté que nous avons, collectivement, de ravi ver une droite qui croit en ses valeurs profondes et qui ne se laissera plus jamais censurer par la dictature intellectuelle du politiquement correct. Avec Laurent Wauquiez, nous allons remettre en marche une droite populaire qui aime la France et les français, notre histoire, nos territoires, notre république, nos savoir-faire... Avec Laurent Wauquiez, nous allons retrouver notre fierté de ce que nous sommes et le partager pour pré parer le retour d’une nation rassemblée, forte et enthousiaste de son avenir ». Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR