26/07/2026

La qualité de vie au travail comme moyen ?

Fin novembre, les partenaires sociaux du département et les institutions de prévention, étaient réunis sous l’égide des services du Ministère du Travail…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 27 décembre 2017 Lecture : 4 min
«L’intérêt économique de la prévention est dé-
«L’intérêt économique de la prévention est dé-© La Gazette du Var
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Fin novembre, les partenaires sociaux du département et les institutions de prévention, étaient réunis sous l'égide des services du Ministère du Travail (DIRECCTE), œuvrant à la prévention des risques psychosociaux (RPS). Ainsi, le Comité Départemental de Prévention des Risques Psychosociaux 83 a organisé cette matinée d'échanges sur la qualité de vie au travail comme moyen de la performance des entreprises et de la santé au travail, au domaine des Gueules Cassées à La Valette-du-Var.

«L’intérêt économique de la prévention est dé-

INTERET ECONOMIQUE DE LA PREVENTION Il s'agissait de présenter des retours d'expériences sur cette question ancienne de la conjugaison de la performance de l'entreprise et des incidences du travail sur la santé. «L'intérêt économique de la prévention est démontré depuis longtemps, mais des situations de travail existent où la performance est atteinte au prix d'une altération de la santé des salariés. Les démarches actuelles de Qualité de Vie au Travail semblent permettre de tenir ces deux objectifs : performance et santé», explique Jean Marc de Gaetano, président de l'U2P Var.

Il ajoute : «Conjuguer la performance économique de l'entreprise et les incidences du travail sur la santé humaine est une préoccupation ancienne, mais toujours d'actualité. Depuis longtemps, l'effet positif au plan économique de la prévention des risques professionnels est démontré. Cela l'a été plus récemment pour les risques psychosociaux».

Le président de l'U2P Var reprend : «Il existe des situations de travail dans lesquelles la performance est atteinte au prix d'effets négatifs sur la santé des salariés. Les démarches actuelles de qualité de vie au travail apparaissent renouveler cette problématique.

QVT pose la question de l’humain au travail ! Il

Elles semblent permettre, tout à la fois, de (re)donner au travail son rôle LES TEMOIGNAGES Sophie Aboudaram, directrice de l'ADAPT : «Comment améliorer l'efficacité de nos réunions ? Comment améliorer l'utilisation des outils numériques ? Une cartographie a été établie pour valider la circulation des informations.

Quant aux difficultés d'adaptation aux outils, nous avons élaboré des tutoriels adaptés suivant les niveaux de compétence et l'efficience de chacun. Au sein de notre démarche RSE, nous avons aussi constitué des groupes de travail favorisant le partage d'expériences hors entreprises».

Christophe Massot, cabinet CADECO : «Partir du détail du quotidien permet de mobiliser les équipes autour d'une question partagée. La mise en discussion collective permet une recherche de solutions effectives articulées à l'organisation. Partir d'un détail permet de s'essayer à d'autres rapports collectifs en mettant en suspension ce qui ne peut être encore discuté et transformé».

Les membres du Comité RPS 83 :

Franck Martini, psychologue, directeur du cabi- net CATEIS, directeur des Cahiers des RPS : «La QVT pose la question de l'humain au travail ! Il faut réinterroger le modèle de la performance. Parler du travail, c'est remettre l'expérience au centre pour en faire de l'organisation.

Remettre un certain nombre de notions au premier plan. Alors que l'on fabrique des gens absents, des aliénés. C'est le métier qui est garant des valeurs partagées de l'organisation du travail (les flux, les réseaux).

Ré-articulons performance et humain, responsabilités et métiers» !

Jean François Dalvai, chef du pôle Politiques du travail de la DIRECCTE : «La politique régionale en matière de QVT et RPS, c'est remettre le travail au cœur du système avec les paroles des salariés, en partageant des objectifs sur l'accord de méthode avec le trinôme : Direction, Encadrement intermédiaire et opérationnels et les IRP pour articuler le dialogue et social. Y a-t-il antagonisme entre RPS et QVT ? La QVT doit pouvoir éviter que la crise intervienne en l'absence de conflit sur les critères de la qualité du travail».

Hervé Belmont, Directeur du Var de la DIRECCTE PACA : «Nous avons mission de veiller à la Qualité du Travail pour que chacun puisse y trouver son compte. C'est la préservation des intérêts des entreprises et des salariés. Nous disposons de nouveaux pouvoirs de sanctions administratives et pénales envers ceux qui ne respectent pas les règles.

Les ordonnances mettent en place des dispositifs d'accompagnements à la négociation. Avec l'inversion de la hiérarchie, l'exception deviendra la règle ! Un décret publié au JO du 28 novembre 2017 détermine la composition et le fonctionnement des observatoires d'analyse et d'appui au dialogue social et à la négociation chargés de favoriser et d'encourager le développement du dialogue social, et la négociation collective au sein des entreprises de moins de cinquante salariés du département».

DIRECCTE PACA-UD 83, UPV, U2P, CARSAT SE,

Jean François Dalvai, chef du pôle Politiques du travail de la DIRECCTE : «La politique régionale en matière de QVT et RPS, c’est remettre le travail au cœur du système avec les paroles des salariés, en partageant des objectifs sur l’accord de méthode avec le trinôme : Direction, Encadrement intermédiaire et opérationnels et les IRP pour articuler le dialogue et social. Y a-t-il antagonisme entre RPS et QVT ? La QVT doit pouvoir éviter que la crise intervienne en l’absence de conflit sur les critères de la qualité du travail ». Hervé Belmont, Directeur du Var de la DIRECCTE PACA : «Nous avons mission de veiller à la Qualité du Travail pour que chacun puisse y trouver son compte. C’est la préservation des intérêts des entreprises et des salariés. Nous disposons de nouveaux pouvoirs de sanctions administratives et pénales envers ceux qui ne respectent pas les règles. Les ordonnances mettent en place des dispositifs d’accompagnements à la négociation. Avec l’inversion de la hiérarchie, l’exception deviendra la règle ! Un décret publié au JO du 28 novembre 2017 détermine la composition et le fonctionnement des observatoires d’analyse et d’appui au dialogue social et à la négociation chargés de favoriser et d’encourager le développement du dialogue social et la négociation collective au sein des entreprises de moins de cinquante salariés du département ». La qualité de vie au travail comme moyen ?

Claude Fischer, de l'UD 83 de la CFE-CGC : «La prévention, c'est la chose la plus difficile à aborder par rapport à des hiérarchies agressives. Face à la problématique des RPS, des formations sont dispensées par l'Institut Régional du Travail pour inciter les fédérations, les salariés et les employeurs à discuter du travail et son incidence sur la santé. La QVT, c'est la volonté de l'employeur qui doit primer avant d'organiser le process de productivité».

Philippe Lemaire (Union Patronale du Var) : «L'UPV est signataire de l'accord départemental de 2011 qui définit les grands axes du travail du Comité RPS 83. C'est le premier accord paritaire du genre, signé en France. Il est fondateur et formalise la feuille de route des partenaires et le cadre réglementaire de la santé physique et mentale au travail.

Les mentalités évoluent, les lignes bougent, les RPS ne sont plus un tabou. Il faut qu'ils deviennent un risque évalué et maîtrisé. La QVT, c'est un levier, un outil d'accompagnement».

montré depuis longtemps, mais des situations de travail existent où la performance est atteinte au prix d’une altération de la santé des salariés. Les démarches actuelles de Qualité de Vie au Travail semblent permettre de tenir ces deux objectifs : performance et santé», explique Jean Il ajoute : «Conjuguer la performance écono- mique de l’entreprise et les incidences du tra- vail sur la santé humaine est une préoccupation ancienne, mais toujours d’actualité. Depuis longtemps, l’effet positif au plan économique de la prévention des risques professionnels est démontré. Cela l’a été plus récemment pour les risques psychosociaux ». situations de travail dans lesquelles la perfor- mance est atteinte au prix d’effets négatifs sur la santé des salariés. Les démarches actuelles de qualité de vie au travail apparaissent renouveler cette problématique. Elles semblent permettre, tout à la fois, de (re)donner au travail son rôle en matière de développement et de construction de la santé et de concourir à une meilleure per- formance des entreprises par les améliorations opérationnelles qu’elles initient ». «Comment améliorer l’efficacité de nos réunions ? Comment améliorer l’utilisation des outils nu- mériques ? Une cartographie a été établie pour valider la circulation des informations. Quant aux difficultés d’adaptation aux outils, nous avons élaboré des tutoriels adaptés suivant les niveaux de compétence et l’efficience de chacun. Au sein de notre démarche RSE, nous avons aus- si constitué des groupes de travail favorisant le partage d’expériences hors entreprises ». du détail du quotidien permet de mobiliser les équipes autour d’une question partagée. La mise en discussion collective permet une recherche de solutions effectives articulées à l’organisation. Partir d’un détail permet de s’essayer à d’autres rapports collectifs en mettant en suspension ce qui ne peut être encore discuté et transformé ». faut réinterroger le modèle de la performance. Parler du travail, c’est remettre l’expérience au centre pour en faire de l’organisation. Remettre un certain nombre de notions au premier plan. Alors que l’on fabrique des gens absents, des aliénés. C’est le métier qui est garant des va- leurs partagées de l’organisation du travail (les flux, les réseaux). Ré-articulons performances et humain, responsabilités et métiers » ! en matière de QVT et RPS, c’est remettre le tra- vail au cœur du système avec les paroles des salariés, en partageant des objectifs sur l’accord de méthode avec le trinôme : Direction, Encadre- ment intermédiaire et opérationnels et les IRP pour articuler le dialogue et social. Y a-t-il anta- gonisme entre RPS et QVT ? La QVT doit pouvoir éviter que la crise intervienne en l’absence de conflit sur les critères de la qualité du travail ». PACA : «Nous avons mission de veiller à la Qualité du Travail pour que chacun puisse y trouver son compte. C’est la préservation des intérêts des entreprises et des salariés. Nous disposons de nouveaux pouvoirs de sanctions administratives et pénales envers ceux qui ne respectent pas les règles. Les ordonnances mettent en place des dispositifs d’accompagnements à la négociation. Avec l’inversion de la hiérarchie, l’exception de- viendra la règle ! Un décret publié au JO du 28 novembre 2017 détermine la composition et le fonctionnement des observatoires d’analyse et d’appui au dialogue social et à la négociation chargés de favoriser et d’encourager le déve- loppement du dialogue social et la négociation collective au sein des entreprises de moins de cinquante salariés du département ». prévention, c’est la chose la plus difficile à abor- der par rapport à des hiérarchies agressives. Face à la problématique des RPS, des forma- tions sont dispensées par l’Institut Régional du Travail pour inciter les fédérations, les salariés et les employeurs à discuter du travail et son inci- dence sur la santé. La QVT, c’est la volonté de l’employeur qui doit primer avant d’organiser le process de productivité ». «L’UPV est signataire de l’accord départemental de 2011 qui définit les grands axes du travail du Comité RPS 83. C’est le premier accord paritaire du genre, signé en France. Il est fondateur et formalise la feuille de route des partenaires et le cadre réglementaire de la santé physique et mentale au travail. Les mentalités évoluent, les lignes bougent, les RPS ne sont plus un tabou. Il faut qu’ils deviennent un risque évalué et maî- trisé. La QVT, c’est un levier, un outil d’accompa- gnement ». • André GOFFIN AIST 83, ACT MEDITERRANEE, UD CGT, UD CFTC, UD FO, UD CFDT, UD CFE-CGC, CMAR-DT 83, MSA, CAPEB 83 et FBTP 83.