26/07/2026

Michel Romano : «Nous serons particulièrement vigilants à la réalisation des travaux»

L’association Sauvegarde du Vieux Hyères s’interroge sur les modalités rete­ nues par la mairie pour la requalification de la place Saint-Paul et du lavoir.

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 27 décembre 2017 Lecture : 5 min
Michel Romano : «Nous serons particulièrement vigilants à la réalisation des travaux»
Michel Romano : «Nous serons particulièrement vigilants à la réalisation des travaux»© La Gazette du Var
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Ainsi, le permis d'aménager demandé le 16 novembre a été accordé par arrêté du maire du 5 décembre, après un avis favorable assorti de prescriptions de l'Architecte des Bâtiments de France.

Présenté par le maire le 11 octobre, les grandes lignes du projet sont respectées. Notamment la suppression de 7 places de stationnement, mais sans mesures compensatoires. AMENAGEMENT DE LA PLACE SAINT-PAUL Pour Michel Romano, le président de l'association, «certains aspects du projet initial ont été modifiés par les prescriptions des Bâtiments de France et peut-être un peu grâce aux courriers que l'association a adressé au maire.

Michel Romano : «Nous serons particulièrement vigilants à la réalisation des travaux»
Michel Romano : «Nous serons particulièrement vigilants à la réalisation des travaux»

Pour Michel Romano, le président de l’association, «certains aspects du projet initial ont été modifiés par les prescriptions des Bâtiments de France et peut-être un peu grâce aux courriers que l’association a adressé au maire. C’est le tenu mais son aspect a fortement évolué pour être allégé, moins visible et donc mieux intégré ».L’Architecte des Bâtiments de France a imposé la mise en place d’un portail d’accès à l’escalier en fer plein dans le style de la grille existante sur la place. Et, si l’idée d’un parvis dans le prolongement de l’escalier de la collégiale est validée, l’arbre qui devait être supprimé dans le projet initial est conservé. Pour mémoire, le projet devait être mis en œuvre au printemps 2018. Pour l’association, «il comporte des éléments positifs : maintien et requalification de la table d’orientation, panneau d’information au pied de la croix et création d’un parvis utilisant la même pierre que l’escalier d’accès à la collégiale. Par contre, d’autres aspects étaient négatifs comme la disparition d’un des arbres (contrairement au règlement de la Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager), ce qui allait déséquilibrer la perception lointaine de la place et de la collégiale ».

Michel Romano : «Nous serons particulièrement vigilants à la réalisation des travaux»
Michel Romano : «Nous serons particulièrement vigilants à la réalisation des travaux»

Selon les précisions du maître d’œuvre, le terrain aménagé et l’escalier ne seraient pas accessibles aux personnes handicapées. La pente naturelle du terrain avant travaux (18%) comme celle de la rue du Repos ne le permet pas et l’obtention d’une dérogation était nécessaire. Selon un spécialiste, «la configuration du terrain personnes. Cela impose, pour une évacuation d’urgence vers la rue du Repos, l’existence de trois unités de passage réparties en deux issues. L’escalier d’accès, lui, ne peut pas être considéré comme une issue de secours ». «Il paraissait donc plus simple de renoncer à la création de cet escalier ».En outre, au niveau de la sécurité publique, de nombreuses questions demeurent. Les deux dessins et le plan masse semblent laisser libre l’accès au terrain du lavoir à partir de la place Saint-Paul. Cette liberté d’accès pourrait créer, notamment la nuit, un lieu où la sécurité publique ne serait plus assurée. Pour Michel Romano, la réponse est simple : Il insiste : «Soyez certains que nous serons particulièrement vigilants pour éviter qu’un nouveau malentendu entre la société Eiffage et un de ses sous-traitants ne se traduise par la disparition de l’arbre que l’Architecte des Bâtiments de France a souhaité protéger ! Après vérification auprès du service Politique de la Ville, ces travaux étaient le résultat d’un malentendu entre l’entreprise chargée des travaux et un de ses sous-traitants. Ils ont pu être immédiatement arrêtés mais la plus belle calade du Vieux Hyères a souffert de travaux réalisés illégalement et sans précautions suffisantes ».

Michel Romano : «Nous serons particulièrement vigilants à la réalisation des travaux»

C'est le cas de l'escalier, qui ne nous paraissait pas indispensable et peu adapté au lieu. Il a été maintenu mais son aspect a fortement évolué pour être allégé, moins visible et donc mieux intégré». L'Architecte des Bâtiments de France a imposé la mise en place d'un portail d'accès à l'escalier en fer plein dans le style de la grille existante sur la place.

Et, si l'idée d'un parvis dans le prolongement de l'escalier de la collégiale est validée, l'arbre qui devait être supprimé dans le projet initial est conservé. Pour mémoire, le projet devait être mis en œuvre au printemps 2018. Pour l'association, «il comporte des éléments positifs : maintien et requalification de la table d'orientation, panneau d'information au pied de la croix et création d'un parvis utilisant la même pierre que l'escalier d'accès à la collégiale.

Par contre, d'autres as-pects étaient négatifs comme la disparition d'un des arbres (contrairement au règlement de la Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager), ce qui allait déséquilibrer la perception lointaine de la place et de la collégiale». ACCES DES PERSONNES HANDICAPEES Selon les précisions du maître d'œuvre, le terrain aménagé et l'escalier ne seraient pas accessibles aux personnes handicapées.

La pente naturelle du terrain avant travaux (18%) comme celle de la rue du Repos ne le permet pas et l'obtention d'une dérogation était nécessaire. Selon un spécialiste, «la configuration du terrain après aménagement et sa superficie permettent de définir une capacité d'accueil de 100 à 150 personnes.

Cela impose, pour une évacuation d'urgence vers la rue du Repos, l'existence de trois unités de passage réparties en deux issues. L'escalier d'accès, lui, ne peut pas être considéré comme une issue de secours». En outre, au niveau de la sécurité publique, de nombreuses questions demeurent.

Les deux dessins et le plan masse semblent laisser libre l'accès au terrain du lavoir à partir de la place Saint-Paul. Cette liberté d'accès pourrait créer, notamment la nuit, un lieu où la sécurité publique ne serait plus assurée. Pour Michel Romano, la réponse est simple : «Il paraissait donc plus simple de renoncer à la création de cet escalier ».

CONSTRUCTION AU BAS DE LA RUE DE L'ORATOIRE Autre point de discorde : l'aspect architectural très moderne et les matériaux choisis par le permis de construire surprennent, si près de la place Massillon.

«Le dessin de la façade attire indiscutablement les regards, mais il ne correspond pas tout à fait au projet figurant sur les plans approuvés du permis de construire. L'aspect de ces derniers est déjà surprenant dans un secteur où la ZPPAUP impose aux constructions neuves un style et des matériaux en harmonie avec les immeubles existants à proximité. Pour respecter ces dispositions, l'auteur du projet s'est abondamment référé à l'aspect des halles type Baltard qui avaient été construites au siècle dernier sur la place Massillon.

Ce raisonnement aurait pu être astucieux si les anciennes halles existaient encore. Or, elles ont été détruites il y a plus de 60 ans, ce qui donne au raisonnement un air de tour de passe-passe puisqu'il n'y a plus de constructions auxquelles se référer pour respecter le règlement du secteur protégé ». Le 11 septembre, malgré quelques divergences de vue, un principe a été émis par les élus, les services municipaux, le CIL et l'association de Michel Romano, pour mettre en œuvre en octobre la semi-piétonisation dans une version assez stricte.

Cette relative fermeté pouvait faire l'objet d'assouplissements ciblés après étude des demandes relayées par le CIL ou Sauvegarde du Vieux Hyères. Depuis, quelques difficultés techniques ont brouillé les cartes, notamment l'emplacement des bornes pour tenir compte de la position des différents réseaux enterrés. «Dans le cas de la rue Paul Emile, la borne rétractable a dû être reculée de plusieurs mètres.

Ce recul important crée un problème de sécurité. En effet, l'angle arrière droit d'un véhicule de dimensions moyennes qui attendrait l'ouverture de la borne se trouverait au milieu de la chaussée sur l'axe Bourgneuf – Paul Emile – rue Saint Es-prit. Malgré la limitation de vitesse, le risque de collision important paraît justifier des mesures afin d'éviter des conséquences qui pourraient être dramatiques en cas d'incendie d'un véhicule », prévient le président de Sauvegarde du Vieux Hyères.

«NOUS SERONS VIGILANTS» Il insiste : «Soyez certains que nous serons particulièrement vigilants pour éviter qu'un nouveau malentendu entre la société Eiffage et un de ses sous-traitants ne se traduise par la disparition de l'arbre que l'Architecte des Bâtiments de France a souhaité protéger !

Après vérification auprès du service Politique de la Ville, ces travaux étaient le résultat d'un malentendu entre l'entreprise chargée des travaux et un de ses sous-traitants. Ils ont pu être immédiatement arrêtés mais la plus belle calade du Vieux Hyères a souffert de travaux réalisés illégalement et sans précautions suffisantes ». «La volonté affichée de réaliser tous les projets rapidement peut avoir un aspect rassurant pour les habitants du Vieux Hyères : le maire s'occupe d'eux.

Cette volonté a aussi des aspects inquiétants. Le maître d'ouvrage est obligé de mener de front la réparation de la place Clemenceau, la requalification de la place Saint-Paul, la construction d'un bâtiment nouveau rue de l'Oratoire et le changement du pavage de la rue de Limans. Seule la piétonisation du centre ancien reste gérée par les services municipaux, ce qui n'est pas, pour autant, un exemple de sérénité».

C'est pourquoi l'association continue-ra à suivre ces projets de près.

Mais, elle s'interroge sur la méthode employée. «Pourquoi la mairie oublie-t-elle de nous inviter aux réunions comme celle qui concernait la rue de Limans. Aurions-nous posé trop de questions », s'interroge le commerçant ?

tion, «certains aspects du projet initial ont été modifiés par les prescriptions des Bâtiments de France et peut-être un peu grâce aux courriers que l’association a adressé au maire. C’est le tenu mais son aspect a fortement évolué pour être allégé, moins visible et donc mieux intégré ». «il comporte des éléments positifs : maintien et requalification de la table d’orientation, panneau d’information au pied de la croix et création d’un parvis utilisant la même pierre que l’escalier d’accès à la collégiale. Par contre, d’autres as­ pects étaient négatifs comme la disparition d’un des arbres (contrairement au règlement de la Zone de Protection du Patrimoine Architectural Urbain et Paysager), ce qui allait déséquilibrer la perception lointaine de la place et de la col­ légiale ». Selon un spécialiste, «la configuration du terrain personnes. Cela impose, pour une évacuation d’urgence vers la rue du Repos, l’existence de trois unités de passage réparties en deux issues. L’escalier d’accès, lui, ne peut pas être considéré comme une issue de secours ». «Il paraissait donc plus simple de renoncer à la création de cet escalier ». place Massillon. «Le dessin de la façade attire indiscutablement les regards, mais il ne cor­ respond pas tout à fait au projet figurant sur les plans approuvés du permis de construire. L’as­ pect de ces derniers est déjà surprenant dans un secteur où la ZPPAUP impose aux constructions neuves un style et des matériaux en harmonie avec les immeubles existants à proximité. Pour respecter ces dispositions, l’auteur du projet s’est abondamment référé à l’aspect des halles type Baltard qui avaient été construites au siècle dernier sur la place Massillon. Ce raisonnement aurait pu être astucieux si les anciennes halles existaient encore. Or, elles ont été détruites il y a plus de 60 ans, ce qui donne au raisonnement un air de tour de passe-passe puisqu’il n’y a plus de constructions auxquelles se référer pour respec­ ter le règlement du secteur protégé ». «Dans le cas de la rue Paul Emile, la borne ré­ tractable a dû être reculée de plusieurs mètres. Ce recul important crée un problème de sécurité. En effet, l’angle arrière droit d’un véhicule de di­ mensions moyennes qui attendrait l’ouverture de la borne se trouverait au milieu de la chaussée sur l’axe Bourgneuf – Paul Emile - rue Saint Es­ prit. Malgré la limitation de vitesse, le risque de collision important paraît justifier des mesures afin d’éviter des conséquences qui pourraient être dramatiques en cas d’incendie d’un véhi­ Il insiste : «Soyez certains que nous serons par­ ticulièrement vigilants pour éviter qu’un nouveau malentendu entre la société Eiffage et un de ses sous-traitants ne se traduise par la disparition de l’arbre que l’Architecte des Bâtiments de France a souhaité protéger ! Après vérification auprès du service Politique de la Ville, ces travaux étaient le résultat d’un malentendu entre l’entreprise chargée des travaux et un de ses sous-traitants. Ils ont pu être immédiatement arrêtés mais la plus belle calade du Vieux Hyères a souffert de travaux réalisés illégalement et sans précautions suffisantes ». les habitants du Vieux Hyères : le maire s’oc­ cupe d’eux. Cette volonté a aussi des aspects inquiétants. Le maître d’ouvrage est obligé de mener de front la réparation de la place Cle­ menceau, la requalification de la place Saint- Paul, la construction d’un bâtiment nouveau rue de l’Oratoire et le changement du pavage de la rue de Limans. Seule la piétonisation du centre ancien reste gérée par les services municipaux, ce qui n’est pas, pour autant, un exemple de mairie oublie-t-elle de nous inviter aux réunions comme celle qui concernait la rue de Limans. Au­ rions-nous posé trop de questions », s’interroge Gilles CARVOYEUR