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Jacques Politi : «Hyères doit rester la 3ème ville du Var»

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GCPar Gilles CARVOYEURJournaliste 8 janvier 2018 Lecture : 3 min
Jacques Politi : «Hyères doit rester la 3ème ville du Var»
Jacques Politi : «Hyères doit rester la 3ème ville du Var»© La Gazette du Var
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Quel est votre ressenti sur l'année écoulée ? JP : 2017 a été une année importante pour la ville et son devenir, c'est pourquoi, j'ai tenu à siéger à chaque conseil municipal, affirmant, ainsi, ma volonté de représenter mes concitoyens qui de plus en plus nombreux me font confiance.

Jacques Politi : «Hyères doit rester la 3ème ville du Var»
Jacques Politi : «Hyères doit rester la 3ème ville du Var»

Que retenez-vous en termes de points essentiels ? JP : En premier lieu, le PLU que j'ai dénoncé comme étant «100% béton», destinant Hyères à devenir une cité dortoir à la porte de Toulon. En effet, 8500 logements supplémentaires à moyen terme, sans développement économique anticipé, sans emplois induits est un non-sens.

A mon sens, la désertification du centre-ville au profit de surfaces commerciales périphériques (comme le montre l'ouverture de Grand Frais), entraîne inexorablement la fermeture des commerces de proximité.

Jacques Politi : «Hyères doit rester la 3ème ville du Var»

Que pensez-vous des grands travaux menés en centre-ville ? JP : Je m'étonne des coûts prohibitifs de la requalification, pourtant nécessaire de la place Clémenceau sans plus-value pour l'économie locale. Je note la création d'un musée qui ne tient pas compte des frais de fonctionnement qu'il va générer et qui pèsera fortement sur les budgets des années à venir qui, par nécessité, seront de plus en plus contraints.

Quel est votre avis sur la question agricole ? JP : Quel dommage qu'aucune initiative en matière d'intervention foncière sur les terres agricoles n'ait été entreprise, l'agriculture est délaissée. A ce train, Hyères ne risque-t-elle pas de perdre sa renommée de capitale de fleurs coupées, nonobstant les professions liées au maraîchage.

Dans le même ordre d'idée, Je regrette la pression fiscale exercée sur les citoyens, ces dernières années, alors qu'elle n'était pas nécessaire, si ce n'est pour permettre au maire de réaliser ses projets pharaoniques : Musée, place Clémenceau, promenade de bord de mer, etc. Qu'en est-il du rapport de la Cour Régional des Comptes ? JP : Le rapport de la Cour Régional des Comptes ne retient strictement rien d'infondé en matière de gestion sous ma mandature.

Il précise, entre-autre, que le redressement des finances communales avait commencé dès 2011 lorsque j'étais maire. L'insincérité, organisée par le maire actuel, n'était qu'un artifice pour justifier l'augmentation des impôts locaux.

Comment envisagez-vous 2018 ? JP : Les témoignages d'encouragement de plus en plus nombreux me touchent et me confortent dans mon ambition de servir la ville, mes concitoyens, dans la sérénité, l'apaisement, l'écoute de tous et la proximité qui fait partie de mon ADN. Ainsi, la nouvelle métropole, à partir de ce début d'année, devra respecter ces valeurs d'écoute, de réactivité.

Hyères doit garder sa place, toute sa place comme troisième ville du Var. Quel qu'en soit le prix, Hyères ne doit pas devenir une fraction isolée de la métropole. C'est le risque si l'on n'envisage pas la création d'un pôle Est de cette métropole dont Hyères serait naturellement la locomotive.

Quelles sont vos craintes ? JP : Je note que la spécificité de Hyères, par son histoire, sa culture, ses paysages, ses îles, sa presqu'île, ses fractions, ses forêts, son plan d'eau, ses pôles santé, militaire, agricole et sa vie économique, mérite pleinement sa reconnaissance qui sera facilitée par ma réelle volonté d'agir. Ce message d'espoir en l'avenir est soutenu et partagé par un nombre grandissant de Hyérois, ce qui m'encourage, ainsi que mon équipe, à continuer de servir mes concitoyens.

C'est pour moi un bonheur et une joie, à chaque fois renouvelée, que de venir à leur rencontre. Ces échanges enrichissants continueront comme par le passé. Vous savez que je suis et reste à leur écoute. Qu'il me soit permis de leur adresser, au seuil de cette nouvelle année, tous mes sincères et meilleurs vœux leurs familles et pour la ville d'Hyères.

N'oubliez pas que, de tout temps, j'ai aimé et j'aime écouter Hyères se lever tous les matins !

Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR