26/07/2026

Gérard Cerruti, président : « Mettre l’entreprise au cœur du développement économique »

Depuis quelques années, l’UPV a pris ses habitudes en ce prestigieux endroit qu’est l’Opéra de Toulon, pour présenter ses vœux au monde économique varois.

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 24 janvier 2018 Lecture : 6 min
Gérard Cerruti, président : « Mettre l’entreprise au cœur du développement économique »
Gérard Cerruti, président : « Mettre l’entreprise au cœur du développement économique »© La Gazette du Var
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L'année 2017 s'est clôturée. Et avec elle, s'est terminée notre année anniversaire, celle des 80 ans de l'UPV que nous avons particulièrement bien célébrée. En effet, tout au long de l'année qui s'est écoulée, nous avons rappelé le message de nos 80 ans d'existence, l'implication de notre syndicat au service des entreprises et le message de notre engagement, de nos services, de nos innovations, de nos partenariats, de nos valeurs entrepreneuriales.

Gérard Cerruti, président : « Mettre l’entreprise au cœur du développement économique »

VOIR ENFIN UNE POLITIQUE DE CROISSANCE Ici même, l'an dernier, au cours de ce discours de vœux, je vous parlais de ce que nous attendions à l'orée des périodes électorales. Nous rappelions notre volonté de voir enfin une politique de croissance et d'emploi, de transformer en opportunités les mutations technologiques, économiques, environnementales et sociétales auxquelles nous devons faire face. Nous militions encore, et depuis de nombreuses années déjà, pour mettre l'entreprise au cœur du développement économique.

Nous revendiquions plus de compétitivité, une réforme du marché du travail, de la simplification réglementaire, une réforme de la formation, une réforme de la protection sociale, une réforme de la sphère publique et une relance du projet européen.

Espérons que ces vœux commencent à être exaucés. Notre environnement a beaucoup changé et, avec lui, la vision que nos compatriotes s'en font. Nous n'avons cessé, au travers de nos instances nationales, le MEDEF et la CPME, de porter un discours proactif pour la réforme.

Une réforme d'ampleur pour en finir avec un chômage massif. Alors certes, aujourd'hui, le délabrement de notre économie méritait une action forte pour en enrayer les causes profondes.

LES REFORMES SOCIALES TANT ATTENDUES Pourrons-nous voir arriver enfin les réformes sociales énergiques tant attendues par les chefs d'entreprise ? C'est vrai, nous pouvons en discuter de certaines modalités ou souhaiter certains aménagements, ce que nous ne manquons pas d'ailleurs de faire au travers du dialogue de nos représentants syndicaux avec le Gouvernement. Nous allons avoir à appréhender 6 réformes sociales importantes pour lesquelles nous resterons vigilants : La réforme du droit du travail, la réforme de l'assurance chômage, la réforme de la formation professionnelle, la réforme de l'apprentissage, la réforme de la CSG et des cotisations sociales, la rénovation du système de retraite.

Le programme est certes alléchant pour recréer une dynamique de création d'emplois. S'il est encore trop tôt pour juger de l'efficacité de ces réformes, nous ne pouvons en contester ni l'ambition ni la volonté d'action rapide qui sont deux facteurs déterminants pour leur réussite. Il est indispensable d'avancer rapidement avec un projet structuré, dans la concertation, et nous rajouterions volontiers pour le plaisir, une forte volonté politique de réduire les déficits publics et la pression fiscale que subissent les entreprises et les ménages.

Concernant la réforme du droit de travail, la réforme par ordonnance n'a pour nous rien de choquant. Comme je viens de vous le dire il faut aller vite et profiter de l'environnement politique favorable. La diversité des entreprises, les nouvelles attentes des salariés nécessitent cette réforme.

Cette première réforme s'est faite dans la concertation avec les partenaires sociaux qui ont pu ainsi contribuer à la rédaction de son contenu.

LES ENTREPRENEURS RESTENT ATTENTIFS Les entrepreneurs sont dans un état d'esprit particulier avec certes un début d'espoir mais tout en restant attentifs sur la mise en œuvre de ces réformes. Mais le moment semble favorable pour libérer enfin l'embauche en France et repartir à la conquête avec le sentiment qu'une reprise économique s'amorce. Il y aura des conditions à ce succès, notamment que ces réformes soient compatibles avec la réalité des PME, TPE et ETI pour faciliter leur croissance, déverrouiller le dialogue social et avec une baisse durable des charges pour alléger le coût du travail.

C'est une opportunité rare que nous avons en ce moment de redonner la confiance aux forces économiques de notre pays. L'État ne peut pas ne rien faire et nous ne pouvons pas tout refuser, sans quoi nous devrions nous contenter de la situation actuelle. C'est bien sûr impensable.

Nous devrons laisser un certain temps à ces réformes pour en mesurer la réussite mais nous n'avons pas, pour autant, signé un chèque en blanc. Les entrepreneurs sont certes impatients mais nous voyons poindre déjà quelques indicateurs économiques comme celui de la croissance qui évolue favorablement. D'autres aussi sur les perspectives d'embauche ou les investissements mais un trop grand enthousiasme ne doit pas masquer les fragilités économiques qui nous étreignent encore.

Donc, détermination et confiance iront de pair pour nous avec prudence et circonspection en cette année 2018.

La prochaine étape sera celle de la formation et de l'apprentissage. C'est évidemment un sujet majeur. Combien d'emplois ne sont pas pourvus faute de compétences ou de technicité.

CORRIGER LES IMPERFECTIONS DU SYSTEME Nous attendons une réforme qui permette de corriger les imperfections du système pour mieux inciter la reprise d'emploi, pour mieux accompagner les personnes en grande difficulté. Sur les 3 450 000 personnes sans aucun emploi, il y a plus d'un million de personnes au chômage depuis plus de 2 ans. Il est donc urgent d'agir.

Sur le sujet spécifique du chômage et de l'emploi des jeunes, l'Union Patronale du Var n'est pas restée les bras croisés. Et, 2017 a été l'occasion, suite à la sollicitation de la Préfecture, de créer sur notre département une école de la Deuxième Chance. ECOLE DE LA DEUXIEME CHANCE Nous avons eu le soutien sans faille de l'État, du Conseil Régional PACA qui a fait un effort conséquent pour nous financer, des collectivités qui ont concouru à nos installations : je citerai TPM, la CAVEM, la CAD et la Provence Verte, mais aussi et non des moindres, de notre partenaire naturel qu'est la Chambre de Commerce et d'Industrie du Var qui apporte son concours financier et matériel à cet ambitieux dispositif.

Merci particulièrement à M. le Préfet Videlaine et à la Sous-Préfète, Astrid Jeffraud et ses services, à Yannick Chennevard, Vice-Président du Conseil Régional et Jacques Bianchi pour leur appui majeur ainsi que la Métropole de TPM pour notre première installation. Mais merci aussi à toutes les entreprises qui, depuis un an, nous ont rejoints sur l'E2C, tant sur le plan financier avec leur taxe d'apprentissage que par leur collaboration sur leur témoignage métier ou pour l'accueil de stagiaires.

Merci aussi à toutes les équipes du groupe UPV pour leur formidable implication sur ce projet ainsi qu'au Bureau et au Conseil d'Administration de l'UPV pour leur soutien.

En 2017, année de démarrage, nous avons accueilli 170 jeunes. Nous avons pour 2018 un objectif au-delà de 450, avec plus de 60 % de sorties positives. Comme vous le constatez, l'Union Patronale du Var a l'habitude de s'engager et ne se contente pas d'incantations, de recommandations ou de leçons. Elle agit !

Pour démarrer cette année 2018, nous avons le plaisir de présenter l'ensemble de notre activité au travers de notre nouveau Guide « L'Union Patronale du Var au service de l'Entreprise ». Vous y trouverez les raisons d'adhérer ou de devenir partenaire et l'ensemble des champs de nos services et prestations. Ce guide est réalisé à l'intention des entreprises et acteurs économiques varois (...)

2018 va être une année pleine de nouveaux défis. Nous les relèverons ensemble pour le bien de nos entreprises et du développement économique varois (...) .

Gérard CERRUTI, Président de l’Union Patronale du Var NDR : Les intertitres sont de la rédaction