26/07/2026

Jean-Pierre Giran, maire : « En 2018, un programme ambitieux et raisonnable »

Lors de la traditionnelle cérémonie des vœux à la population, Jean-Pierre Giran, maire de Hyères, a dressé le bilan des actions mises en œuvre en 2017 et…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 24 janvier 2018 Lecture : 6 min
de 13 millions d’€. Nous sommes parvenus à ces
de 13 millions d’€. Nous sommes parvenus à ces© La Gazette du Var
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L'élu maire a situé son intervention autour de trois fondamentaux, trois éléments forts de son action municipale. Tout d'abord, le PLU, qui a été approuvé en février 2017. Un PLU difficile à réaliser, selon l'élu, compte-tenu des contraintes multiples qui concernent la ville.

« La ville est traversée par deux rivières, elle est soumise à des possibles submersions marines, aux contraintes liées à la présence de l'aéroport et aux exigences de l'État ». Bref, une équation difficile à résoudre, notamment quand il s'agit d'atteindre la construction de 25% de logements sociaux imposée par les nouvelles lois SRU et le Grenelle de l'Environnement. Toutefois, Jean-Pierre Giran s'est déclaré « heureux d'être parvenu à l'adoption du PLU, qui permettra de conserver l'identité de notre ville ».

PAS UN PLU 100% BETON ! Il a dénoncé les amendes infligées à 4 communes de l'agglomération, sanctionnées pour ne pas avoir construit suffisamment de logements sociaux. Il a assuré que « le PLU de Hyères n'est pas 100% béton et que ceux qui le pensent sont plutôt 100% bébêtes » !

de 13 millions d’€. Nous sommes parvenus à ces
résultats grâce aux efforts de chacun et aux ef­

Deuxième fondamentaux pour le maire : les finances. Il n'a pas souhaité relancer le débat concernant les finances de la ville pour la période précédente (2010 – 2015). Il n'en reste pas moins, à ses yeux, que la situation financière de la ville était fragile en 2014, année de son arrivée à la tête de la commune.

« La situation de 2015 a amélioré celle de 2014 et la situation de 2016, celle de 2015 ». 2017 a été dans la continuité et montre des finances assainies.

« On pourrait croire que ce redressement a été effectué à la suite d'une augmentation fiscale incroyable. Sous le dernier mandat Ritondale, les impôts avaient augmenté de 8%, sous le mandat de Jacques Politi, l'augmentation était de 5, 85% et sous mon mandat, l'augmentation est de 4, 3%. Je n'ai donc pas de complexe sur le sujet.

L'hôpital ne doit pas se moquer de la charité. Surtout que dans le même temps, la dette a été baissée de 20% !

Et, tout cela, malgré la baisse des dotations de l'État aux collectivités pour un montant de 13 millions d'€. Nous sommes parvenus à ces résultats grâce aux efforts de chacun et aux efforts de la ville. Cela nous permet d'être rassuré sur l'avenir et de pouvoir construire cet avenir ».

PARFAITE ENTENTE AVEC LA METROPOLE Enfin, troisième pilier, TPM. « Il existe une parfaite entente entre TPM et la ville comme en témoigne le contrat avec TPM ». Il a cité, par exemple, la future réalisation du pôle multimodal au niveau de la gare SNCF, mais également le Vélodrome et la Villa Noailles.

« Ceux qui disent que TPM ne nous aide pas ont tort. Cela, c'était avant, comme dirait un célèbre opticien ».

Ce fût l'occasion pour l'ancien député d'évoquer la transformation de TPM en Métropole à la date du 1er janvier dernier. « En France, ce sont 24 territoires qui ont fait ce choix de devenir Métropole. Grâce à la Métropole, nous aurons une visibilité internationale.

En ne le faisant pas, on aurait renoncé à l'avenir. Cette Métropole se fera en conservant l'impératif lien de proximité avec notre commune ».

Sur un autre plan, le maire a souhaité remercié le Département et notamment son président Marc Giraud, pour l'aide qu'il apporte à la réalisation des projets hyérois, notamment la future promenade de bord de mer entre le port Saint-Pierre et l'Ayguade. Il a également remercié la CCI pour son action au niveau du port du Niel, la Chambre des Métiers et de l'Artisanat avec laquelle la ville a signé, récemment, une charte pour favoriser le commerce et l'artisanat de proximité, l'État, pour les relations excellentes qu'il entretient avec la ville.

CONTRE LA BAISSE DU BUDGET DE LA VILLE Toutefois, il a mis en garde contre une décision de l'État qui viserait à contrôler la hausse à 1% du budget des villes dont le montant dépasse les 60 millions d'€, ce qui est le cas pour la ville d'Hyères. En effet, il a expliqué que la seule application du Glissement Technicité Vieillesse (GTV), ferait augmenter, mécaniquement, le budget de 2% chaque année et que dès lors, cela deviendrait difficile de contenir le budget à 1% d'augmentation, notamment à cause des charges courantes. Pour les communes un tant soit peu laxistes, l'exercice risque d'être très compliqué.

Pas pour la ville d'Hyères qui a baissé, depuis 2014, son budget de fonctionnement de 20%.

« Je n'accepterai pas que l'on baisse encore le budget de la ville ».

Le maire a également évoqué la suppression de la taxe d'habitation. Mais pour lui, « il n'y a pas d'histoire : Il faudra bien remplacer la perte de 8 milliards d'€ au niveau national par une nouvelle recette ». L'élu s'inquiète, d'ailleurs, de la perte d'autonomie fiscale des collectivités locales.

Car, sinon, les communes deviendront totalement dépendantes de l'État.

Dans le même registre, il a évoqué la suppression des contrats aidés. Ces contrats, en s'apparentant à une activité, permettaient, de déboucher sur un vrai emploi. « La ville en comptait 30. Il faudra trouver un moyen de les remplacer ».

PROGRAMME AMBITIEUX ET RAISONNABLE EN 2018 Pour 2018, Jean-Pierre Giran a présenté « un programme ambitieux et raisonnable. Les projets entamés en 2017 seront terminés en 2018, voire au plus tard en 2019. Ils serviront à rendre la commune encore plus attractive, notamment dans le cœur de ville qui sera réhabilité par l'architecte qui a réalisé le MUCEM de Marseille ».

Pour le maire, la réhabilitation du centre-ville est importante pour la vitalité de la ville.

Contrairement à ce qu'il a lu sur les réseaux sociaux, « il ne s'agit pas de projets pharaoniques. Encore qu'il y a eu des pharaons ambitieux. L'église Saint-Paul était fermée depuis 10 ans, le lavoir était fermé au public. Pour la place Saint-Paul, ce n'est pas un enterrement, c'est une résurrection !

Sur le port, on va accroître la capacité touristique et économique et on va accueillir un hôtel 4 étoiles qui manquait tant à la ville. Cela permettra d'y installer une vie permanente. Là encore, pour ceux qui nous critiquent, c'est l'hôpital qui se moque de la charité » !

Il a encore cité la réalisation de la promenade du bord de mer qui permettra de relier le port Saint-Pierre et l'Ayguade. On pourra s'y promener et profiter de ce front de mer. Cela deviendra la promenade des hyérois.

Les projets de la municipalité doivent rendre la ville plus ouverte, au propre comme au figuré. C'est comme cela que l'on construit l'avenir.

Ainsi, il s'est réjoui de la réalisation du Musée des Cultures et des Paysages qui doit ouvrir sur l'île de Porquerolles et qui présentera des expositions temporaires de très haut niveau. Il espère pouvoir procéder à son inauguration en 2019. « Ce n'est pas du fric foutu en l'air » s'est exclamé le premier magistrat.

« Car, ce musée générera des recettes et tout cela sera bon pour la vitalité commerciale de notre ville » (...)

concernent la ville. « La ville est traversée par deux rivières, elle est soumise à des possibles submersions marines, aux contraintes liées à la présence de l’aéroport et aux exigences de l’État ». « heureux d’être parvenu à l’adoption du PLU, qui permettra de conserver l’identité de notre ville ». pas 100% béton et que ceux qui le pensent sont plutôt 100% bébêtes » ! a amélioré celle de 2014 et la situation de 2016, croire que ce redressement a été effectué à la suite d’une augmentation fiscale incroyable. Sous le dernier mandat Ritondale, les impôts avaient augmenté de 8%, sous le mandat de Jacques Politi, l’augmentation était de 5, 85% et sous mon mandat, l’augmentation est de 4, 3%. Je n’ai donc pas de complexe sur le sujet. L’hô­ pital ne doit pas se moquer de la charité. Surtout que dans le même temps, la dette a été baissée de 20% ! Et, tout cela, malgré la baisse des dota­ tions de l’Etat aux collectivités pour un montant forts de la ville. Cela nous permet d’être rassuré sur l’avenir et de pouvoir construire cet avenir ». entente entre TPM et la ville comme en témoigne et la Villa Noailles. « Ceux qui disent que TPM ne nous aide pas ont tort. Cela, c’était avant, comme dirait un célèbre opticien ». territoires qui ont fait ce choix de devenir Mé­ tropole. Grâce à la Métropole, nous aurons une visibilité internationale. en ne le faisant pas, on aurait renoncé à l’avenir. Cette Métropole se fera en conservant l’impératif lien de proximité avec notre commune ». « Je n’accepterai pas que l’on baisse encore le budget de la «il n’y a pas d’histoire : Il faudra bien remplacer la perte de 8 milliards d’€ au niveau national par une nouvelle recette ». ville en comptait 30. Il faudra trouver un moyen de les remplacer ». programme ambitieux et raisonnable. Les pro­ jets entamés en 2017 seront terminés en 2018, voire au plus tard en 2019. Ils serviront à rendre la commune encore plus attractive, notamment dans le cœur de ville qui sera réhabilité par l’ar­ chitecte qui a réalisé le MUCEM de Marseille ». « il ne s’agit pas de projets pharaoniques. En­ core qu’il y a eu des pharaons ambitieux. L’église Saint-Paul était fermée depuis 10 ans, le lavoir était fermé au public. Pour la place Saint-Paul, ce n’est pas un enterrement, c’est une résur­ rection ! Sur le port, on va accroître la capacité touristique et économique et on va accueillir un hôtel 4 étoiles qui manquait tant à la ville. Cela permettra d’y installer une vie permanente. Là- encore, pour ceux qui nous critiquent, c’est l’hô­ pital qui se moque de la charité » ! « Ce n’est pas du fric foutu en l’air » s’est excla­ rera des recettes et tout cela sera bon pour la vitalité commerciale de notre ville » (...). • Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR Photos Philippe OLIVIER