20 ans de passion, ça se fête !
En 1998, en créant un événement 100% dédié à la plongée, discipline relati vement confidentielle à l’époque, cela semblait un sacré défi !

Que de chemin parcouru depuis le pre- mier organisé à l'AQUABOULEVARD par l'audacieuse Hélène de Tayrac, créa- trice et présidente du Salon.

400 EXPOSANTS ET 60 000 VISITEURS Devenu depuis, un épisode incontournable pour les passionnés de la mer et de la plongée su- baquatique, ce rendez-vous a généré l'enthou- siasme des acteurs de cette activité, soit cette année 400 exposants (du 12 au 15 janvier) : Fé- dérations, fabricants, équipementiers, clubs de plongée, voyagistes, magazines, artistes... Ainsi, les 60 000 visiteurs ont pu découvrir un aperçu du magnifique littoral varois et de la beauté de ses fonds sous-marins, grâce à la présence des clubs de plongée (Aqua-Londe, Plongez chez JEJE, Dune, le Tout en Un du Gapeau, Iléo-Porquerolles, etc.)
, qui sont, non seulement, des acteurs de loisirs, mais aussi des vecteurs économiques. ENJEUX TOURISTIQUES La cité phocéenne, consciente des enjeux touristiques que re- présente la Méditerranée, était présente avec la volonté de faire connaître ses réalisations : créa- tion du Parc National des Ca- lanques, restauration des fonds sous-marins par l'immersion de récifs artificiels et, ainsi faire, partager au plus grand nombre la découverte de la ville et de ses trésors sous-ma- rins.
Cette année, la tonalité était à la protection de l'environnement de notre mer nourricière, celle des premiers micro-organismes.

Les grandes expéditions étaient donc représen- tées par le biologiste et photographe de renom, Laurent Ballesta qui a donné la primeur de son exposition « Gombessa IV au bal des mérous et requins gris ».
Il y avait aussi la Fondation TARA expéditions, qui recueille des informations utiles à la communauté scientifique impliquée dans l'avenir des récifs coralliens et Alban Michon, ex- pert en immersion sous-glace, qui a présenté sa prochaine expédition « Polaire Arktic 2018 ». Car, sans l'étude et la compréhension de l'environne- ment sous-marin, parler de préservation n'a pas beaucoup de sens.
Pourtant, ce magnifique biotope aquatique est en danger depuis que les êtres humains veulent profiter de ce joyau de la nature.
Cette fréquen- tation massive engendre des problèmes pour ce milieu fragile. C'était la thématique portée par le salon afin de permettre au plus grand nombre et, surtout, aux générations futures de pouvoir continuer d'admirer longtemps les fonds sous-marins.
ORIENTATION PROFESSIONNELLE À l'heure de l'orientation professionnelle, les jeunes pouvaient transformer leur passion en métier grâce à la présence de l'École nationale des scaphandriers, du Centre d'instruction na- vale de la Marine nationale, du Centre national d'instruction nautique de la Gendarmerie (en- quêteur en eaux troubles), basés à Saint-Man- drier-sur-Mer et de l'Institut National de Plongée Professionnelle tandis que l'Association Natio- nale des Moniteurs de Plongée (ANMP) proposait une bourse de l'emploi à partir des offres des clubs nationaux et internationaux.
Ainsi, Paul Nizan disait : « J'avais 20 ans !
Je ne laisserai personne dire que c'est le plus bel âge de ma vie » !
Bref, encore de belles années en perspective pour le Salon de la Plongée.
exposition « Gombessa IV au bal des mérous et laisserai personne dire que c’est le plus bel âge De notre envoyé spécial à Paris, Bernard BERTUCCO VAN DAMME