26/07/2026

L’exportation des déchets, elles n’en veulent surtout pas !

Qu’elles soient pour ou contre la fermeture du Balançan, les associations locales de protection de l’environnement affichent toutes leur opposition à…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 7 février 2018 Lecture : 3 min
L’exportation des déchets, elles n’en veulent surtout pas !
L’exportation des déchets, elles n’en veulent surtout pas !© La Gazette du Var
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Elles sont nombreuses à s'exprimer sur le sujet et à défendre leur point de vue. Pour Jacqueline Herbreteau, présidente de l'association Les Amis de la Terre, la solution de l'exportation est une « fausse bonne idée ». « Nous ne cautionnons pas le stockage, pourtant, le pragmatisme de notre association nous amène à penser qu'une solution locale et de stockage temporaire, contrôlée et surveillée, est toujours préférable à l'exportation qui générera une augmentation dramatique du trafic routier, une augmentation de la pollution atmosphérique, une contradiction aux ambitions du président de Région de faire de celle-ci un modèle environnemental.

La facilité de mettre nos déchets chez les autres n'est pas une solution ».

Paul Garcia, président d'Ethique Environnement, refuse, lui aussi, l'exportation en dehors du département, qui risque de coûter trop cher au contribuable. Il est contre le maintien du site du Balançan, au Cannet-des-Maures. « C'est une installation qui existe depuis plus de quarante ans, saturée, dans laquelle 16 millions de tonnes d'ordures ont été déposés.

D'autres structures de stockage sont en attente de réouverture, les solutions sont là, à proximité ».

L’exportation des déchets, elles n’en veulent surtout pas !

Des arguments que Marcel Barbero, professeur émérite et membre honoraire de la Commission de l’Unesco, sciences de l’environnement, réfute. Pour l’Association Bagnolaise d’Information (ABI), l’exportation est « totalement absurde ». « Nous ne cautionnons pas le stockage, pourtant, le pragmatisme de notre association nous amène à penser qu’une solution locale et de stockage temporaire, contrôlée et surveillée, est toujours préférable à l’exportation qui générera une augmentation dramatique du trafic routier, une augmentation de la pollution atmosphérique, une contradiction aux ambitions du président de Région de faire de celle-ci un modèle environnemental. La facilité de mettre nos déchets chez les autres n’est pas une solution ».

L’exportation des déchets, elles n’en veulent surtout pas !

MIEUX EXPLIQUER LE TRI Des arguments que Marcel Barbero, professeur émérite et membre honoraire de la Commission de l'Unesco, sciences de l'environnement, réfute. « L'exploitant, propriétaire de 107 hectares au Balançan, où l'exploitation industrielle occupe 38 hectares environ, a toujours appliqué le principe de complémentarité intégré dans la loi du 8 août 2016 de Reconquête de la Biodiversité et la Nature. À l'intérieur de la clôture grillagée du site, les milieux naturels sont très riches et abritent plus d'une centaine d'espèces protégées de la flore et de la faune.

La diversité biologique du site industriel a engagé la Région à inscrire les zones humides dans la Charte Régionale Biodiversité ».

L’exportation des déchets, elles n’en veulent surtout pas !

Pour l'Association Bagnolaise d'Information (ABI), l'exportation est « totalement absurde ». « Elle sera inévitable si les élus et les représentants de l'État ne font rien et ne prennent pas de vraie décision », assure William Dumont, président de l'association. « Or, même les pays importateurs de déchets comme la Chine n'en veulent plus.

L'exportation n'est pas une solution envisageable.

Il faut s'attaquer au véritable problème qu'est le tri des déchets. S'il était correctement réalisé, il permettrait de limiter les volumes de stockage. 90% des déchets ménagers peuvent être valorisés.

Chaque famille devrait avoir un bac à compost pour transformer les déchets biodégradables. Il faut accompagner les explications sur le tri sélectif d'une taxe incitative (je pollue moins, je paye moins), qui réduira sensiblement le coût de la taxe d'ordures ménagères et des nuisances environnementales. Il y a encore du chemin à parcourir mais nous devons tous y participer !

» De son côté, l'association Environnement Méditerranée qualifie l'exportation des déchets de « décision stupide à bien des égards », selon son président Robert Durand. « Outre le coût pour le contribuable varois, cette solution va à l'encontre de la volonté du gouvernement de diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Le préfet doit prendre une décision logique et responsable sur ce dossier ».

L’exportation des déchets, elles n’en veulent surtout pas !
L’exportation des déchets, elles n’en veulent surtout pas !

Selon lui, la meilleure solution serait de conserver le site du Balançan et de mettre en place une unité d'incinération-méthanisation à Brignoles ou au Cannet-des-Maures. « Celle-ci aurait l'avantage d'être conjuguée avec l'unité du SITTOMAT à travers une mutualisation des moyens. Cela lui permettrait d'assurer un traitement correct des déchets à un coût économique acceptable.

Cette nouvelle unité pourrait aussi traiter une partie des ordures ménagères de la partie Ouest des Alpes-Maritimes, ce qui lui offrirait un surplus de recette et diminuerait le coût pour les usagers varois et azuréens ».

« Nous ne cautionnons pas le stockage, pour­ tant, le pragmatisme de notre association nous amène à penser qu’une solution locale et de stockage temporaire, contrôlée et surveillée, est toujours préférable à l’exportation qui générera une augmentation dramatique du trafic routier, une augmentation de la pollution atmosphérique, une contradiction aux ambitions du président de Région de faire de celle-ci un modèle environne­ mental. La facilité de mettre nos déchets chez les autres n’est pas une solution ». qui existe depuis plus de quarante ans, saturée, dans laquelle 16 millions de tonnes d’ordures ont été déposés. D’autres structures de stockage sont en attente de réouverture, les solutions sont là, à proximité ». « L’exploitant, propriétaire de 107 hectares au Balançan, où l’exploitation industrielle occupe 38 hectares environ, a toujours appliqué le principe de complémentarité intégré dans la loi du 8 août 2016 de Reconquête de la Biodiversité et la Na­ ture. À l’intérieur de la clôture grillagée du site, les milieux naturels sont très riches et abritent plus d’une centaine d’espèces protégées de la flore et de la faune. La diversité biologique du site industriel a engagé la Région à inscrire les zones humides dans la Charte Régionale Biodi­ versité ». « Elle sera inévitable si les élus et les représen­ tants de l’État ne font rien et ne prennent pas importateurs de déchets comme la Chine n’en problème qu’est le tri des déchets. S’il était correctement réalisé, il permettrait de limiter les volumes de stockage. 90% des déchets ména­ gers peuvent être valorisés. Chaque famille de­ vrait avoir un bac à compost pour transformer les déchets biodégradables. Il faut accompagner les explications sur le tri sélectif d’une taxe inci­ tative (je pollue moins, je paye moins), qui réduira sensiblement le coût de la taxe d’ordures ména­ gères et des nuisances environnementales. Il y a encore du chemin à parcourir mais nous devons tous y participer » ! « décision stupide à bien des égards », selon son contribuable varois, cette solution va à l’encontre de la volonté du gouvernement de diminuer les émissions de gaz à effet de serre. Le préfet doit prendre une décision logique et responsable sur ce dossier ». l’avantage d’être conjuguée avec l’unité du SIT­ TOMAT à travers une mutualisation des moyens. Cela lui permettrait d’assurer un traitement cor­ rect des déchets à un coût économique accep­ table. Cette nouvelle unité pourrait aussi traiter une partie des ordures ménagères de la partie Ouest des Alpes-Maritimes, ce qui lui offrirait un surplus de recette et diminuerait le coût pour les usagers varois et azuréens ».• Marcel Barbero