Max Bauer : « 500 loups et combien de brebis, Monsieur Hulot » ?
Le ministre de l’Environnement souhaite atteindre une population « d’au moins 500 loups avant la fin du quinquennat ». Pour la Coordination Rurale, il est…

En effet, il faut savoir que l'espèce Canis lupus se porte merveilleusement bien en Europe. Aussi, vouloir 500 loups sur le sol français relève d'un choix politique et non d'une nécessité pour l'espèce.

UN PROCÉDÉ DE COMPTAGE EXPÉRIMENTAL Max Bauer, président de la Coordination Ru- rale Var et PACA, rappelle : « Depuis 1992, le protocole de comptage des loups est toujours au stade expérimental. L'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) fait état de 360 loups avérés (ce qui ne veut pas dire qu'il n'y en a pas plus). Il faut également noter que la modélisation de l'évolution de la population de loups ne tient pas compte de l'hybridation qui favorise pourtant une reproduction rapide.
Par contre, la comptabilisation précise des victimes des loups nous livre le chiffre effrayant de près de 12 000 animaux d'élevage en 2017 ».
Pour les agriculteurs, « cette déclaration du ministre de la Transition écologique et solidaire est tout simplement scandaleuse à l'heure où l'ensemble des syndicats agricoles font front commun face à un plan loup qui ne garantit pas l'avenir de l'élevage et du pastoralisme ». Sur le terrain, les méthodes de protection imposées, auxquelles sont soumises les indemnisa- tions, ne s'adaptent pas à l'ensemble des races et des conditions climatiques des territoires colo- nisés par le loup.
Pourtant, un plan expérimental a été mis en place au sujet des attaques de loup sur les troupeaux. ATTAQUE DE LOUP À HYÈRES !
Le président du syndicat agricole reprend : «La CR demande au ministère de l'Agriculture de faire leurs expérimentations avec leurs propres brebis. Les éleveurs en ont assez de cette pres- sion quotidienne. Une expérimentation pourrait être menée sur la base du volontariat en fonc- tion des territoires et par des écovolontaires.
Les éleveurs leur vendraient ainsi leurs bêtes de réforme pour constituer les troupeaux. Bien entendu, ces expérimentations se pratiqueront en dehors des zones d'élevage car les éleveurs ne veulent plus du loup ! Ils n'en ont d'ailleurs jamais voulu ».
Pour mémoire, fin décembre 2017, une impor- tante attaque de loup a eu lieu sur la commune de Hyères, où de nombreuses brebis ont été tuées ou ont disparu.
«Cette attaque, aux portes de la ville, montre bien que le loup n'a plus de peur de l'homme de part son niveau de préda- teur ultime et du fait de son hybridation.
Sa pré- sence touche, aujourd'hui, la société civile voire l'économie touristique », explique Max Bauer. Il ajoute : «Le jour où un homme sera attaqué par le loup, le préfet, en tant que représentant de l'État, devra prendre ses responsabilités, car il est en charge de la sécurité de la population ».
Bref, pour la CR, le loup doit être confiné aux zones sans aucune activité humaine.
protocole de comptage des loups est toujours au stade expérimental. L’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS) fait état de 360 loups avérés (ce qui ne veut pas dire qu’il n’y en a pas plus). Il faut également noter que la modélisation de l’évolution de la population de loups ne tient pas compte de l’hybridation qui favorise pourtant une reproduction rapide. Par contre, la comptabilisation précise des victimes des loups nous livre le chiffre effrayant de près de 12 000 animaux d’élevage en 2017 ». ministre de la Transition écologique et solidaire est tout simplement scandaleuse à l’heure où l’ensemble des syndicats agricoles font front commun face à un plan loup qui ne garantit pas l’avenir de l’élevage et du pastoralisme ». CR demande au ministère de l’Agriculture de faire leurs expérimentations avec leurs propres brebis. Les éleveurs en ont assez de cette pres sion quotidienne. Une expérimentation pourrait être menée sur la base du volontariat en fonc tion des territoires et par des écovolontaires. Les éleveurs leur vendraient ainsi leurs bêtes de réforme pour constituer les troupeaux. Bien entendu, ces expérimentations se pratiqueront en dehors des zones d’élevage car les éleveurs ne veulent plus du loup ! Ils n’en ont d’ailleurs jamais voulu ». tuées ou ont disparu. «Cette attaque, aux portes de la ville, montre bien que le loup n’a plus de peur de l’homme de part son niveau de préda teur ultime et du fait de son hybridation. Sa pré sence touche, aujourd’hui, la société civile voire l’économie touristique », explique Max Bauer. Il ajoute : «Le jour où un homme sera attaqué par le loup, le préfet, en tant que représentant de l’État, devra prendre ses responsabilités, car il est en charge de la sécurité de la population ».