Renaud Muselier : «Nous avons redressé la barre de notre institution» !
Le président de la Région a présenté ses vœux aux corps constitués du Var, le 24 janvier dernier, à Hyères.

2017 fût l’année du changement, voire du bouleversement (sur la scène internationale, nationale et régionale). 2018 devra être l’année qui nous permet de donner du sens à notre action. Lui donner de la clarté, de la visibilité et de la lisibilité.

LA REGION LA PLUS MAL GEREE DE FRANCE !
Pour Renaud Muselier : « Que chacun comprenne quel est le rôle de l’institution régionale (il est majeur) et quelles sont ses compétences. Je veux que nous soyons en capacité de démontrer à tous les Provençaux, Alpins et Azuréens que la Région a une utilité majeure dans leur vie quotidienne. Pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où on part ! Lorsqu’en décembre 2015, nous avons été élus avec Christian Estrosi, nous avons hérité de la Région la plus mal gérée de France ! Nous détenions tous les records. Mais jamais les plus glorieux. Nous avons hérité de la collectivité la plus endettée de France avec plus de 2,4 milliards d’euros de dette (l’endettement a été multiplié par 4 sous notre prédécesseur), de la Région où les impôts étaient les plus élevés de France, d’une région où, malgré le train de vie de l’institution, nos services publics étaient défaillants » !
Le président de la Région a cité l’exemple de la SNCF avec un service TER le plus cher de France (1 millions d’€ par jour) et la plus mauvaise qualité de service (20 % de trains en retard, 10 % de trains annulés, 18 % de fraude). Pourtant, la région dispose d’atouts uniques au monde qui plus qu’une simple région en font un véritable petit pays : 5 millions d’habitants, 6 départements, 4 grandes métropoles avec Marseille, Nice, Toulon et Avignon, 4 FrenchTech et 10 pôles de compétitivité, 3 marques monde, 50% d’espaces naturels, 25 % de parcs naturels régionaux, 1 000 km de côtes, le PIB du Portugal et la superficie de la Belgique...
« NOUS AVONS REDRESSE LA BARRE »
Selon Renaud Muselier : « Malgré ces atouts considérables et le potentiel unique de notre territoire, l’institution régionale était totalement absente et ne présentait aucun intérêt pour nos concitoyens. Le pouvoir politique avait été abandonné et l’institution servait de guichet de banque aux autres collectivités. Nous avons donc hérité d’une collectivité endettée, sans poids politique et qui servait de tiroir-caisse aux autres élus. Nous avons redressé la barre en 2016 et 2017 en stoppant l’hémorragie des finances publiques et en lançant un grand plan d’économies (réduction du parc de chauffeurs, ventes de locaux inutilisés, mutualisation des locaux avec d’autres collectivités pour les Maisons de la Région...) nous avons redressé la barre de notre institution. Nous avons également instauré un bras de fer à la SNCF car j’estimais, avec Christian Estrosi, que les habitants de la région n’avaient pas à payer les délires tarifaires d’une SNCF de plus en plus défaillante. La facture était, chaque année, plus importante et plus opaque et le service plus mauvais ! Nous avons renforcé notre attractivité territoriale en mettant en plus une stratégie de marketing territorial basée sur nos 3 marques monde - Provence, Alpes et Côte-d’Azur - via notre Comité Régional du Tourisme ».
EN FINIR AVEC L’ACRONYME PACA
Le président a tenu à préciser quelques points : La collectivité régionale s’est donc fixée 3 objectifs ambitieux. Tout d’abord, passer de 5 % des créations d’emplois à l’échelle nationale à 10, puis, obtenir 5 points de croissance de plus que la moyenne nationale, enfin doubler le nombre de brevets déposés en Provence-Alpes-Côte d’Azur. « Nous n’avons pas changé le nom de la Région, nous avons déposé une marque « Sud Provence-Alpes-Côte d’Azur » pour renforcer notre stratégie de marketing territorial et de communication. Il fallait en finir avec cet acronyme PACA qui n’avait aucun sens. Nous sommes les Alpes du Sud pas les Alpes de PACA ! En résumé, au revoir PACA, bienvenue au Sud et vive Provence-Alpes-Côte d’Azur car ce sont nos racines, notre vie et notre avenir. Nous avons notamment élaboré une stratégie économique construite avec les entrepreneurs. Nous avons bâti une stratégie économique radicalement nouvelle par rapport à ce que faisaient nos prédécesseurs. Nous avons élaboré cette stratégie économique avec les acteurs économiques du territoire notamment à travers le Schéma Régional du Développement Économique, de l’Innovation et de l’Internationalisation ! Ce schéma a servi de base à toutes les collectivités du territoire régional pour élaborer leur agenda économique. Il fallait abattre le mur qui s’était érigé entre les chefs d’entreprise et notre Région depuis 18 ans. Nous avons tissé des liens de confiance car, sans confiance, aucune économie n’est possible. Nous ne pouvions pas bâtir une stratégie économique efficace et nouvelle en se coupant de celles et ceux qui créent les emplois privés ».
PLAN DE CROISSANCE
POUR L’ECONOMIE TOURISTIQUE
Ainsi, la Région a élaboré un plan de croissance de l’économie touristique pour valoriser ses atouts et confirmer sa place de 1ère région touristique de France après Paris et pour permettre au Var de demeurer le Département le plus touristique de France ! D’ailleurs, Renaud Muselier était venu dans le Var en tant que Président du Comité Régional du Tourisme pour construire cette stratégie avec les professionnels du tourisme du Var et pour soutenir les plagistes dans leur combat contre le décret plages.
Avec plus de 300 acteurs mobilisés autour de 12 ateliers sur l’ensemble du territoire régional, les élus se sont fixés des objectifs ambitieux : aide aux hébergements touristiques, innovation touristique, tourisme et culture, smart destinations, conquête et accueil de grands événements économiques, ainsi que le lancement d’une campagne de communication de marketing territorial autour de trois marques internationales : Provence, Alpes et Côte d’Azur. Le président Muselier a ajouté : « Nous avons également remis à plat toute la politique d’aménagement du territoire et d’aides aux communes. Avant notre élection, les aides aux communes étaient distribuées en fonction de l’étiquette partisane des élus. Aujourd’hui nos critères sont objectifs ! Est-ce que le projet a une dimension régionale ? Est-ce que le projet rentre dans les priorités que j’ai fixées avec les élus de ma majorité ? En résumé, nous avons redressé la barre et aujourd’hui j’essaie de redonner du sens à notre action. Pour redonner du sens, je suis parti d’un principe simple selon lequel : qui fait tout, finit par ne rien faire. J’ai donc fixé une méthode et une feuille de route : la méthode (autorité, écoute, proximité) et la feuille de route, en ayant des résultats sur 3 ans et une vision sur 20 ans » (...).
quel est le rôle de l’institution régionale (il est majeur) et quelles sont ses compétences. Je veux que nous soyons en capacité de démontrer à tous les Provençaux, Alpins et Azuréens que la Région a une utilité majeure dans leur vie quo tidienne. Pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où on part ! Lorsqu’en décembre 2015, nous avons été élus avec Christian Estrosi, nous avons hérité de la Région la plus mal gérée de France ! Nous déte nions tous les records. Mais jamais les plus glo rieux. Nous avons hérité de la collectivité la plus endettée de France avec plus de 2,4 milliards d’euros de dette (l’endettement a été multiplié par 4 sous notre prédécesseur), de la Région où les impôts étaient les plus élevés de France, d’une région où, malgré le train de vie de l’insti tution, nos services publics étaient défaillants » ! considérables et le potentiel unique de notre territoire, l’institution régionale était totalement absente et ne présentait aucun intérêt pour nos concitoyens. Le pouvoir politique avait été abandonné et l’institution servait de guichet de banque aux autres collectivités. Nous avons donc hérité d’une collectivité en dettée, sans poids politique et qui servait de ti roir-caisse aux autres élus. Nous avons redressé la barre en 2016 et 2017 en stoppant l’hémorragie des finances publiques et en lançant un grand plan d’économies (ré duction du parc de chauffeurs, ventes de locaux inutilisés, mutualisation des locaux avec d’autres collectivités pour les Maisons de la Région...) nous avons redressé la barre de notre institution. Nous avons également instauré un bras de fer à la SNCF car j’estimais, avec Christian Estrosi, que les habitants de la région n’avaient pas à payer les délires tarifaires d’une SNCF de plus en plus défaillante. La facture était, chaque année, plus importante et plus opaque et le service plus mauvais ! Nous avons renforcé notre attractivité territoriale en mettant en plus une stratégie de marketing territorial basée sur nos 3 marques monde - Pro vence, Alpes et Côte-d’Azur - via notre Comité Régional du Tourisme ». « Nous n’avons pas changé le nom de la Région, nous avons déposé une marque « Sud Pro vence-Alpes-Côte d’Azur » pour renforcer notre stratégie de marketing territorial et de communi cation. Il fallait en finir avec cet acronyme PACA qui n’avait aucun sens. Nous sommes les Alpes du Sud pas les Alpes de PACA ! En résumé, au revoir PACA, bienvenue au Sud et vive Provence- Alpes-Côte d’Azur car ce sont nos racines, notre vie et notre avenir. Nous avons notamment éla boré une stratégie économique construite avec les entrepreneurs. Nous avons bâti une stratégie économique radicalement nouvelle par rapport à ce que faisaient nos prédécesseurs. Nous avons élaboré cette stratégie économique avec les acteurs économiques du territoire notamment à travers le Schéma Régional du Développement Économique, de l’Innovation et de l’Internationa lisation ! Ce schéma a servi de base à toutes les collec tivités du territoire régional pour élaborer leur agenda économique. Il fallait abattre le mur qui s’était érigé entre les chefs d’entreprise et notre Région depuis 18 ans. Nous avons tissé des liens de confiance car, sans confiance, aucune écono mie n’est possible. Nous ne pouvions pas bâtir une stratégie économique efficace et nouvelle en se coupant de celles et ceux qui créent les emplois privés ». également remis à plat toute la politique d’amé nagement du territoire et d’aides aux communes. Avant notre élection, les aides aux communes étaient distribuées en fonction de l’étiquette partisane des élus. Aujourd’hui nos critères sont objectifs ! Est-ce que le projet a une dimension régionale ? Est-ce que le projet rentre dans les priorités que j’ai fixées avec les élus de ma majorité ? En résu mé, nous avons redressé la barre et aujourd’hui j’essaie de redonner du sens à notre action. Pour redonner du sens, je suis parti d’un principe simple selon lequel : qui fait tout, finit par ne rien faire. J’ai donc fixé une méthode et une feuille de route : la méthode (autorité, écoute, proximité) et la feuille de route, en ayant des résultats sur 3 ans et une vision sur 20 ans » (...). • Photo par André Goffin