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Jean-Pierre Haslin : « Optimiser la protection des biens et des personnes »

La ville de La Garde a investi dans la vidéosurveillance et dans de nouveaux outils technologiques (caméras piétons et boîtiers de PV électroniques) pour…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 21 février 2018 Lecture : 5 min
Jean-Pierre Haslin : « Optimiser la protection des biens et des personnes »
Jean-Pierre Haslin : « Optimiser la protection des biens et des personnes »© La Gazette du Var
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En 2016, la ville a décidé de mettre en place des caméras de vidéo-protection. Pour Jean-Pierre Haslin, adjoint au maire en charge des questions de sécurité, « cet outil contribue à optimiser la protection des biens et des personnes. C’est un dispositif non négligeable, notamment dans la résolution d’enquête ou tout simplement pour augmenter le sentiment de sécurité publique ».

Concrètement, la mise en place de la vidéo surveillance, sur la totalité du territoire communal, a coûté 1, 4 millions d’€ aux finances municipales auquel il faut ajouter l’achat de 4 caméras piétons (5 000 €) et l’achat de boîtiers PVE (18 000 €). Ainsi, dernièrement, en présence du directeur de la police municipale, Jean-Claude Charlois, le maire, a visité le PC de la police municipale. Jean-Pierre Haslin, maire adjoint en charge des questions de sécurité, a détaillé le fonctionnement du poste de police municipal, particulièrement satisfait que « cet outil n’ait jamais aussi bien fonctionné » !

Jean-Pierre Haslin : « Optimiser la protection des biens et des personnes »

COUPLE AGENTS DE POLICE

CAMERAS VIDEO

La meilleure preuve concerne la baisse des incivilités de stationnement. Depuis que la ville dispose de la vidéo-verbalisation, le nombre d’infractions a spectaculairement chuté : « Nous avions, en permanence, les mêmes personnes qui ne respectaient pas les interdictions de stationner ».

Au moment même où l’adjoint au maire rappelait ces faits, le policier placé devant les écrans constatait la présence d’un véhicule arrêté sur un passage piéton et qui était aussitôt verbalisé ! Ainsi, le couple agents de police sur le terrain – caméras de vidéoprotection permet d’appréhender encore mieux les désordres de la voie publique. Le Centre de Protection Urbaine, implanté dans les locaux de la police municipale, permet de centraliser les images qui peuvent être utilisées dans la résolution d’affaires administratives, disciplinaires et judiciaires. Mais pour les élus, la vidéo surveillance n’a pas que pour seul objectif la répression des infractions à la circulation. « Du poste de police, nous constatons en direct les moindres difficultés, de jour comme de nuit, grâce à l’ensemble des caméras ». Seul bémol :

pour une exploitation judiciaire des images, la police municipale a besoin de la réquisition d’un Officier de Police Judiciaire (OPJ), seul habilité à utiliser les images stockées à des fins d’enquête. Une procédure qui est assez courante, tout autant de la part du commissariat de police de La Garde que de la brigade de gendarmerie de La Farlède. Ainsi, le matin de cette visite, les gendarmes de La Farlède ont effectué une réquisition judiciaire suite à un incident survenu sur la zone de l’AFUZI.

PV ELECTRONIQUE

Dans d’autres villes, comme à Toulon, les images des postes de sécurité municipaux sont envoyées directement au commissariat central. À noter que sur l’ensemble des 12 communes de la Métropole, seule la ville de La Valette-du-Var ne dispose pas, à ce jour, de système avec des caméras. Et, la ville du Pradet a comblé son retard en investissant dans un système performant. Autre technologie qui vient en renfort des policiers municipaux : la procédure des PV électroniques. « La police municipale de La Garde dispose de 10 boîtiers, connectés directement au centre de traitement des amendes à Rennes. Désormais tout est géré là-bas et il n’y a plus de gestion administrative assurée par les agents de ville police», se félicite Jean-Pierre Haslin.

CAMERAS PIETONS

Second dispositif : les caméras-piétons dont sont équipés les agents durant leurs patrouilles. « La ville compte 4 caméras en fonction depuis avril 2017. Elles dotent les équipages par équipe de 2, ce qui signifie que 8 agents de police travaillent, chaque jour, avec cet outil. Pour déclencher l’enregistrement des images, l’agent est seul maître à bord. C’est un outil qui a déclenché des réticences au début de sa mise en œuvre, tant du côté de la population que de certains agents. Mais, il exige d’être carré, c’est à dire sans reproches, d’un côté comme de l’autre. Tout est dans la boîte et cela marche dans les deux sens. Effectivement, c’est une évolution des mentalités, mais, c’est un outil performant », détaille le directeur de la police municipale.

Pour le maire, « On n’est pas là pour emmerder les gens. Le recours à ces boîtiers permet de faire la chasse à l’incivisme. Grosso modo, on avait toujours les mêmes qui mettaient le Bronx dans la ville. Avec les PV électroniques, cela les a calmés. Cette procédure doit leur permettre de réfléchir à leurs actes. Cela ne nous enchante pas de verbaliser les gens, mais le message doit passer : il faut arrêter de faire des bêtises » !

Le directeur de police municipale ajoute : « Dans le processus réglementaire, nous sommes obligés de stocker les images sur un terminal dédié. Dès qu’une personne visionne les images, son nom est répertorié avec le numéro de la caméra. Ces images deviennent des éléments de preuve. Récemment, elles ont servi à arrêter un homme qui avait fait des menaces de destruction du commissariat de police de La Garde. Elles ne sont pas stockées et sont effacées à mesure de l’enregistrement, selon un délai qui est fixé réglementairement par le préfet du Var ».

En 2017, la police municipale a répondu à 37 réquisitions judiciaires.

SECURISER LES AGENTS

Comme le souligne Jean-Claude Charlois, « le but est de rendre les gens plus intelligents. On leur passe ce message : faites attention ! Ces technologies permettent de les décourager à recommencer et sécurisent les agents durant leur mission. Elles sont des preuves irréfutables, notamment en cas de conflit. Avec la mise en place de ces outils, nous avons noté une baisse de plus de 60% des outrages, en neuf mois » !

Pour Jean-Claude Charlois, « nous sommes des précurseurs » et Jean-Pierre Haslin se félicite « de la qualité exceptionnelle des images ».

Pour faire le bilan de l’utilisation des caméras-piétons, la police municipale rendra un rapport au Préfet du Var, avant le 3 juin prochain. •

contribue à optimiser la protection des biens et des personnes. C’est un dispositif non négli­ geable, notamment dans la résolution d’enquête ou tout simplement pour augmenter le sentiment de sécurité publique ». ment satisfait que « cet outil n’ait jamais aussi bien fonctionné » ! avions, en permanence, les mêmes personnes qui ne respectaient pas les inter­ dictions de stationner ». « Du poste de police, nous constatons en direct les moindres difficultés, de jour comme de nuit, grâce à l’ensemble des caméras ». Seul bémol : troniques. « La police municipale de La Garde dispose de 10 boîtiers, connectés directement au centre de traitement des amendes à Rennes. Désormais tout est géré là-bas et il n’y a plus de gestion administrative assurée par les agents de ville compte 4 caméras en fonction depuis avril 2017. Elles dotent les équipages par équipe de 2, ce qui signifie que 8 agents de police travaillent, chaque jour, avec cet outil. Pour déclencher l’en­ registrement des images, l’agent est seul maître à bord. C’est un outil qui a déclenché des réti­ cences au début de sa mise en œuvre, tant du côté de la population que de certains agents. Mais, il exige d’être carré, c’est à dire sans re­ proches, d’un côté comme de l’autre. Tout est dans la boîte et cela marche dans les deux sens. Effectivement, c’est une évolution des mentali­ tés, mais, c’est un outil performant », détaille le Pour le maire, « On n’est pas là pour emmerder les gens. Le recours à ces boîtiers permet de faire la chasse à l’incivisme. Grosso modo, on avait toujours les mêmes qui mettaient le Bronx dans la ville. Avec les PV électroniques, cela les a calmés. Cette procédure doit leur permettre de réfléchir à leurs actes. Cela ne nous enchante pas de verbaliser les gens, mais le message doit passer : il faut arrêter de faire des bêtises » ! le processus réglementaire, nous sommes obli­ gés de stocker les images sur un terminal dédié. Dès qu’une personne visionne les images, son nom est répertorié avec le numéro de la caméra. Ces images deviennent des éléments de preuve. Récemment, elles ont servi à arrêter un homme qui avait fait des menaces de destruction du commissariat de police de La Garde. Elles ne sont pas stockées et sont effacées à mesure de l’enregistrement, selon un délai qui est fixé ré­ glementairement par le préfet du Var ». but est de rendre les gens plus intelligents. On leur passe ce message : faites attention ! Ces technologies permettent de les décourager à re­ commencer et sécurisent les agents durant leur mission. Elles sont des preuves irréfutables, no­ tamment en cas de conflit. Avec la mise en place de ces outils, nous avons noté une baisse de plus de 60% des outrages, en neuf mois » ! « de la qualité exceptionnelle des images ». Gilles CARVOYEUR