26/07/2026

Patrick Martinelli : « Nous n’augmenterons pas les taxes en 2018 »

Pour le premier magistrat de cité, il existe un corollaire au vivre ensemble : c’est l’exigence et il en compte quatre.

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 21 février 2018 Lecture : 5 min
Patrick Martinelli : « Nous n’augmenterons pas les taxes en 2018 »
Patrick Martinelli : « Nous n’augmenterons pas les taxes en 2018 »© La Gazette du Var
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I explique : « La 1ère exigence, c'est l'exigence de sécurité dans la protection des biens et des personnes. Elle se concrétise dans la mise en œuvre d'un plan de sécurité, lors des festivités, par notre participation aux travaux et études menés par le SMBVG pour l'obtention du PAPI d'intention, prémices à des travaux de protection des inondations (...) C'est aussi l'exigence dans notre Plan Communal de Sauvegarde (PCS) et dans notre plan pluriannuel d'accessibilité.

C'est, aussi, des travaux de sécurisation de nos espaces, avec la pose de barrières, potelets et mains courantes. Certes, des petits travaux mais indispensables dans la vie de tous les jours ».

Patrick Martinelli : « Nous n’augmenterons pas les taxes en 2018 »

LE CHOIX RAISONNE DE L'INTERCOMMUNALITE Le maire poursuit son raisonnement : « La 2ème exigence, c'est que nos communes et les élus que nous sommes travaillent ensemble dans l'intérêt général. C'est une des définitions de l'intercommunalité. Je sais que l'on peut regretter l'époque bénie des communes autonomes, ce temps ne reviendra pas.

Je sais que nous gardons un attachement vis- céral à chacun de nos clochers et si notre cœur penchera toujours vers chacune de nos communes, la raison nous amène à pencher vers l'intercommunalité et nous ne reviendrons pas en arrière. Je sais que nos communes ont deux siècles d'histoire alors que l'intercommunalité n'existe que depuis 20 ans et qu'elle est loin d'être parfaite ! Je sais qu'elle doit empiéter le moins possible sur les prérogatives des communes mais doit seulement, et c'est déjà beaucoup, nous permettre de faire ensemble ce que nous ne pouvons plus faire seul !

Alors autant la faire bien, à notre main, avec volontarisme et pragmatisme plutôt que de la subir. En fait, nous n'avons pas le choix, soyons plus forts ensembles ! Mais aussi forte que doit être notre communauté de communes qui porte le beau nom de MPM (Méditerranée Porte des Maures), nous devons tisser les liens les plus forts possible pour que le M de Méditerranée ne transforme pas en T de Toulon !

Deux exemples de réussite avec la compétence commune d'entretien des pistes DFCI et, depuis un an, la création de l'OTI où chaque commune conserve son authenticité en partageant les ex- périences de chacun, tout en gardant nos bénévoles locaux. Bravo et félicitations à tous.

Depuis le 1er janvier de cette année, la compétence GEMAPI, spécifique à la gestion des milieux aquatiques et à la protection contre les inondations, devient intercommunale. C'est un enjeu prioritaire pour nos communes avec d'importants et onéreux travaux financés à plus de 60% par nos partenaires et aussi par une taxe spécifique de solidarité ».

600 000 € EN MOINS DANS LES CAISSES ! Patrick Martinelli ajoute : « La 3ème exigence, c'est la rigueur dans la gestion de nos finances communales. C'est la maîtrise des dépenses, toujours par des recherches d'économies afin de faire face au nouveau contexte national et aux enjeux du financement de nos projets.

En 2017, la dépense aura été d'environ 3,5 M€. Comme recettes, nous avons encore pu compter sur une Dotation de solidarité communautaire de 320 000 €. L'intercommunalité est un partenaire financier pour nos communes depuis sa création, je tiens à le souligner.

Par contre, la Dotation Globale de Fonctionnement, versée par l'État, réduit : 680 000 € en 2013, 200 000 € en 2017, soit une perte de 480 000 € (l'équivalent de 12 emplois). Pour 2018, cette dotation sera soumise au test économique communal. En bref, si nos dépenses de fonctionnement diminuent, la dotation restera stable, dans le cas contraire, elle diminuera, quoiqu'il en soit, on arrive vite à zéro !

Une autre bonne nouvelle : Le fonds de péréquation des ressources intercommunales et communales (FPIC). Nous y contribuons pour 35 000 € en 2014, 121 000 € en 2017. Si on fait un rapide calcul : avec moins 480 000 en recettes et plus 121 000 en dépenses, cela donne moins 600 000 dans la caisse en 2017.

Et, on a investi sans augmenter les taxes ! Au titre des subventions, elles sont de plus en plus restreintes. Comme depuis de nombreuses années, l'État a versé une aide de 112 000 € pour les travaux d'eau de Saint-Michel, la Région 91 000 € pour la rénovation du CTM.

L'Agence de l'eau a attribué 430 000 € sur deux ans. Le Département 597 € mais beaucoup de dossiers sont encore en cours. 2018 restera une année difficile, dans un contexte financier où les collectivités sont reçues à des transferts de compétences ou à de nouvelles charges et où le rôle de la commune se réduit à être un sous-traitant de l'État, sans que les nouveaux coûts induits ne soient compensés financièrement.

Pourtant en 2018, il n'y aura encore pas d'augmentation des taxes locales » !

MAÎTRISER LE PLU Enfin, pour l'élu la 4ème exigence porte sur la maîtrise de l'espace, du lieu de vie, c'est à dire le PLU. « Notre PLU actuel date de 2007, déjà 10 ans. Sa révision, débutée début 2017 devrait aboutir en fin de cette année.

Elle marque une réelle étape en matière de planification du territoire communal, en répondant aux enjeux majeurs du développement de la commune : Préserver l'authenticité du cadre de vie, conforter la vocation de pôle de proximité, préserver le terroir local et protéger la richesse environnementale et paysagère. Ce document revêt une importance capitale car il fixe des objectifs de développement et de population dont la prévision est de 7 000 habitants à l'horizon 2030. Alors en quelques verbes : développer, protéger, préserver, conserver, maîtriser.

Tout ceci, dans l'objectif d'accueillir les nouveaux arrivants dans de bonnes conditions, avec des infrastructures suffisantes et appropriées comme l'accueil des enfants. Les services municipaux, œuvrent au quotidien au développement de la ville, à la qualité de vie, aux services indispensables qu'ils soient en interne à la collectivité ou au service des habitants. Chaque jour, dans nos quartiers, dans les bâtiments ou dans des bureaux, des femmes et des hommes répondent à un service public et c'est ce service public qui a été au centre de nos discussions lors des réunions de quartier », conclut le maire de la cité.

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l explique : « La 1ère exigence, c’est l’exi­ gence de sécurité dans la protection des biens et des personnes. Elle se concrétise dans la mise en œuvre d’un plan de sécurité, lors des festivités, par notre participation aux travaux et études menés par le SMBVG pour l’obtention du PAPI d’Intention, prémices à des travaux de protection des inondations (...). C’est aussi l’exigence dans notre Plan Communal de Sauvegarde (PCS) et dans notre plan pluriannuel d’accessibilité. C’est, aussi, des travaux de sé­ curisation de nos espaces, avec la pose de bar­ rières, potelets et mains courantes. Certes, des petits travaux mais indispensables dans la vie de tous les jours ». exigence, c’est que nos communes et les élus que nous sommes travaillent ensemble dans l’intérêt général. C’est une des définitions de l’in­ tercommunalité. Je sais que l’on peut regretter l’époque bénie des communes autonomes, ce temps ne reviendra pas. Je sais que nous gardons un attachement vis­ céral à chacun de nos clochers et si notre cœur penchera toujours vers chacune de nos com­ munes, la raison nous amène à pencher vers l’intercommunalité et nous ne reviendrons pas en arrière. Je sais que nos communes ont deux siècles d’his­ toire alors que l’intercommunalité n’existe que depuis 20 ans et qu’elle est loin d’être parfaite ! Je sais qu’elle doit empiéter le moins possible sur les prérogatives des communes mais doit seulement, et c’est déjà beaucoup, nous per­ mettre de faire ensemble ce que nous ne pou­ vons plus faire seul ! Alors autant la faire bien, à notre main, avec volontarisme et pragmatisme plutôt que de la subir. En fait, nous n’avons pas aussi forte que doit être notre communauté de communes qui porte le beau nom de MPM (Mé­ diterranée Porte des Maures), nous devons tisser les liens les plus forts possible pour que le M de Méditerranée ne transforme pas en T de Toulon ! Deux exemples de réussite avec la compétence commune d’entretien des pistes DFCI et, depuis un an, la création de l’OTI où chaque commune conserve son authenticité en partageant les ex­ périences de chacun, tout en gardant nos béné­ voles locaux. Bravo et félicitations à tous. Depuis le 1er janvier de cette année, la com­ pétence GEMAPI, spécifique à la gestion des milieux aquatiques et à la protection contre les inondations, devient intercommunale. C’est un enjeu prioritaire pour nos communes avec d’im­ portants et onéreux travaux financés à plus de 60% par nos partenaires et aussi par une taxe spécifique de solidarité ». c’est la rigueur dans la gestion de nos finances communales. C’est la maîtrise des dépenses, toujours par des recherches d’économies afin de faire face au nouveau contexte national et aux enjeux du financement de nos projets. En 2017, recettes, nous avons encore pu compter sur une Dotation de solidarité communautaire de 320 000 €. L’intercommunalité est un partenaire financier pour nos communes depuis sa créa­ tion, je tiens à le souligner. Par contre, la Dotation Globale de Fonctionne­ ment, versée par l’État, réduit : 680 000 € en 2013, 200 000 € en 2017, soit une perte de 480 000 € (l’équivalent de 12 emplois) . Pour 2018, cette dotation sera soumise au test économique communal. En bref, si nos dépenses de fonctionnement diminuent, la dotation reste­ ra stable, dans le cas contraire, elle diminuera, quoiqu’il en soit, on arrive vite à zéro ! Une autre bonne nouvelle : Le fonds de péréqua­ tion des ressources intercommunales et commu­ nales (FPIC). Nous y contribuions pour 35 000 € en 2014, 121 000 € en 2017, Si on fait un rapide calcul : avec moins 480 000 en recettes et plus 121 000 en dépenses, cela donne moins 600 000 dans la caisse en 2017. Et, on a investi sans augmenter les taxes ! Au titre des subventions, elles sont de plus en plus restreintes. Comme depuis de nombreuses années, l’État a versé une aide de 112 000 € pour les travaux d’eau de Saint-Michel, la Région 91 000 € pour la rénovation du CTM. L’Agence de l’eau a attribué 430 000 € sur deux ans. Le Département 597 € mais beaucoup de dossiers sont encore en cours. 2018 restera une année difficile, dans un contexte financier où les collectivités sont re­ pues à des transferts de compétences ou à de nouvelles charges et où le rôle de la commune se réduit à être un sous-traitant de l’État, sans que les nouveaux coûts induits ne soient compensés financièrement. Pourtant en 2018, il n’y aura encore pas d’augmentation des taxes locales » ! « Notre PLU actuel date de 2007, déjà 10 ans. Sa révision, débutée début 2017 devrait aboutir en fin de cette année. Elle marque une réelle étape en matière de planification du territoire commu­ nal, en répondant aux enjeux majeurs du déve­ loppement de la commune : Préserver l’authenti­ cité du cadre de vie, conforter la vocation de pôle de proximité, préserver le terroir local et protéger la richesse environnementale et paysagère. Ce document revêt une importance capitale car il fixe des objectifs de développement et de popu­ lation dont la prévision est de 7 000 habitants à l’horizon 2030. Alors en quelques verbes : déve­ lopper, protéger, préserver, conserver, maîtriser. Tout ceci, dans l’objectif d’accueillir les nou­ veaux arrivants dans de bonnes conditions, avec des infrastructures suffisantes et appropriées comme l’accueil des enfants. Les services municipaux, œuvrent au quotidien au développement de la ville, à la qualité de vie, aux services indispensables qu’ils soient en in­ terne à la collectivité ou au service des habitants. Chaque jour, dans nos quartiers, dans les bâti­ ments ou dans des bureaux, des femmes et des hommes répondent à un service public et c’est ce service public qui a été au centre de nos dis­ cussions lors des réunions de quartier », conclut