26/07/2026

Jean-Pierre Giran, maire : « En 2018, nous baisserons les impôts de 2,5% »

Pour le premier magistrat d’Hyères, c ‘est le budget que rêveraient de réali­ ser de nombreux élus du Var, voire de France. Bref, le budget rêvé qui repose…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 21 mars 2018 Lecture : 6 min
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Pour Jean-Pierre Giran, « il est important de faire un point au moment où se met en place le 4ème budget de ma mandature (2015, 2016, 2017, 2018), même si le budget supplémentaire de 2014 avait déjà mis en place de fortes inflexions ». Pour le maire, « il s’agit du dernier budget communal avant le transfert effectif de compétences à la Métropole. Une comparaison sur les années antérieures à 2018 y est donc encore possible à périmètre constat ». Il précise : « Nous avons réalisé des investissements importants (38, 6 millions d’€), et je note que ce financement des investissements a été fait sans emprunts, comme c’est le cas depuis 2015. J’enregistre, aussi, un ratio de désendettement très faible de 2, 4 années tandis que le ration de bonne santé financière se situe, d’ordinaire, à moins de 10 ans ».

Il note que cet excellent résultat n’a été possible que par le travail acharné de l’équipe du service des finances.

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UNE SANTE BUDGETAIRE RETROUVEE

Après 3 ans de mandat, quel est le bilan et les principaux enseignements que l’on peut tirer objectivement ? Le maire constate un autofinancement record avec 17, 6 millions d’€, soit un doublement depuis 2014. Enfin, Jean-Pierre Giran se félicite d’une nouvelle baisse des dépenses de fonctionnement (moins 1, 8 millions d’€ entre 2017 et 2018). Le maire ajoute, avec une certaine satisfaction : « Tout cela va conduire à une baisse des taux d’imposition de 2, 5% en 2018, opération qui sera vraisemblablement reconduite en 2019! Et, si comme on le peut le penser, la Métropole reconnaît plusieurs investissements de Hyères comme étant d’intérêt métropolitain en les finançant directement, la situation devrait encore s’améliorer par rapport aux prévisions. En outre, budget qui permettra, d’une part, une baisse des impôts locaux en 2018, suivie très probablement d’une seconde en 2019. Il est naturel d’en rendre une partie aux Hyèrois. Ce qui est relativement rare! Au moment où nous intégrons la Métropole, c’est un signe de bonne santé. Nous entrons dans la Métropole sans contrainte et sans inquiétude ».

UNE SITUATION FINANCIERE FRAGILE EN 2014

Auparavant, Jean-Pierre Giran avait rappelé le contexte : « Nous avons trouvé une situation financière très fragile qui avait d’ailleurs valu à la commune, d’entrer dans un processus de vigilance de la part de la Direction Générale des Finances Publiques ». Pour l’ancien député : « Cette fragilité devait être traitée d’autant plus que la commune a connu une baisse drastique des dotations de l’État entre 2014 et 2017, soit une somme de 13,7 millions d’€ cumulés. Cette baisse des dotations correspond une part d’impôt de 30% ! C’est colossal »! Ce diagnostic, alarmant, avait été établi par le service des finances de la commune, puis confirmé par un audit et approuvé, enfin, par le rapport de la Chambre Régionale des Comptes.

Avant de voir repasser les comptes municipaux dans le vert, la politique fiscale de la ville a dû passer par une augmentation des taux d’imposition de 4, 3% en 2015, ce que le maire appelle « un appel à la solidarité des Hyèrois ».

Il fait remarquer que cette hausse a été contenue, compte tenu de celles qu’avaient effectué ses prédécesseurs (Jacques Politi et Léopold Ritondale). En 2016, la ville a engagé la réduction du taux d’abattement sur la taxe d’habitation (passant de 15% à 8%). Dans le même temps, la commune a augmenté de 20% le taux d’imposition des résidences secondaires, tout en sachant qu’une partie non négligeable des habitants est non-imposable.

BAISSE DES DEPENSES DE FONCTIONNEMENT

Pour rétablir les comptes, le maire a engagé une baisse drastique des dépenses de fonctionnement. Et, au niveau du personnel, en décidant le non remplacement d’une partie importante du personnel partant à la retraite de façon à faire baisser les effectifs. En 2018, cela se traduira par une baisse de 20 personnes sur un effectif de 1 066 fonctionnaires. Et, pour les charges courantes et les opérations à caractère général, il y a eu une réduction systématique de ces dépenses. « Nous avons regardé systématiquement ces dépenses et je note que tous les personnels ont fait des efforts, sauf certains services qui sont contraints par des dépenses obligatoires ». Des actions qui ont porté leurs fruits. « Les personnels sont, aujourd’hui, dans une bonne pratique et dépensent uniquement ce dont ils ont besoin. Le niveau des services n’a pas baissé et on a mis fin au gaspillage puisqu’on se base sur le budget réalisé ». Le maire l’assure : « L’objectif de ces mesures était de retrouver, au bout de 3 à 4 ans, une épargne significative, alors que celle-ci, d’après tous les audits, risquait de devenir négative et d’hypothéquer l’avenir de la commune. Je constate que le diagnostic de la CRC était bon et qu’il fallait poursuivre dans la voie engagée ».

Ainsi, le rapport de la Chambre Régionale des Comptes a confirmé la pertinence du diagnostic initial, et a constaté, également, les progrès accomplis en 2014 et 2015, encourageant même les élus à les poursuivre au-delà. Résultat, en 2015, la commune est sortie du processus de vigilance de la DGFIP. Sur la période 2016 – 2017, la politique de maîtrise des dépenses de fonctionnement a été poursuivie et les résultats n’ont pas cessé de s’améliorer. Ainsi, l’épargne brute a connu une évolution positive (2014 avec 6 519 788 € et 2017 avec 10 309 756 €). En 2018, le projet de budget traduit la bonne santé financière retrouvée de la commune dans un contexte extrêmement difficile depuis 4 ans à la suite de la baisse des dotations de l’État.

EXCELLENTE STRATEGIE BUDGETAIRE

La rigueur dans la gestion a été le maître mot de Jean-Pierre Giran qui a rappelé qu’elle était sa stratégie en matière budgétaire : « Tout d’abord, ma politique est basée sur la rigueur dans la gestion. La baisse des dépenses de fonctionnement et notamment la réduction de l’appel aux services extérieurs au profit de travaux en régie et la suppression des dépenses ostentatoires (Festival d’Hyères, Pôle Jeune Public), dont l’intérêt n’était pas démontré ».

Autre point : l’organisation des services avec parfois la mutualisation du personnel. « Je tiens à saluer la parfaite collaboration de tous les services municipaux et l’efficacité de la procédure de contrôle de l’exécution budgétaire mis en place par le service financier. Cela concerne la réorganisation des services, notamment techniques, permettant grâce à une mutualisation renforcée de maintenir la qualité du service à moindre coût ».

PARTENARIATS FINANCIERS MULTIPLES

Cette politique fiscale repose, aussi, sur des partenariats avec des collectivités ou l’État, et de nombreux financements en provenance de TPM, dans le cadre du CRET Régional. En outre, la ville a multiplié les partenariats publics-privés qui ont permis de développer une politique événementielle de haut niveau grâce à des opérations de mécénat et de collaboration. On peut citer la Fête du Livre avec CHARLEMAGNE ou CHATEAU LEOUBE, GALATHEA, le circuit des arts et les nuits blanches avec les commerçants et l’Office de Tourisme. Enfin, le dynamisme de la commune s’est traduit par des droits de mutations en forte augmentation (de 25% de 2015 à 2016 et de 29, 4% de 2016 à 2017). Toutefois, le maire met en garde : Si la ville doit intégrer une nouvelle baisse des dépenses de fonctionnement, cela sera difficile, à terme. Car, elle est au bord de la compression et elle ne pourra aller au-delà raisonnablement. Le maire a poursuivi : « Cette réussite repose sur des règles de bonne conduite permettant de ne pas avoir à payer d’amendes pour une insuffisance de logements sociaux. La ville n’est pas en carence de logements sociaux tandis que des communes de TPM le sont. Enfin, notre délibération sur les baux emphytéotiques a semblé équitable et rentable pour la commune ».

de faire un point au moment où se met en place le 4ème budget de ma manda­ ture (2015, 2016, 2017, 2018), même si le bud­ get supplémentaire de 2014 avait déjà mis en place de fortes inflexions ». Pour le maire, « il s’agit du dernier budget com­ munal avant le transfert effectif de compétences à la Métropole. Une comparaison sur les années antérieures à 2018 y est donc encore possible à périmètre constat ». Il précise : « Nous avons réalisé des investisse­ ments importants (38, 6 millions d’€), et je note que ce financement des investissements a été fait sans emprunts, comme c’est le cas depuis 2015. J’enregistre, aussi, un ratio de désendet­ tement très faible de 2, 4 années tandis que le ration de bonne santé financière se situe, d’ordi­ naire, à moins de 10 ans ». cela va conduire à une baisse des taux d’im­ position de 2, 5% en 2018, opération qui sera vraisemblablement reconduite en 2019 ! Et, si comme on le peut le penser, la Métropole reconnaît plusieurs investissements de Hyères comme étant d’intérêt métropolitain en les fi­ nançant directement, la situation devrait encore s’améliorer par rapport aux prévisions. En outre, budget qui permettra, d’une part, une baisse des impôts locaux en 2018, suivie très probablement d’une seconde en 2019. Il est naturel d’en rendre une partie aux Hyèrois. Ce qui est relativement rare ! Au moment où nous intégrons la Métro­ pole, c’est un signe de bonne santé. Nous en­ trons dans la Métropole sans contrainte et sans inquiétude ». contexte : « Nous avons trouvé une situation financière très fragile qui avait d’ailleurs valu à la commune, d’entrer dans un processus de vigilance de la part de la Direction Générale des Finances Publiques ». Pour l’ancien député : « Cette fragilité devait être traitée d’autant plus que la commune a connu une baisse drastique des dotations de l’État entre 2014 et 2017, soit une somme de 13,7 millions d’€ cumulés. Cette baisse des dotations corres­ pond une part d’impôt de 30% ! C’est colossal » ! appelle « un appel à la solidarité des Hyèrois ». « Nous avons regardé systématiquement ces dépenses et je note que tous les personnels ont fait des efforts, sauf certains services qui sont contraints par des dépenses obligatoires ». Des actions qui ont porté leurs fruits. « Les person­ nels sont, aujourd’hui, dans une bonne pratique et dépensent uniquement ce dont ils ont besoin. Le niveau des services n’a pas baissé et on a mis fin au gaspillage puisqu’on se base sur le budget réalisé ». Le maire l’assure : « L’objectif de ces mesures était de retrouver, au bout de 3 à 4 ans, une épargne significative, alors que celle-ci, d’après tous les audits, risquait de devenir négative et d’hypothéquer l’avenir de la commune. Je constate que le diagnostic de la CRC était bon et qu’il fallait poursuivre dans la voie engagée ». « Tout d’abord, ma politique est basée sur la ri­ gueur dans la gestion. La baisse des dépenses de fonctionnement et notamment la réduction de l’appel aux services extérieurs au profit de travaux en régie et la suppression des dépenses ostentatoires (Festival d’Hyères, Pôle Jeune Pu­ blic), dont l’intérêt n’était pas démontré ». « Je tiens à saluer la parfaite collaboration de tous les services municipaux et l’efficacité de la procédure de contrôle de l’exécution budgé­ taire mis en place par le service financier. Cela concerne la réorganisation des services, notam­ ment techniques, permettant grâce à une mu­ tualisation renforcée de maintenir la qualité du service à moindre coût ». Le maire a poursuivi : « Cette réussite repose sur des règles de bonne conduite permettant de ne pas avoir à payer d’amendes pour une insuffi­ sance de logements sociaux. La ville n’est pas en carence de logements sociaux tandis que des communes de TPM le sont. Enfin, notre délibéra­ tion sur les baux emphytéotiques a semblé équi­ table et rentable pour la commune ». Gilles CARVOYEUR