Le site du Lardier, un secteur encore dangereux
Fermé pour cause d’insécurité, la réouverture du site est prévue le 1er avril, sous réserve de l’autorisation municipale.

Début février, des équipes de nettoyage et d'abattage d'arbres œuvraient autour du vieux Sémaphore pour réhabiliter le site du Lardier, incendié durant l'été 2017. À la tête d'une entreprise d'exploitation fores-tière, spécialisée dans la valorisation du bois de mauvaise qualité ou brûlé, Jean-Pierre Maxime en connaît long dans le domaine forestier. À l'aide de ses impressionnantes machines, il doit abattre un volume de 1 800 m2.
UN TERRAIN DIFFICILE Ainsi, l'autre fois, en une journée, il a abattu, ébranché et billonné 100 arbres, ce qui reste une belle performance, sur un terrain réputé difficile. « Certaines journées permettent de ré-aliser 1 km de chemin, d'autres 200-300 mètres à peine. Le site possède des accès compliqués et un dénivelé parfois conséquent.
L'évacuation des bois demande beaucoup de traîne (environ 1,5 km pour acheminer les bois de leur coupe jusque sur les pistes) car, les sentiers sont for-més pour des accès à de véhicule de secours ou d'entretien mais pas pour des semi-re-morques », décrypte le spécialiste.
Le forestier ajoute : « L'exploitation est dange-reuse car, les bois sont très abîmés. Si les troncs ont pris feu de l'intérieur, ils se cassent rapide-ment puisqu'ils ne sont plus retenus par le sol. On ne voit pas venir le danger ».
Lors des travaux, il a reçu une énorme branche sur la machine à extraire les arbres, pliant en deux le haut de la cabine de conduite. Depuis cet incident, la municipalité a pris un arrêté pour interdire l'accès par l'intérieur des pistes depuis Gigaro. Le sentier du littoral est ouvert de l'entrée du Conservatoire du littoral jusqu'à la plage des Brouis.
Après cette plage, certaines marches ont été calcinées et dange-reuses et le sol est instable. Les risques de chute sont possibles.
LE BOIS, SOURCE D'ÉNERGIE Des agents du Parc national de Port-Cros pa-trouillent quotidiennement et veillent à ce que les visiteurs n'entrent pas dans le site. Pierre Lacosse, Benoît Berger et Quentin Castéran, agents du parc, expliquent leur mission : « Nous nettoyons et évacuons un maximum de bois aux abords des sentiers, planifiant des actions de nettoyage et les encadrant. Nous tronçonnons, ramassons et stabilisons les tas de branches mortes qui procurent de l'humus in fine.
Nous optimisons l'exploitation du site, le bois coupé payant la coupe ».


Ainsi, l’autre fois, en une journée, il a abattu, ébranché et billonné 100 arbres, ce qui reste une belle performance, sur un terrain réputé difficile. « Certaines journées permettent de réaliser 1 km de chemin, d’autres 200-300 mètres à peine. Le site possède des accès compliqués et un dénivelé parfois conséquent. L’évacuation des bois demande beaucoup de traîne (environ 1,5 km pour acheminer les bois de leur coupe jusque sur les pistes) car, les sentiers sont formatés pour des accès à de véhicule de secours ou d’entretien mais pas pour des semi-remorques », décrypte le spécialiste. Lors des travaux, il a reçu une énorme branche sur la machine à extraire les arbres, pliant en deux le haut de la cabine de conduite. Depuis cet incident, la municipalité a pris un arrêté pour interdire l’accès par l’intérieur des pistes depuis Gigaro. Le sentier du littoral est ouvert de l’entrée du Conservatoire du littoral jusqu’à la plage des Brouis. Après cette plage, certaines marches ont été calcinées et dangereuses et le sol est instable. Les risques de chute sont possibles. C’est pourquoi, le site est interdit au public. Les agents du Parc national de Port-Cros patrouillent quotidiennement et veillent à ce que les visiteurs n’entrent pas dans le site. Pierre Lacosse, Benoît Berger et Quentin Castéran, agents du parc, expliquent leur mission : « Nous nettoyons et évacuons un maximum de bois aux abords des sentiers, planifiant des actions de nettoyage et les encadrant. Nous tronçonnons, ramassons et stabilisons les tas de branches mortes qui procurent de l’humus in fine. Nous optimisons l’exploitation du site, le bois coupé payant la coupe ». Le forestier ajoute : « L’exploitation est dangereuse car, les bois sont très abîmés. Si les troncs ont pris feu de l’intérieur, ils se cassent rapidement puisqu’ils ne sont plus retenus par le sol. On ne voit pas venir le danger ».
difficile. « Certaines journées permettent de ré aliser 1 km de chemin, d’autres 200-300 mètres à peine. Le site possède des accès compliqués et un dénivelé parfois conséquent. L’évacuation des bois demande beaucoup de traîne (environ 1,5 km pour acheminer les bois de leur coupe jusque sur les pistes) car, les sentiers sont for matés pour des accès à de véhicule de secours ou d’entretien mais pas pour des semi-re Le forestier ajoute : « L’exploitation est dange reuse car, les bois sont très abîmés. Si les troncs ont pris feu de l’intérieur, ils se cassent rapide ment puisqu’ils ne sont plus retenus par le sol. On ne voit pas venir le danger ». Lors des travaux, nettoyons et évacuons un maximum de bois aux abords des sentiers, planifiant des actions de nettoyage et les encadrant. Nous tronçonnons, ramassons et stabilisons les tas de branches mortes qui procurent de l’humus in fine. Nous optimisons l’exploitation du site, le bois coupé payant la coupe ». • C. M.