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Didier Hascoët, le curé « aimable comme une porte de prison »

Le père Didier Hascoët, attaché au diocèse de Fréjus-Toulon, aumônier à la prison de La Farlède durant 8 ans, publie chez Résiac « Aimable comme une porte de…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 4 avril 2018 Lecture : 1 min
Didier Hascoët, le curé « aimable comme une porte de prison »
Didier Hascoët, le curé « aimable comme une porte de prison »© La Gazette du Var
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Prêtre au parcours atypique, auteur de sept ouvrages, rappelant les bons et mauvais moments de sa vie d'ecclésiastique et, si quelquefois la solitude peut se faire ressentir, son humour et sa joie de vivre ne lui font jamais défaut.

Didier Hascoët, le curé « aimable comme une porte de prison »

TÉMOIGNAGES EXCEPTIONNELS Dans sa 60ème année, actuellement aumônier de l'hôpital Léon Bérard, ce sont les 8 années de visites aux détenus de la prison de La Farlède qui l'ont marqué de manière indélébile. Les témoignages sont exceptionnels, sans concession et sans jugement sur la vie intérieure d'une prison française. Le prêtre assure avec pudeur : « N'y cherchez rien de scabreux, seulement la surprise de rencontres, d'amitiés, de regards lucides à l'écoute de tous ceux qui ont voulu le rencontrer qu'ils soient catholiques, musulmans, juifs, athées.

On ne sort pas indemne d'une telle mission.

La foi y est confortée mais déshabillée des artifices. J'ai surtout vu en ces prisonniers des frères pour y découvrir en eux le visage du Christ». Avec cet ouvrage, c'est ce visage qu'il souhaite montrer, par-delà la présence du mal, commis ou subi.

Mais au-delà de ce passage derrière les barreaux, l'abbé reste pour beaucoup « l'ami curé ». Sa vocation lui est venue après deux années de faculté où il privilégia la goupillon et le spirituel plutôt que la médecine et le scalpel ! Breton, originaire des Yvelines, il fut le curé du Lavandou et de Bormes-les-Mimosas.

Encore aujourd'hui, beaucoup se souviennent des messes auxquelles assistait le président de la République Jacques Chirac. Lors de ses homélies, il prenait la voix présidentielle, provoquant, aussitôt, l'amusement de l'intéressé et, surtout, de son épouse Bernadette. Il était aussi très apprécié par la famille Grand Ducale du Luxembourg, régulièrement présente aux offices lors de ses séjours face au fort de Brégançon.

sure avec pudeur : « N’y cherchez rien de scabreux, seulement la surprise de rencontres, d’amitiés, de regards lucides à l’écoute de tous ceux qui ont voulu le rencontrer qu’ils soient catholiques, musul­ mans, juifs, athées. On ne sort pas indemne d’une telle mission. La foi y est confortée mais déshabillée des artifices. J’ai surtout vu en ces prisonniers des frères pour y découvrir en eux le visage du Christ ». Texte et photos Francine MARIE Entouré de la Famille Grand Ducale du Luxembourg