26/07/2026

La réhabilitation du Cap Lardier sur la bonne voie

Le 18 avril, plus de 70 personnes étaient réunies, à l’invitation du Conserva­ toire du littoral, à l’occasion de la réouverture des sentiers à La Croix-Valmer.

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 2 mai 2018 Lecture : 3 min
La réhabilitation du Cap Lardier sur la bonne voie
La réhabilitation du Cap Lardier sur la bonne voie© La Gazette du Var
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Emmené par un agent du Parc national de Port-Cros, l’auditoire était composé d’élus (Bernard Jobert, maire de La Croix-Valmer, Roland Bruno, maire de Ramatuelle, Vincent Morisse président de l’intercommunalité, Muriel Lecca-Berger, conseillère au Département), de représentants d’institutions (ONF, Conservatoire du littoral, etc.), d’associations (Sauvegarde des forêts varoises, Notre Village, ASSCV, Club des Ambassadeurs, etc.) et de bénévoles. Chacun, à son niveau, avait participé à la réhabilitation du site incendié l’été 2017. Ainsi, les équipes du CEN PACA du Parc national ont annoncé un suivi scientifique de la faune et de la flore pour observer leur évolution après incendie. Les invités ont parcouru un chemin depuis Gigaro jusqu’aux Pins Blancs puis ont pris la direction du Cap Lardier, avant de revenir au vieux sémaphore. Lors de cette visite, le public a effectué des arrêts fréquents pour observer et comprendre les actions entreprises par l’ONF, le Conservatoire du littoral, le Parc national de Port-Cros, le CEN PACA, des organismes soutenus par les communes de La Croix-Valmer et Ramatuelle par le biais de leurs services.

EXPLICATIONS TECHNIQUES

La réhabilitation du Cap Lardier sur la bonne voie

Les actions réalisées ont été expliquées par Pierre Lacosse, agent du Parc, sous l’œil attentif de Marc Duncombe, le directeur du Parc. Qu’on en juge par le travail effectué : Coupes de 2 600 arbres calcinés, réfection du sentier, pose de fascines pour lutter contre l’érosion des sols, nettoyage des déchets mis à nu par les incendies, installations de ganivelles, casse-pattes, coupe à blanc d’une pinède de pins d’Alep pour faciliter la régénération.

La réhabilitation du Cap Lardier sur la bonne voie

L’EQUILIBRE NATUREL, UN MYTHE ?

Aujourd’hui, les premiers résultats sont visibles (nettoyage et repousses d’arbustes) mais la reconstruction des paysages sera longue.

La réhabilitation du Cap Lardier sur la bonne voie

Sophie Séjalon. Un plan de gestion est à l’étude, consistant à observer sur les 10 années à venir les évolutions des éco-systèmes et définir des actions de préservation des espèces endémiques. C’est une première en France. Des chantiers de bénévoles devraient être organisés dans ce sens.

IMPORTANTE MOBILISATION

La réhabilitation du Cap Lardier sur la bonne voie

Ce qui est également ressorti de cette visite inaugurale, c’est l’importante mobilisation des donateurs et bénévoles que les institutions ont souhaité remercier. Marquant un soutien précieux, cette mobilisation a permis de financer une grande partie des actions. Ainsi, plus de 300 personnes ont nettoyé les sites du Lardier et Taillat, permettant la récupération de 6 tonnes de déchets. De plus, l’appel aux dons a totalisé plus de 67 000 € tandis que l’État a subventionné les travaux à hauteur de 165 000 €. Enfin, des soirées caritatives, une tombola, une mise aux enchères de photos, des dons d’associations ont permis de récolter des fonds supplémentaires (38 370 €). Sans oublier les mécènes et particuliers qui ont participé à cet énorme élan de générosité.

La réhabilitation du Cap Lardier sur la bonne voie

« Cette coupe est expérimentale, représentant 2 hectares sur les 450 du site », a expliqué Philippe Gondolo, chargé de mission au Conservatoire du littoral PACA. Sophie Séjalon, directrice adjointe du Conservatoire, ajoutait : « Notre priorité reste la sécurité. Les sentiers sont ouverts, il n’y a plus de restriction, mais le visiteur doit rester respectueux et marcher sur les sentiers. Le hors-sentier les exposerait à un accident qui peut être mortel. Aussi, l’environnement fragile ne doit pas être foulé pour favoriser la repousse et se consolider ». « Les partenaires restent soudés pour accompagner la nature et vigilants sur le risque d’invasion d’espèces envahissantes comme le mimosa. Le souhait de tous est de ne pas intervenir dans la reconstitution végétale et animale, de laisser faire la nature tout en veillant au bon équilibre des espèces. Ainsi, le chardon est très présent. Indigène, il est en pleine expansion sur le site et est le parfait exemple d’espèces qui ne doivent pas troubler la quiétude des autres ».

« Cette coupe est expérimentale, représentant 2 hectares sur les 450 du site », a expliqué Philippe toire, ajoutait : « Notre priorité reste la sécurité. Les sentiers sont ouverts, il n’y a plus de restric­ tion, mais le visiteur doit rester respectueux et marcher sur les sentiers. Le hors-sentier les ex­ poserait à un accident qui peut être mortel. Aus­ si, l’environnement fragile ne doit pas être foulé pour favoriser la repousse et se consolider ». « Les partenaires restent soudés pour accompa­ gner la nature et vigilants sur le risque d’invasion d’espèces envahissantes comme le mimosa. Le souhait de tous est de ne pas intervenir dans la reconstitution végétale et animale, de laisser faire la nature tout en veillant au bon équilibre des espèces. Ainsi, le chardon est très présent. Indigène, il est en pleine expansion sur le site et est le parfait exemple d’espèces qui ne doivent pas troubler la quiétude des autres », précisait Texte et photos Christine MAIGRET