10 ânes pour lutter efficacement contre les incendies
Pour se protéger des incendies et effectuer les opérations légales de dé broussaillement, de manière plus écologique, l’ASL de La Galinette a recours, cette…

« Le Domaine de Valcros est un petit paradis. Nous souhaitions qu'il le reste », annonce, d'emblée, Philippe Boland, le président de l'ASL de La Galinette. D'où l'idée pour protéger les 15 hectares de la copropriété d'avoir recours à des ânes pour les opérations de nettoyage.
Comme au bon vieux temps ! L'expérience, menée à La Londe-les-Maures, devrait séduire, à terme, d'autres copropriétés, ici ou ailleurs dans le Var. Car, l'utilisation de l'animal rencontre beaucoup d'avantages.
Très important dans les sociétés rurales, le pastoralisme a décliné avec l'exode rural et l'agriculture industrielle. Aujourd'hui, il se confine aux zones d'accès difficiles.
Daniel Graré, élu londais et résident, explique : « L'ASL de La Galinette représente 162 lots et 15 hectares d'espaces verts. Réglementairement chaque année, elle est soumise aux obligations légales de débroussaillement ».
Pascal Coche, membre du Bureau de l'ASL et chargé de l'entretien des espaces naturels, complète : « Jusqu'à ce jour, nous avons opéré avec des engins mécaniques, en alternant le côté Mer (6 hectares) et le côté Lac (9 hectares). Mais, les terrains sur lesquels interviennent les engins sont, parfois, très pentus et difficiles d'accès. Le travail de débroussaillement n'est donc pas facile.
D'où le choix de recourir à des ânes, principalement pour les parties les plus ardues ».
Le technicien poursuit : « Le choix de l'animal va nous permettre d'inclure une parcelle de 2 hectares, autrefois nettoyée manuellement car inaccessible aux machines. 8 hectares sont dédiés aux ânes et le travail pourra même être terminé manuellement dans le cas où ceux-ci ne pourraient avoir accès à certaines parties trop abruptes ». Aujourd'hui, le recours aux ânes reste expérimental.
Gérard Cailleaux, le propriétaire du cheptel, a déjà travaillé pour la résidence de Pas de Courtin, à Bormes-les-Mimosas.
« Ce qui nous a séduit, c'est avant tout, l'aspect écologique, voire le côté ludique. Il faut compter trois ans pour juger de l'efficacité du dispositif. Mais, nous sommes confiants », assure Philippe Boland.
Le déclic a correspondu avec les incendies de l'été 2017. « Beaucoup pensaient que le débroussaillement n'était pas nécessaire et ne le percevaient pas comme une mesure efficace de protection. Les incendies ont tout changé. D'autant que les obligations légales ont fait passer de 50 mètres à 100 mètres le périmètre de protection », reconnaît Daniel Graré !
Un autre aspect concerne le coût galopant des dépenses de protection. « En dehors de la première année qui nécessite l'installation du matériel de clôture, le bilan sur trois ans devrait nous permettre de stabiliser nos dépenses de débroussaillement », reprend le président de l'ASL.
Cette démarche s'inscrit dans la suite logique de « La Guerre du Feu » initialisée par la Région et dont son président, Renaud Muselier, en a confié la responsabilité à François de Canson, conseiller régional et maire de La Londe-les-Maures. Une des idées-phares est de protéger les hommes et les habitations en créant des zones coupe-feu plantées de vignes ou d'oliviers, les incendies de l'été ayant démontré l'efficacité de tels remparts.

« Protection », reconnaît Daniel Grare ! Un autre aspect concerne le coût galopant des dépenses de protection. « En dehors de la première année qui nécessite l’installation du matériel de clôture, le bilan sur trois ans devrait nous permettre de stabiliser nos dépenses de débroussaillement », reprend le président de l’ASL.

Désormais, le petit troupeau d'ânes va vivre, lui aussi, dans le paradis de Valcros. « Ils seront ici toute l'année et leur présence va même permettre de faire apparaître une nouvelle végétation, plus résistante aux incendies ».
Bref, un vrai partenariat gagnant-gagnant.

Bref, un vrai partenariat gagnant-gagnant.


« L’ASL de La Galinette représente 162 lots et 15 hectares d’espaces verts. Réglementairement chaque année, elle est soumise aux obligations légales de débroussaillement ». plète : « Jusqu’à ce jour, nous avons opéré avec des engins mécaniques, en alternant le côté Mer (6 hectares) et le côté Lac (9 hectares). Mais, les terrains sur lesquels interviennent les engins sont, parfois, très pentus et difficiles d’accès. Le travail de débroussaillement n’est donc pas facile. D’où le choix de recourir à des ânes, prin cipalement pour les parties les plus ardues ». va nous permettre d’inclure une parcelle de 2 hectares, autrefois nettoyée manuellement car terminé manuellement dans le cas où ceux-ci ne pourraient avoir accès à certaines parties trop abruptes ». « Ce qui nous a séduit, c’est avant tout, l’aspect écologique, voire le côté ludique. Il faut compter trois ans pour juger de l’efficacité du dispositif. Mais, nous sommes confiants », assure Philippe l’été 2017. « Beaucoup pensaient que le dé broussaillement n’était pas nécessaire et ne le percevaient pas comme une mesure efficace de protection. Les incendies ont tout changé. D’au tant que les obligations légales ont fait passer de 50 mètres à 100 mètres le périmètre de protec mière année qui nécessite l’installation du maté riel de clôture, le bilan sur trois ans devrait nous permettre de stabiliser nos dépenses de dé toute l’année et leur présence va même per mettre de faire apparaître une nouvelle végéta tion, plus résistante aux incendies ». Bref, un vrai Gilles CARVOYEUR