Jean-Pierre Ghiribelli, président : « 2018 ne sera pas un bon millésime »
Lors de l’assemblée générale, qui s’est tenue, mi-mai, au restaurant Le Petit Bain (Hyères), Jean-Pierre Ghiribelli, président de l’UMIH PACA et Var, a rap…

Union des Métiers et des Industries de l'Hôtellerie (UMIH) est l'organisation professionnelle N°1 du secteur de l'hôtellerie-restauration. VERS UNE SAISON 2018 MÉDIOCRE Ainsi, Jean-Pierre Ghiribelli a regretté une amorce de la saison très en deçà des attentes : « Nous étions confiants dans la reprise de l'économie française et très optimistes pour la saison 2018. Malheureusement, les grèves et la météo défavorable nous ont fait perdre 20% de notre chiffre d'affaires en avril.

Ainsi, Jean-Pierre Ghiribelli a regretté une amorce de la saison très en deçà des attentes : La profession espérait beaucoup de l’organisation du Grand Prix de France dans le Var. Mais, les espoirs sont douchés par les grèves. Les réservations sont reportées ou annulées et je crains que beaucoup de français ne partent vers des destinations concurrentes moins chères mais plus sûres. Il ajoutait : « Dès à présent, nous pouvons affirmer que l’impact des grèves d’avril à juin a des conséquences économiques et sociales sur l’ensemble du secteur du tourisme. De plus, nos professionnels sont confrontés à d’importants problèmes d’organisation du travail. Les salariés sont aussi pénalisés dans leur déplacement et leurs horaires de travail, tout comme les fournisseurs pour assurer les approvisionnements. Enfin, nous allons sur le plan international, renvoyer une nouvelle fois une image déplorable et désorganisée de notre pays. Pour la destination France et pour la saison estivale à venir, ce printemps de grèves a, assurément, des conséquences néfastes. Ces situations de blocage nuisent à nos petites entreprises, dans nos territoires, qui sont les premières touchées et fragilisées. »

Mon impression est que la saison 2018 ne sera pas un bon millésime. De plus, je suis très inquiet de l'ampleur du mouvement de grèves ferroviaires et dans l'aérien. Ce calendrier est à contresens du calendrier des réservations touristiques et hôtelières.
Nous constatons, déjà, un recul de - 10 % du taux d'occupation pour le mois d'avril. Nous pouvons chiffrer cette baisse à une perte de 150 millions d'€, au niveau français, pour l'hôtellerie, ce qui présage de mauvais résultats pour les cafés et les restaurants.
Pour les mois de mai et juin, les demandes de réservation sont à l'arrêt. Cette situation est fort dommageable pour nos professionnels qui anticipaient une forte activité, avec la clientèle de loisirs grâce aux longs week-ends de mai ainsi qu'une bonne fréquentation de la clientèle d'affaires, courant juin».
IMPORTANTES CONSÉQUENCES SOCIALES ET ÉCONOMIQUES Il ajoutait : « Dès à présent, nous pouvons affirmer que l'impact des grèves d'avril à juin a des conséquences économiques et sociales sur l'ensemble du secteur du tourisme. De plus, nos professionnels sont confrontés à d'importants problèmes d'organisation du travail. Les salariés sont aussi pénalisés dans leur déplacement et leurs horaires de travail, tout comme les fournisseurs pour assurer les approvisionnements.
Enfin, nous allons sur le plan international, renvoyer une nouvelle fois une image déplorable et désorganisée de notre pays. Pour la destination France et pour la saison estivale à venir, ce printemps de grèves a, assurément, des conséquences né- fastes. Ces situations de blocage nuisent à nos petites entreprises, dans nos territoires, qui sont les premières touchées et fragilisées ».
Le président déplorait encore : « La profession espérait beaucoup de l'organisation du Grand Prix de France dans le Var. Mais, les espoirs sont douchés par les grèves. Les réservations sont reportées ou annulées et je crains que beaucoup de français ne partent vers des destinations concurrentes moins chères mais plus sûres ».
« Nous étions confiants dans la reprise de l’éco nomie française et très optimistes pour la saison 2018. Malheureusement, les grèves et la météo défavorable nous ont fait perdre 20% de notre chiffre d’affaires en avril. Mon impression est que la saison 2018 ne sera pas un bon millé sime. De plus, je suis très inquiet de l’ampleur du mouvement de grèves ferroviaires et dans l’aérien. Ce calendrier est à contresens du calen drier des réservations touristiques et hôtelières. Nous constatons, déjà, un recul de - 10 % du taux d’occupation pour le mois d’avril. Nous pou vons chiffrer cette baisse à une perte de 150 mil lions d’€, au niveau français, pour l’hôtellerie, ce qui présage de mauvais résultats pour les cafés et les restaurants. Pour les mois de mai et juin, les demandes de réservation sont à l’arrêt. Cette situation est fort dommageable pour nos profes sionnels qui anticipaient une forte activité, avec la clientèle de loisirs grâce aux longs week-ends de mai ainsi qu’une bonne fréquentation de la clientèle d’affaires, courant juin ». Il ajoutait : « Dès à présent, nous pouvons af firmer que l’impact des grèves d’avril à juin a des conséquences économiques et sociales sur l’ensemble du secteur du tourisme. De plus, nos professionnels sont confrontés à d’importants problèmes d’organisation du travail. Les salariés sont aussi pénalisés dans leur déplacement et leurs horaires de travail, tout comme les fournisseurs pour as surer les approvision nements. Enfin, nous allons sur le plan international, renvoyer une nouvelle fois une image déplo rable et désorganisée de notre pays. Pour la destination France et pour la saison estivale à venir, ce printemps de grèves a, assurément, des conséquences né fastes. Ces situations de blocage nuisent à nos petites entreprises, dans nos territoires, qui sont les premières touchées et fragilisées ». espérait beaucoup de l’organisation du Grand Prix de France dans le Var. Mais, les espoirs sont douchés par les grèves. Les réservations sont reportées ou annulées et je crains que beaucoup de français ne partent vers des destinations concurrentes moins chères mais plus sûres ». • Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR