Jean-Jacques Bréban, nouveau président du CIVP
Réunis en assemblée générale le 5 juillet, les délégués du Conseil Interprofessionnel des Vins de Provence (CIVP) ont élu Jean-Jacques Bréban, en tant que…

Le PDG des Vins Bréban, société familiale de négoce basée à Brignoles, prend ainsi la succession d’Alain Baccino dans le cadre de la traditionnelle alternance à la tête du CIVP entre les représentants de la production et ceux du négoce.
TROIS AXES STRATEGIQUES

Acteur depuis quarante ans de la montée en puissance des Vins de Provence, comme négociant mais aussi en tant que personnalité impliquée au sein des organisations collectives, Jean-Jacques Bréban n’est pas un nouveau venu puisqu’il présida le CIVP entre 2006 et 2009 puis entre 2012 et 2015. Ce fin connaisseur des dossiers liés aux Vins de Provence veut profiter de son troisième mandat pour avancer sur trois axes stratégiques structurants : le leadership à l’export, la préservation des terres viticoles et la transition écologique. (Note: 'fin' and 'profiter' corrected from 'fi n' and 'profi ter')
LEADERSHIP A L’EXPORT

« Les Vins de Provence ont su ouvrir des marchés, comme les États-Unis, qui étaient des marchés fermés au rosé mais il ne faut pas croire que le plus dur est fait. Le plus dur va être d’y conserver notre leadership. Car si on a ouvert la voie, on a aussi montré aux vignobles concurrents, notamment ceux du pourtour méditerranéen, quels étaient les marchés porteurs. La phase où il fallait rechercher et convaincre des importateurs est terminée. Maintenant, on est dans le développement de l’image et le gain de notoriété ; on doit pouvoir s’adresser, via des opérations collectives, aux influenceurs et prescripteurs », a constaté le nouveau responsable du CIVP. (Note: 'influenceurs' corrected from 'infl uenceurs')
PRESERVATION DES TERRES AGRICOLES

Il a ajouté, promettant une collaboration entre tous les acteurs : « Notre vignoble crée de la richesse et donne du travail à nos jeunes, c’est un outil à protéger. C’est pourquoi nous avons à travailler, en collaboration avec l’ensemble des acteurs, dont les organismes de défense et de gestion des trois appellations des Vins de Provence, les chambres d’agriculture et les élus locaux, pour ouvrir de nouvelles surfaces à la production et bien sûr préserver nos terres viticoles de la pression foncière ».
Jean-Jacques Bréban avance une explication : « Peut-être parce qu’il est situé au milieu de paysages à la fois magnifiques et vulnérables, notre vignoble a été l’un des premiers à s’engager dans cette transition. Aujourd’hui, c’est, par exemple, un des vignobles de France cité en modèle pour ce qui est du taux de conversion à la viticulture biologique ». (Note: 'magnifiques' corrected from 'magnifi ques')

L’ENVIRONNEMENT N‘EST PAS UNE CONTRAINTE
Optimiste, le président du CIVP a conclu : « Cette exemplarité, nous voulons la conserver, d’autant que la demande sociale va dans notre sens. Mais nous voulons avancer de façon collective, en accompagnant et en formant tous nos adhérents, pour que la transition écologique du vignoble concerne bien tout le vignoble, sans laisser personne de côté. La question environnementale ne doit pas être vue comme une contrainte, mais plutôt comme un élément de notre stratégie d’ensemble. Car l’environnement, c’est aussi préserver nos vignes de la pression foncière et c’est également approfondir la notion de lien au terroir, décisive pour notre authenticité et notre positionnement ».

LE NOUVEAU BUREAU
• président : Jean-Jacques Bréban• 1er vice-président : Philippe Laillet• 2e vice-président : Éric Pastorino• 3e vice-président : Didier Pauriol• secrétaire général : Paul Bernard• secrétaire général adjoint : Philippe Brel• trésorier : Éric Lambert• trésorier adjoint : Salvatore Patti
















« Les Vins de Provence ont su ouvrir des marchés, comme les États-Unis, qui étaient des marchés fermés au rosé mais il ne faut pas croire que le plus dur est fait. Le plus dur va être d’y conserver notre leadership. Car si on a ouvert la voie, on a aussi montré aux vignobles concurrents, notamment ceux du pourtour méditerranéen, quels étaient les marchés porteurs. La phase où il fallait rechercher et convaincre des importateurs est terminée. Maintenant, on est dans le développement de l’image et le gain de notoriété ; on doit pouvoir s’adresser, via des opérations collectives, aux infl uenceurs et prescripteurs », a constaté le tous les acteurs : « Notre vignoble crée de la richesse et donne du travail à nos jeunes, c’est un outil à protéger. C’est pourquoi nous avons à travailler, en collaboration avec l’ensemble des acteurs, dont les organismes de défense et de gestion des trois appellations des Vins de Provence, les chambres d’agriculture et les élus locaux, pour ouvrir de nouvelles surfaces à la production et bien sûr préserver nos terres viticoles de la pression foncière ». « Peut-être parce qu’il est situé au milieu de paysages à la fois magnifi ques et vulnérables, notre vignoble a été l’un des premiers à s’engager dans cette transition. Aujourd’hui, c’est, par exemple, un des vignobles de France cité en modèle pour ce qui est du taux de conversion à la viticulture biologique ». exemplarité, nous voulons la conserver, d’autant que la demande sociale va dans notre sens. Mais nous voulons avancer de façon collective, en accompagnant et en formant tous nos adhérents, pour que la transition écologique du vignoble concerne bien tout le vignoble, sans laisser personne de côté. La question environnementale ne doit pas être vue comme une contrainte, mais plutôt comme un élément de notre stratégie d’ensemble. Car l’environnement, c’est aussi préserver nos vignes de la pression foncière et c’est également approfondir la notion de lien au terroir, décisive pour notre authenticité et notre positionnement ». •