La député Sereine Mauborgne en visite à l’EHPAD
Depuis quelques semaines, la député Sereine Mauborgne va à la rencontre des EHPAD de sa circonscription pour échanger avec le personnel.

Début août, elle a effectué une visite très instructive, accompagnée par François Arizzi, le maire, à la résidence Olive et Germain Braquehais. Avec 84 résidents pour 84 places, l'établissement compte 49 salariés dont 4 infirmières et 18 postes d'aides-soignantes. Une gestion compliquée, mais gérée de main de maître par Corinne Rubia, directrice, comme a pu le constater l'élue nationale, lors d'un échange très instructif avec le personnel.

PRESSION QUOTIDIENNE « Nous avons 18 ETP* d'aides-soignants, là où il en faudrait 22 pour fonctionner de manière optimale. Et, seulement, une aide-soignante et un agent hôtelier pour 84 résidents la nuit. Nos aides - soignantes effectuent 12 à 13 toilettes chaque matin, c'est trop !
Elles doivent prendre le temps tout en étant pressées, c'est cette diffi- culté qui est difficile à vivre » expliquait Corinne Rubia.
Tour à tour, aides-soignantes, infirmières, méde- cins ont exposé leur quotidien à la député, parti- culièrement sensible au sujet. « Aujourd'hui, nous devons nous interroger sur ce que vieillir en France représente. C'est un su- jet essentiel.
À l'heure actuelle, nous avons 1,5 millions de personnes en institution. À l'horizon 2035, elles seront 5 millions », a prévenu la par- lementaire.

MANQUE DE RECONNAISSANCE Un sujet qui lui tient à cœur, car elle-même in- firmière. Puis, elle a interrogé le personnel sur ses conditions de travail, et sur les mesures annoncées par la ministre de la santé. De ces échanges, il ressort que le personnel souffre du manque de reconnaissance de la société pour ce travail difficile.

« On entend, souvent, parler de maltraitance ou de grèves quand il s'agit des maisons de retraite. Mais, on ne présente pas assez aux jeunes le plaisir qu'il existe de travailler avec des per- sonnes âgées, qui sont attachantes, qui ont des histoires à transmettre, une peau belle à toucher. On parle trop peu du bonheur que l'on a à aider l'autre », a ajouté Sereine Mauborgne.

EXCELLENTE RÉPUTATION De son côté, François Arizzi, a tenu à saluer la véritable vocation de ses hommes et femmes qui œuvrent, au quotidien, pour conserver le bien- être et la dignité des anciens. Reconnaissant que la structure avait besoin de moyens humains supplémentaires, il a, toutefois, souligné l'ex- cellente réputation de l'établissement et de son personnel.
« Effectivement, nous sommes dans un établissement qui va bien et à qui il faudrait donner un peu plus pour aller encore mieux. Mais, nous devons être fiers de vous avoir et je tiens à vous apporter ma reconnaissance et mon soutien », a convenu la parlementaire du groupe LAREM.



« Nous avons 18 ETP* d’aides-soignants, là où il en faudrait 22 pour fonctionner de manière optimale. Et, seulement, une aide-soignante et un agent hôtelier pour 84 résidents la nuit. Nos aides - soignantes effectuent 12 à 13 toilettes chaque matin, c’est trop ! Elles doivent prendre le temps tout en étant pressées, c’est cette diffi culté qui est difficile à vivre » expliquait Corinne « Aujourd’hui, nous devons nous interroger sur ce que vieillir en France représente. C’est un su jet essentiel. À l’heure actuelle, nous avons 1,5 millions de personnes en institution. À l’horizon 2035, elles seront 5 millions », a prévenu la par « On entend, souvent, parler de maltraitance ou de grèves quand il s’agit des maisons de retraite. Mais, on ne présente pas assez aux jeunes le plaisir qu’il existe de travailler avec des per sonnes âgées, qui sont attachantes, qui ont des histoires à transmettre, une peau belle à toucher. On parle trop peu du bonheur que l’on a à aider personnel. « Effectivement, nous sommes dans un établissement qui va bien et à qui il faudrait donner un peu plus pour aller encore mieux. Mais, nous devons être fiers de vous avoir et je tiens à vous apporter ma reconnaissance et mon Carole AMARO (texte et photo) *ETP : équivalent temps plein