26/07/2026

Le SCLV et la Préfecture du Var réunis autour des questions littorales

Lundi 13 août, les maires du Syndicat des Communes du Littoral Varois (SCLV) ont abordé les questions relatives au littoral avec Jean-Luc Videlaine, Préfet du…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 5 septembre 2018 Lecture : 3 min
Partager

Les maires et élus du SCLV étaient réunis, autour de Jean-Luc Videlaine, préfet du Var, en présence de Frédéric Cuvillier, ancien Ministre des transports, de la mer et de la pêche. Comme l’a détaillé, en introduction de la réunion, Gil Bernardi, président du SCLV et maire du Lavandou, après avoir remercié Frédéric Cuvillier de sa présence, « le littoral varois est au centre d’enjeux environnementaux et économiques qui réclament une vision globale et prospective des élus locaux, en partenariat avec les services de l’État ».

VISION GLOBALE ET PROSPECTIVE

Érosion, Loi littoral, lutte contre les pollutions marines, exploitation des bains de mer, mouillage des bateaux de plaisance, gestion des croisières, surveillance des baignades, les sujets liés à la mer sont nombreux et nécessitent une bonne coordination de tous les acteurs. Après avoir dressé le bilan des actions mises en place par le syndicat dans tous ces domaines, Gil Bernardi a invité les maires des communes membres à échanger avec Jean-Luc Videlaine et ses services, sur des questions propres à chaque territoire.

ALLIER ECONOMIE ET ECOLOGIE

Ainsi, pour Jean-Pierre Giran, maire de Hyères, les préoccupations actuelles portent sur les contradictions entre promotion économique et préservation du littoral. « Hyères a enregistré un retard dans le développement des infrastructures il y a 50 ans. Il n’y a pas d’hôtel 4 étoiles par exemple, ce qui est difficilement compréhensible pour la capitale touristique du Var. Comment desserrer l’étreinte pour arbitrer de façon plus significative » ?

« Des possibles », a répondu Jean-Luc Videlaine. Puis, de la préfecture, a précisé : « Le droit à l’expérimentation pour la commune de Hyères sera mis en place en 2019 par le Ministère ».

OUVRAGE DE PROTECTION EN MER

Du côté de La Londe-les-Maures, ce sont les ouvrages portuaires qui étaient pointés du doigt. Jean-Jacques Depirou, adjoint en charge dérogations exceptionnelles « le désensablement du port, obligatoire chaque année, pour pallier la démolition d’un ouvrage par l’État ».

Serge Jacob, secrétaire du littoral, a interpellé les services de l’État sur « le désensablement du port, obligatoire chaque année, pour pallier la démolition d’un ouvrage par l’État ».

David Barjon, directeur de la DDTM, a répondu : « Ce dossier est conjointement étudié par la préfecture et le Ministère de la Défense qui a la responsabilité de cet ouvrage. Nous discutons, actuellement, sur la solution à apporter : encapsuler l’ouvrage qui pose problème ou reconstruire un nouvel ouvrage qui servirait au port ».

QUE FAIRE DES POSIDONIES ?

Bien que le sujet ne concerne pas seulement la commune de Bandol, Michel Ceccaldi, conseiller municipal, a relancé le sujet de la préservation des posidonies : « Comment peut-on amender la règle du stockage des posidonies ? Lorsqu’elles arrivent sur nos plages, les posidonies sont mortes, c’est coûteux pour les villes d’assurer leur acheminement vers des lieux de stockage ».

Pour Jean-Luc Videlaine : « Les posidonies jouent un rôle essentiel contre l’érosion ».

Et, David Barjon a expliqué : « La seule distinction possible se base sur le lieu de présence des posidonies. La posidonie dans les ports peut faire l’objet d’une demande de destruction, la posidonie des plages, non. Il n’y a pas de dérogation possible, car cette espèce est protégée au niveau européen, y compris à l’état sec, sur les plages ».

VERS LA DISPARITION DES CRS

SUR LES PLAGES

Après une baisse constante des effectifs de la Compagnie Républicaine de Sécurité (CRS/ MNS) sur les plages l’été (de 1 000 au début des années 2000 à 290 cette année), Gil Bernardi, a interrogé le préfet sur la pérennité de ce dispositif.

« Comme l’a détaillé le Ministre de l’Intérieur dans la presse, ce dispositif est coûteux, critiqué par la Cour des comptes, et il ne s’agit pas d’une mission régalienne. Je serai imprudent de dire que la présence des CRS MNS sera maintenue », a prévenu Jean-Luc Videlaine.

Une question reste sans réponse : Si les CRS disparaissent sur les plages, qui fera la police ? Car, ce n’est pas du ressort des sapeurspompiers ou des sauveteurs de la SNSM qui, peu à peu, les remplacent en termes de secours mais pas de police des plages ! •

de sa présence, « le littoral varois est au centre d’enjeux environnementaux et économiques qui réclament une vision globale et prospective des élus locaux, en partenariat avec les services de l’État ». retard dans le développement des infrastructures il y a 50 ans. Il n’y a pas d’hôtel 4 étoiles par exemple, ce qui est difficilement compréhensible pour la capitale touristique du Var. Comment desserrer l’étreinte pour arbitrer de façon plus significative » ? l’expérimentation pour la commune de Hyères sera mis en place en 2019 par le Ministère ». « le désensablement du port, obligatoire chaque année, pour pallier la démolition d’un ouvrage par l’État ». « Ce dossier est conjointement étudié par la préfecture et le Ministère de la Défense qui a la responsabilité de cet ouvrage. Nous discutons, actuellement, sur la solution à apporter : encapsuler l’ouvrage qui pose problème ou reconstruire un nouvel ouvrage qui servirait au port ». des posidonies : « Comment peut-on amender la règle du stockage des posidonies ? Lorsqu’elles arrivent sur nos plages, les posidonies sont mortes, c’est coûteux pour les villes d’assurer leur acheminement vers des lieux de stockage ». un rôle essentiel contre l’érosion ». possible se base sur le lieu de présence des posidonies. La posidonie dans les ports peut faire l’objet d’une demande de destruction, la posidonie des plages, non. Il n’y a pas de dérogation possible, car cette espèce est protégée au niveau européen, y compris à l’état sec, sur les plages ». « Comme l’a détaillé le Ministre de l’Intérieur dans la presse, ce dispositif est coûteux, critiqué par la Cour des comptes, et il ne s’agit pas d’une mission régalienne. Je serai imprudent de dire que la présence des CRS MNS sera maintenue », Léa AUTRAN (avec Gilles CARVOYEUR) *tous les dossiers traités par le syndicat sont disponibles sur le site sclv.fr