Olivier Foucou, viticulteur : « Un grand millésime de vigneron »
Les vendanges aux Borrels se sont terminées sur un constat positif pour les viticulteurs de la vallée vigneronne.

Ainsi, au domaine Saint-Albert, 14 hectares exploités par Olivier Foucou, la vendange a pris fin le 15 septembre. Elle avait débuté le 27 août. « Ce sera un millésime de vignerons avec un grand V car cette récolte récompensera celui qui a de l’expérience et de la rigueur dans le travail du vin », assure Olivier Foucou, particulièrement satisfait de la qualité du raisin récolté dans ses vignes.

IMPORTANCE DU MISTRAL Le vigneron ajoute, en expert : « On se rend compte que le mistral est une composante essentielle de la vigne. Cette année, la vendange renoue avec certaines très bonnes années (1968). Il faut arrêter de dire que seule la pluie peut nuire à la récolte.
L’absence de mistral est tout aussi importante, notamment après les épisodes pluvieux, car sans mistral, les vignes n’ont pas le temps de sécher ».
L’exploitant viticole reprend : « Et, croyez-moi, ce n’est pas qu’un simple détail ! Car, l’absence de mistral favorise la contamination par le mildiou qui a un contexte favorable pour se développer. Sur certains secteurs, une partie de la récolte a été perdue.
Par ailleurs, l’absence de vent impacte également la qualité et les quantités récoltées. Ce que je constate, c’est qu’au 21ème siècle, malgré toute notre technologie, nous restons impuissants face aux éléments naturels ».
QUAND LA NATURE DEFIE LA TECHNOLOGIE « La technologie est, finalement, peu de chose face à la nature. Malgré tout, on s’en sort bien. Mais, ce résultat, on le doit aussi à notre travail, notre rigueur et notre expérience », conclut le viticulteur. Bref, le défi n’est pas technologique. C’est même l’inverse. C’est la nature qui défie la technologie !
Pour Élie Di Russo, adjoint spécial des Borrels, « l’excellent travail de nos viticulteurs et, surtout, de nos viticultrices, démontre que notre vallée est vraiment vigneronne. Car, il y a de plus en plus de femmes aux commandes des exploitations. Je cite par exemple Christelle, Caroline, Amandine, Julie.
Et, ce qui me semble important, c’est qu’elles sont toutes engagées dans une démarche écologique ».
TRANSITION ENERGETIQUE Le maire adjoint décrypte : « L’écologie est un enjeu croissant notamment à travers la réduction de l’empreinte carbone. Je suis ravi de voir que nos viticulteurs et viticultrices sont résolument engagés dans cette voie vertueuse, notamment grâce à la production en bio ou en raisonné. La transition écologie est une réalité dans la vallée.
Si nous habitons une vallée magnifique, nous le devons aux vignerons ».
Par ailleurs, l’adjoint spécial de la fraction des Borrels se félicite également de la transmission des savoirs-faire. « Nos viticulteurs participent, activement, à la transmission des savoirs-faire grâce à leur implication dans le lycée agricole, en prenant des stagiaires », conclut, enthousiaste, l’élu local.
« Ce sera un millésime de vignerons avec un grand V, car cette récolte récompensera celui qui a de l’expérience et de la rigueur dans le travail compte que le mistral est une composante essentielle de la vigne. Cette année, la vendange renoue avec certaines très bonnes années (1968). Il faut arrêter de dire que seule la pluie peut nuire à la récolte. L’absence de mistral est tout aussi importante, notamment après les épisodes pluvieux, car sans mistral, les vignes n’ont pas le temps de sécher ». n’est pas qu’un simple détail ! Car, l’absence de mistral favorise la contamination par le mildiou qui a un contexte favorable pour se développer. Sur certains secteurs, une partie de la récolte a été perdue. Par ailleurs, l’absence de vent impacte également la qualité et les quantités récoltées. Ce que je constate, c’est qu’au 21ème siècle, malgré toute notre technologie, nous restons impuissants face aux éléments naturels ». « La technologie est, finalement, peu de chose face à la nature. Malgré tout, on s’en sort bien. Mais, ce résultat, on le doit aussi à notre travail, notre rigueur et « l’excellent travail de nos viticulteurs et, surtout, de nos viticultrices, démontre que notre vallée est vraiment vigneronne. Car, il y a de plus en plus de femmes aux commandes des exploitations. Je cite par exemple Christelle, Caroline, Amandine, Julie. Et, ce qui me semble important, c’est qu’elles sont toutes engagées dans une démarche écologique ». enjeu croissant notamment à travers la réduction de l’empreinte carbone. Je suis ravi de voir que nos viticulteurs et viticultrices sont résolument engagés dans cette voie vertueuse, notamment grâce à la production en bio ou en raisonné. La transition écologie est une réalité dans la vallée. Si nous habitons une vallée magnifique, nous le devons aux vignerons ». « Nos viticulteurs participent, activement, à la transmission des savoirs-faire grâce à leur implication dans le lycée agricole, en prenant des Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR