Vincent Morisse, président : « J’espère le contournement de Sainte-Maxime pour 2023 »
Véritable serpent de mer depuis le début des années 80, le contournement Ouest de Sainte-Maxime (COSMA) va peut-être finir par voir le jour. Mais pas avant…

ENTRE 70 ET 100 MILLIONS D'€ Lors d'une conférence de presse destinée à présenter le COSMA (Contournement Ouest de Sainte-Maxime) Vincent Morisse, le président de la Communauté de communes du golfe de Saint-Tropez, était d'excellente humeur ! Enfin, pas tout à fait car il avait dû subir pour se rendre au siège de la Communauté de communes à Cogolin, les embouteillages monstres du carrefour de la Foux, pour cause de braderie à Saint-Tropez ! UN PROJET DE 40 ANS Des difficultés de circulation récurrentes qui ont, bien évidemment, apporté de l'eau au moulin du maire de Sainte-Maxime qui présentait le projet de contournement de sa ville.

« Aujourd'hui, je suis venu vous parler d'un dossier très important, en l'occurrence le COSMA et j'ai souhaité le faire en présence de l'ensemble de acteurs concernés par ce dossier, à savoir, la Communauté de communes, la Région et le Département. Certains ont pu croire que ce dossier avait été mis aux oubliettes ou rangé au fond d'un tiroir. Il n'en est rien !
Au contraire, la présence de la Région et du Département dit le contraire car ce dossier continue d'avancer. Notre objectif reste de le concrétiser. D'ailleurs, les élus de la Communauté de communes portent, à l'unanimité, ce projet, ce qui est déjà une avancée dans le golfe.
Mais, ce n'est pas la peine de ressasser le passé ».
Certes, c'est à petite vitesse que le dossier avance car les premiers projets de contournement remontent au début des années 80. Puis, le dossier a été contrarié par la décision de l'État, au milieu des années 2000, de transférer les routes nationales aux Départements. Depuis 2006, c'est donc le Conseil Départemental du Var qui a repris la main.
Le maire de Sainte-Maxime prévient : « La réalisation de ce contournement dépendra de la mobilisation des trois collectivités (intercommunalité, Région et Département) et de l'État ».
Le tracé, qui a les faveurs des élus du golfe, part de la route départementale 25 pour se terminer au carrefour avec la D 559, au niveau du nouveau rond-point qui vient d'être réalisé par le Département. Ainsi, depuis 2006, le Département a rencontré les élus du golfe et a fait travailler ses équipes sur le tracé le plus propice. Cette étude, par le bureau d'ingénierie du Conseil Départemental, a pris en compte tous les aspects du dossier (environnement, déplacements doux, paysages).
Vincent Morisse ajoute : « Pour finaliser ce dossier, il nous faut l'accord de l'État à travers celui de la DREAL. Il faudra passer les ultimes obstacles administratifs avant d'aborder le volet financier. A ce titre, la Région est un élément clé du dossier, en support du Département et de la Communauté de communes.
Mais, le Conseil Départemental ne pourra pas le financer seul. La Communauté de communes ne pourra pas le financer seule. C'est pourquoi, il faudra solliciter la Région à travers son Schéma Régional d'Aménagement Territorial, dans lequel a été inscrit l'aménagement de la route du golfe ».
Le coût de la réalisation de cette route de contournement est évalué entre 70 et 100 millions d'€. D'où l'inscription au prochain Contrat État – Région (2020 - 2021), un document contractuel entre les deux institutions qui est mis à jour tous les 5 ans.
MODES DOUX DE DÉPLACEMENT Le président de l'intercommunalité du golfe précise encore : « L'inscription de notre dossier ne suffit pas. Il faut qu'il soit accompagné par des modes alternatifs de déplacement (transport commun, transport en site propre, vélo, etc.) A ce niveau, le Conseil Départemental a bien avancé sur ces points, notamment grâce à une étude sur les transports en commun en site propre entre Sainte-Maxime et Saint-Tropez.
C'est une approche globale des modes de déplacement dans le golfe. Il faut imaginer la route du bord de mer dédiée aux nouveaux modes de transport, plus écologiques puisque le flux serait transféré vers le COSMA ». Pour l'instant, le Conseil Départemental poursuit ses études et la Région est sensibilisée à ce dossier par les conseillers régionaux varois.
UN TRACÉ TIENT LA CORDE Les élus du golfe penchent pour le tracé qui passe par le vallon entre Grimaud (carrefour de Saint-Pons) et Sainte-Maxime (RD 25). « Ce tracé de 7 km de long (une route à deux fois une voie) épouse au maximum un relief peu accidenté. En cas de montée assez rude, le Département envisage de créer une deux voies montantes comme c'est le cas actuellement pour le RD 25.
Mais la deux voies ne serait pas dotée d'un séparateur central et la vitesse serait limitée à 80 km/h voire 70 km/h », a expliqué le représentant du Département. Il a ajouté : « L'État a souhaité qu'on étudie un second tracé plus proche des habitants. Mais, ce tracé compte deux inconvénients majeurs : une trop grande proximité avec les maisons et surtout, des travaux qui se feraient à flanc de colline et dont le coût serait supérieur au tracé préféré dans la vallée ».
Aussi, les habitants du golfe devront patienter avant de voir la réalisation effective de cet investissement routier, nécessaire sinon vital au développement du golfe de Saint-Tropez. Lors de cette conférence de presse, Vincent Morisse a évoqué les problématiques de déplacement. Mais les solutions immédiates à mettre en œuvre sont assez limitées.
Compte-tenu d'un habitat dispersé, les transports en commun ne sont pas forcément les plus pertinents, surtout si les bus restent coincés dans les embouteillages ! Et, on ne pourra mettre en place un vrai schéma de transports en commun qu'à la condition de fluidifier la route du bord de mer c'est à dire de réaliser le contournement de Sainte-Maxime. Comme l'a fait remarquer Vincent Morisse, "c'est le chien qui se mord la queue" !
En attendant, la route de Saint-Tropez est constamment congestionnée et il suffit du moindre obstacle pour créer un embouteillage monstre. L'été, la situation est encore plus difficile puisque le golfe passe de 55 000 habitants à 440 000 ! Sans avoir les infrastructures en rapport avec cet afflux estival de population.
Pour ceux qui en doutent encore, le projet de COSMA se poursuivra à partir de Grimaud jusqu'au carrefour de la Foux. Les travaux de ce second barreau devraient être menés en même temps que le COSMA.
Mais, ce n'est pas parce que le contournement du golfe verra le jour qu'il y aura moins de voitures. À terme, le seul espoir est qu'elles roulent à l'électrique.
« Aujourd’hui, je suis venu vous parler d’un dossier très important, en l’occurrence le COSMA et j’ai souhaité le faire en présence de l’ensemble de acteurs concernés par ce dossier, à savoir, la Communauté de communes, la Région et le Département. Certains ont pu croire que ce dossier avait été mis aux oubliettes ou rangé au fond d’un tiroir. Il n’en est rien ! Au contraire, la présence de la Région et du Département dit le contraire car ce dossier continue d’avancer. Notre objectif reste de le concrétiser. D’ailleurs, les élus de la Communauté de communes portent, à l’unanimité, ce projet, ce qui est déjà une avancée dans le golfe. Mais, ce n’est pas la peine de ressasser le passé ». prévient : « La réalisation de ce contournement dépendra de la mobilisation des trois collectivités (Intercommunalité, Région et Département) et de l’État ». dossier, il nous faut l’accord de l’État à travers celui de la DREAL. Il faudra passer les ultimes obstacles administratifs avant d’aborder le volet financier. À ce titre, la Région est un élément clé du dossier, en support du Département et de la Communauté de communes. Mais, le Conseil Départemental ne pourra pas le financer seul. La Communauté de communes ne pourra pas le financer seule. C’est pourquoi, il faudra solliciter la Région à travers son Schéma Régional d’Aménagement Territorial, dans lequel a été inscrit l’aménagement de la route du golfe ». précise encore : « L’inscription de notre dossier ne suffit pas. Il faut qu’il soit accompagné par des modes alternatifs de déplacement (transport doux, transport en commun en site propre, vélo, etc.). À ce niveau, le Conseil Départemental a bien avancé sur ces points, notamment grâce à une étude sur les transports en commun en site propre entre Sainte-Maxime et Saint- Tropez. C’est une approche globale des modes de déplacement dans le golfe. Il faut imaginer la route du bord de mer dédiée aux nouveaux modes de transport, plus écologiques puisque le flux serait transféré vers le COSMA ». de 7 km de long (une route à deux fois une voie) épouse au maximum un relief peu accidenté. En cas de montée assez rude, le Département envisage de créer une deux voies montantes comme c’est le cas actuellement pour le RD 25. Mais la deux voies ne serait pas dotée d’un séparateur central et la vitesse serait limitée à 80 Il a ajouté : « L’État a souhaité qu’on étudie un second tracé plus proche des habitations. Mais, ce tracé compte deux inconvénients majeurs : une trop grande proximité avec les maisons et surtout, des travaux qui se feraient à flanc de colline et dont le coût serait supérieur au tracé préféré dans la vallée ». Gilles CARVOYEUR