26/07/2026

Christian Simon, maire : « Les mesures du gouvernement seront-elles de nature à restaurer la paix…

Avant de se livrer au traditionnel exercice du bilan de l’année passée, puis des perspectives 2019, Christian Simon a souhaité revenir sur l’actualité.

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 21 janvier 2019 Lecture : 7 min
Christian Simon, maire : « Les mesures du gouvernement seront-elles de nature à restaurer la paix sociale » ?
Christian Simon, maire : « Les mesures du gouvernement seront-elles de nature à restaurer la paix sociale » ?© La Gazette du Var
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Et, notamment sur la crise sociale qui a marqué ces dernières semaines : « La fin d’année 2018 aura incontestablement été marquée par la crise des « gilets jaunes », abondamment commentée par les médias, et par les utilisateurs des réseaux sociaux », rappelle-t-il. Il ajoute : « Les contestations ont engendré des dérives, bien évidemment intolérables, prenant la forme d’actes de violence, de destructions gratuites du patrimoine public, de violation de la propriété privée, et de pillage des biens d’autrui. On peut malgré tout entendre cette colère, et comprendre sa légitimité. Ce que nous révèle cette grogne sociale en toile de fond, est bien le mal-être et la qualité de vie dégradée. Les revendications sont protéiformes, et le public qui en est à l’origine, très hétéroclite. Ce qui s’est joué, et peut encore se jouer, est plus complexe qu’il n’y parait. Ces revendications sont en effet aussi louables qu’elles semblent être ambivalentes. L’intervention de la seule puissance publique pour les faire aboutir, est en effet génératrice de dépenses supplémentaires. Et, leur financement ne peut être assuré que par l’impôt, ou à défaut, par des choix budgétaires, opérés sur certains volets politiques, au détriment d’autres. Le président de la République a annoncé une série de décisions visant l’amélioration du pouvoir d’achat. Il y a le feu dans la maison, et il a ainsi déclaré vouloir renouer le dialogue avec les maires. J’en prends bonne note. Tout comme je rappelle aussi que jusqu’alors, les élus locaux ne trouvaient plus d’écoute auprès des représentants de l’État. J’ai à l’esprit les maintes et maintes tentatives de me faire entendre, auprès des services de la préfecture, du 1er ministre, et de l’Élysée, au sujet de l’incapacité technique, et de cette folie, d’obliger notre ville, à construire 1 600 logements sociaux d’ici 2025. Rien n’y a fait pour le moment. Les Crauroises et les Craurois règlent en attendant l’amende de 850 000 € par an, pour non-respect de cette obligation. 850 000 € que nous préférerions mettre au profit de l’enfance, de l’animation, de la sécurité, ou de la qualité de vie de notre commune ».

Christian Simon, maire : « Les mesures du gouvernement seront-elles de nature à restaurer la paix sociale » ?

QUALITE DE VIE DEGRADEE

TOUR DE PASSE-PASSE POLITICIEN

L’élu local s’interroge : « L’avenir proche nous dira, d’une part, si les mesures prises sont de nature à restaurer la paix sociale. Et, d’autre part, si derrière cette tentative de restauration du dialogue, il n’est pas question d’un tour de passe-passe purement politicien. Un tour de passe-passe qui tendrait à faire croire que les élus locaux seraient désormais associés aux décisions du gouvernement, en usant d’un prétendu pouvoir qu’ils ne possèdent pas. Et ce, de façon à faire porter l’impopularité des mesures les plus délicates, sur les épaules des élus de proximité. J’ai bien peur que la volonté affichée du président, d’organiser dans les mairies, la grande concertation nationale annoncée, ne me donne raison. Cette concertation ne nous pose aucun souci. D’ailleurs, afin qu’il organise des débats apaisés, c’est bien volontiers, que nous mettrons à Et, je serai assis dans l’assistance, pour faire valoir les intérêts des Craurois, et obtenir des réponses » !

« ENSEMBLE, ON VA PLUS LOIN »

Le vice-président de la Métropole reprend : « Vous l’avez constaté, l’actualité plus locale, c’est aussi la réorganisation administrative de nos territoires. Depuis plusieurs années, la loi impose le regroupement des communes françaises au sein d’Établissements Publics de Coopération Intercommunale, ce qu’on appelle plus couramment l’intercommunalité. Nous concernant, il s’agit de Toulon Provence Méditerranée, devenu Métropole de plein droit depuis le 1er janvier. Des missions auparavant assurées par la commune lui ont été ainsi confiées, et les agents communaux correspondants, transférés. Le maire reste cependant l’interlocuteur privilégié des Crauroises et des Craurois, par l’intermédiaire de l’antenne locale de la Métropole, délocalisée dans la commune. Dans une conjoncture où les marges de manœuvres en matière d’utilisation des dépenses publiques, sont minces, la naissance de la Métropole Toulon Provence Méditerranée, relève plus d’une évolution que d’une révolution. Je conclurais ce chapitre par cette image bien connue : seul on va plus vite, ensemble on va plus loin. C’est là toute l’ambition de notre Métropole ».

ATTRACTIVITE DU CENTRE-VILLE

Le premier magistrat se félicite de l’attractivité économique de la ville : « Autre ambition que mon équipe et moi-même avons, je veux parler du maintien et du développement, du commerce de proximité. Vous le savez, je l’écris et je le répète assez souvent, j’en fais un cheval de bataille, tant il est un facteur de lien social, et de bien vivre dans nos villes. ce jour, c’est une réalité. C’est en ce sens que notre municipalité a axé un des aspects de sa politique sur l’attractivité du centre-ville. Cette dernière passe par son embellissement, sa modernisation, et la facilitation du stationnement. La phase trois de requalification du cœur de ville a concerné la réfection d’une partie de l’avenue Jean Toucas. Le deuxième tronçon sera réalisé avant fin 2019, dans le même esprit. Malgré l’impact économique indéniable et les nuisances occasionnées, et même s’ils ont été concertés en amont, les commerçants ont fait preuve d’un état d’esprit remarquable, dans l’intérêt général. Je tenais à le souligner. Je tenais, de plus, à chaleureusement féliciter pour leur dynamisme, les deux associations locales de commerçants : « Les Vitrines de La Crau », et « les Petits Commerces de La Crau. »

UN NOUVEAU PARKING À LA MOUTONNE

Avec cette avenue Jean Toucas toute neuve, les Crauroises et les Craurois bénéficient, dorénavant, d’une artère commerçante plus agréable. Elle permet également de donner une nouvelle disposition, plus adaptée à nos marchés hebdomadaires. Les riverains peuvent profiter d’un nouvel enrobé phonique, qui diminue considérablement les bruits de roulements des véhicules. Dans le même registre, un parking d’une trentaine de places a été réalisé à l’Ouest de l’avenue Jean Toucas. 50 places de stationnement supplémentaires, entre la bibliothèque et l’école Jean Giono, ont été réalisées, portant la capacité des parkings Jean Natte et Jean Moulin, à 240 places. Cette année, 15 places verront le jour, toujours à l’Ouest de l’avenue Jean Toucas, au niveau de l’îlot des Fauvettes. Sans fierté démesurée, La Crau peut maintenant légitimement s’enorgueillir de voir son centre-ville, offrir 1 200 places de parking gratuites, dont la plus excentrée se trouve à 500 mètres à pieds. L’ensemble de ces travaux fait partie intégrante d’une seule et même opération globale de restructuration du cœur de ville. Opération pour laquelle le concours financier de la Région a avoisiné les 700 000 € ». Pour le maire : « L’attractivité d’un territoire est aussi tributaire de son animation. Aussi, outre notre programmation événementielle habituelle, sans égrainer la liste exhaustive des manifestations, j’en retiendrais trois pour 2018. La première, toute nouvelle, aura été la magnifique exposition de camions anciens, proposée par l’entreprise Bonifay, connue et reconnue dans le monde économique varois. La seconde aura marqué l’été : Il s’agit de la deuxième édition, du concours national de jeu de boules provençal. Avec près de 200 équipes, et en présence de pointures de la discipline, celui- ci s’impose dans le paysage bouliste national, et propose un moment de pur spectacle pour les amateurs. Enfin, je me dois de m’y arrêter, en raison de sa fréquentation qui fût incroyable : Je parle de notre huitième festival des Arts de la Rue. Avec 53 représentations et 22 compagnies, il aura attiré durant trois jours, 20 000 spectateurs, pour l’immense majorité, venus en famille. Ce qui de mémoire est du jamais vu. La Crau qui a la particularité d’être une cité bicéphale, possède un autre centre-ville, celui de La Moutonne. Depuis peu, les clients de ses commerces ont la possibilité de stationner sur l’extension du parking Maréchal Leclerc, pourvue de 55 places supplémentaires. Ce n’est pas un commerce. Mais au-delà de son importance pour la gestion des carrières des fonctionnaires territoriaux, avec 70 employés, le Centre de Gestion de la Fonction Publique Territoriale du Var, situé quartier de Gavarry et inauguré le 6 juillet, génère une activité précieuse pour notre ville » (...).

fin d’année 2018 aura incontestablement été marquée par la crise des « gilets jaunes », abondamment commentée par les médias, et par les utilisateurs des réseaux sociaux », Il ajoute : « Les contestations ont engendré des dérives, bien évidemment intolérables, prenant la forme d’actes de violence, de destructions gratuites du patrimoine public, de violation de la propriété privée, et de pillage des biens d’autrui. On peut malgré tout entendre cette colère, et comprendre sa légitimité. Ce que nous révèle cette grogne sociale en toile de fond, est bien le mal-être et la qualité de vie dégradée. Les revendications sont protéiformes, et le public qui en est à l’origine, très hétéroclite. Ce qui s’est joué, et peut encore se jouer, est plus complexe qu’il n’y parait. Ces revendications sont en effet aussi louables qu’elles semblent être ambivalentes. L’intervention de la seule puissance publique pour les faire aboutir, est en effet génératrice de dépenses supplémentaires. Et, leur financement ne peut être assuré que par l’impôt, ou à défaut, par des choix budgétaires, opérés sur certains volets politiques, au détriment d’autres. Le président de la République a annoncé une série de décisions visant l’amélioration du pouvoir d’achat. Il y a le feu dans la maison, et il a ainsi déclaré vouloir renouer le dialogue avec les maires. J’en prends bonne note. Tout comme je rappelle aussi que jusqu’alors, les élus locaux ne trouvaient plus d’écoute auprès des représentants de l’État. J’ai à l’esprit les maintes et maintes tentatives de me faire entendre, auprès des services de la préfecture, du 1er ministre, et de l’Élysée, au sujet de l’incapacité technique, et de cette folie, d’obliger notre ville, à construire 1 600 logements sociaux d’ici 2025. Rien n’y a fait pour le moment. Les Crauroises et les Craurois règlent en attendant l’amende de 850 000 € par an, pour non-respect de cette obligation. 850 000 € que nous préférerions mettre au profit de l’enfance, de l’animation, de la sécurité, ou de la qualité de vie de notre commune ». dira, d’une part, si les mesures prises sont de nature à restaurer la paix sociale. Et, d’autre part, si derrière cette tentative de restauration du dialogue, il n’est pas question d’un tour de passe-passe purement politicien. Un tour de passe-passe qui tendrait à faire croire que les élus locaux seraient désormais associés aux décisions du gouvernement, en usant d’un prétendu pouvoir qu’ils ne possèdent pas. Et ce, de façon à faire porter l’impopularité des mesures les plus délicates, sur les épaules des élus de proximité. J’ai bien peur que la volonté affichée du président, d’organiser dans les mairies, la grande concertation nationale annoncée, ne me donne raison. Cette concertation ne nous pose aucun souci. D’ailleurs, afin qu’il organise des débats apaisés, c’est bien volontiers, que nous mettrons à Et, je serai assis dans l’assistance, pour faire valoir les intérêts des Craurois, et obtenir des réponses » ! « Vous l’avez constaté, l’actualité plus locale, c’est aussi la réorganisation administrative de nos territoires. Depuis plusieurs années, la loi impose le regroupement des communes françaises au sein d’Établissements Publics de Coopération Intercommunale, ce qu’on appelle plus couramment l’intercommunalité. Nous concernant, il s’agit de Toulon Provence Méditerranée, devenu Métropole de plein droit depuis le 1er janvier. Des missions auparavant assurées par la commune lui ont été ainsi confiées, et les agents communaux correspondants, transférés. Le maire reste cependant l’interlocuteur privilégié des Crauroises et des Craurois, par l’intermédiaire de l’antenne locale de la Métropole, délocalisée dans la commune. Dans une conjoncture où les marges de manœuvres en matière d’utilisation des dépenses publiques, sont minces, la naissance de la Métropole Toulon Provence Méditerranée, relève plus d’une évolution que d’une révolution. Je conclurais ce chapitre par cette image bien connue : seul on va plus vite, ensemble on va plus loin. C’est là toute l’ambition de notre Métropole ». mon équipe et moi-même avons, je veux parler du maintien et du développement, du commerce de proximité. Vous le savez, je l’écris et je le répète assez souvent, j’en fais un cheval de bataille, tant il est un facteur de lien social, et de bien vivre dans nos villes. ce jour, c’est une réalité. C’est en ce sens que notre municipalité a axé un des aspects de sa politique sur l’attractivité du centre-ville. Cette dernière passe par son embellissement, sa modernisation, et la facilitation du stationnement. La phase trois de requalification du cœur de ville a concerné la réfection d’une partie de l’avenue Jean Toucas. Le deuxième tronçon sera réalisé avant fin 2019, dans le même esprit. Malgré l’impact économique indéniable et les nuisances occasionnées, et même s’ils ont été concertés en amont, les commerçants ont fait preuve d’un état d’esprit remarquable, dans l’intérêt général. Je tenais à le souligner. Je tenais, de plus, à chaleureusement féliciter pour leur dynamisme, les deux associations locales de commerçants : « Les Vitrines de La Avec cette avenue Jean Toucas toute neuve, les Crauroises et les Craurois bénéficient, dorénavant, d’une artère commerçante plus agréable. Elle permet également de donner une nouvelle disposition, plus adaptée à nos marchés hebdomadaires. Les riverains peuvent profiter d’un nouvel enrobé phonique, qui diminue considérablement les bruits de roulements des véhicules. Dans le même registre, un parking d’une trentaine de places a été réalisé à l’Ouest de l’avenue Jean Toucas. 50 places de stationnement supplémentaires, entre la bibliothèque et l’école Jean Giono, ont été réalisées, portant la capacité des parkings Jean Natte et Jean Moulin, à 240 places. Cette année, 15 places verront le jour, toujours à l’Ouest de l’avenue Jean Toucas, au niveau de l’îlot des Fauvettes. Sans fierté démesurée, La Crau peut maintenant légitimement s’enorgueillir de voir son centre-ville, offrir 1 200 places de parking gratuites, dont la plus excentrée se trouve à 500 mètres à pieds. L’ensemble de ces travaux fait partie intégrante d’une seule et même opération globale de restructuration du cœur de ville. Opération pour laquelle le concours financier de la Région a avoisiné les 700 000 € ». Pour le maire : « L’attractivité d’un territoire est aussi tributaire de son animation. Aussi, outre notre programmation événementielle habituelle, sans égrainer la liste exhaustive des manifestations, j’en retiendrais trois pour 2018. La première, toute nouvelle, aura été la magnifique exposition de camions anciens, proposée par l’entreprise Bonifay, connue et reconnue dans le monde économique varois. La seconde aura marqué l’été : Il s’agit de la deuxième édition, du concours national de jeu de boules provençal. Avec près de 200 équipes, et en présence de pointures de la discipline, celui- ci s’impose dans le paysage bouliste national, et propose un moment de pur spectacle pour les amateurs. Enfin, je me dois de m’y arrêter, en raison de sa fréquentation qui fût incroyable : Je parle de notre huitième festival des Arts de la Rue. Avec 53 représentations et 22 compagnies, il aura attiré durant trois jours, 20 000 spectateurs, pour l’immense majorité, venus en famille. Ce qui de mémoire est du jamais vu. La Crau qui a la particularité d’être une cité bicéphale, possède un autre centre-ville, celui de La Moutonne. Depuis peu, les clients de ses commerces ont la possibilité de stationner sur l’extension du parking Maréchal Leclerc, pourvue de 55 places supplémentaires. Ce n’est pas un commerce. Mais au-delà de son importance pour la gestion des carrières des fonctionnaires territoriaux, avec 70 employés, le Centre de Gestion de la Fonction Publique Territoriale du Var, situé quartier de Gavarry et inauguré le 6 juillet, génère une activité précieuse pour notre ville » (...). • Christian SIMON, Maire de La Crau, Vice-président de TPM, Conseiller régional.