François de Canson : « Que l’État nous donne de la visibilité sur nos ressources »

Pour François de Canson (...) : « La crise teintée de jaune que connaît notre pays est symptomatique d'un sentiment profond de trahison vécu par la grande majorité des Français qui ne date pas d'aujourd'hui ».
Le premier magistrat évoque l'actualité sociale qui secoue le pays : « Abandonnés depuis des années dans leur quotidien, méprisés par un gouvernement incarné par un commando de sachant, confrontés à une hyper-administration de technocrates complètement déconnectée des réalités, nos concitoyens ont exprimé un ras-le-bol généralisé. Et, croyez-moi, je comprends et je mesure, chaque jour, l'océan de difficultés dans lequel surnagent beaucoup de mes concitoyens.
C'est un coup au moral, tellement est parfois grand l'écart entre l'espoir que je représente, et les moyens dont je dispose pour y répondre immédiatement. Pourtant, impossible de rester indifférent ».
LE CYNISME DU GOUVERNEMENT
Il poursuit : « Quand je vois le nombre de maires qui démissionnent parce que l'État leur coupe les vivres, qu'il les laisse seuls face à des problèmes quotidiens immenses et complexes, je suis scandalisé. Les maires que nous sommes se battent chaque jour pour servir les citoyens, pour répondre à leurs attentes, à leurs besoins et parfois à leur détresse.
Comment la République peut-elle croire qu'elle ne serait pas affaiblie dès lors qu'on affaiblit les maires ?
Il n'est pas de grande politique nationale qui puisse réussir sans les communes et les territoires.
Les maires que nous sommes sont la porte d'entrée de la solidarité, de l'école, de la petite enfance, du sport, de la culture, de l'économie… La commune est le lieu de la République, de la proximité, de l'humanité.
Les maires que nous sommes sont sur le terrain, ils sont en première ligne, ils ne sont pas dans les palabres mais dans l'action. Nous incarnons la relation directe dans un monde de plus en plus éloigné. Les sondages le montrent, les Français tiennent à leur commune, qui est leur petite patrie dans la grande, la France.
L'État a récemment annoncé un plan de lutte contre la pauvreté et un plan pour la santé de proximité… Et devinez vers qui se tourne le gouvernement non sans un certain cynisme ?
Vers les communes, bien entendu, auxquelles il demande de faire plus, sur des sujets ô combien justifiés, tout en leur enjoignant de moins dépenser » …
UN ROLE DE BOUCLIER SOCIAL
Le président de MPM ajoute : « Je pense également aux interrogations légitimes qui sont les nôtres, face à la suppression programmée de la taxe d'habitation ; encore un exemple de décision prise à l'emporte-pièce, qui laisse les élus locaux particulièrement inquiets au sujet des modalités de compensation de cette importante ressource. Il est ainsi prévu de remplacer cet impôt dynamique, par un remboursement figé une bonne fois pour toute. L'État endosse le beau rôle ! Vis à vis des contribuables-électeurs, il apparaît comme vertueux en supprimant un impôt, tout en imposant aux collectivités de subir les pertes de recettes correspondantes. Fait du prince, démagogie ? Je vous laisse le soin de qualifier ce mode opératoire pour le moins singulier.
La générosité présidentielle a ses limites surtout lorsqu'elle s'exerce avec l'argent des autres...
Que l'État nous donne de la visibilité et octroie à nos collectivités des ressources évolutives car nos dépenses, elles, le sont ! Sinon, nous allons droit vers la casse des services publics locaux, indispensables à la cohésion sociale, garants de l'équité et de l'accessibilité pour tous. Il n'est pas possible, il n'est pas pensable, d'affaiblir ce service public, au moment où nos habitants en ont le plus besoin. Alors préservons nos communes, elles sont comme l'air que nous respirons, indispensables !
Oui, nous sommes indispensables quand il s'agit d'améliorer le quotidien de nos habitants. Servir est le premier mot que nous avons en tête. Là où l'État a fait le choix malheureux de se désengager, quand les mécanismes nationaux, pourtant indispensables, sont systématiquement mis à mal par des réductions de budget ou d'effectifs, nous, nous continuons d'assumer le rôle de bouclier social » !
« NE LAISSER PERSONNE AU BORD DU CHEMIN »
« Grâce à une gestion des plus rigoureuses, menée depuis maintenant 11 ans, la municipalité défend le contribuable londais et, par là même, son pouvoir d'achat. Au-delà des services rendus gratuitement, et ils sont innombrables, nous avons mis en place des tarifs progressifs et mieux adaptés aux différentes situations des habitants, que ce soit pour la restauration scolaire, la crèche, le centre de loisirs, l'accueil périscolaire. Ou encore pour notre Espace Jeunes, le service des Sports et son école municipale, les structures sportives accessibles à prix légers. Ils concernent également les repas livrés à nos seniors, les services d'aides au maintien à domicile, les voyages ou le Pass'sport senior. Ils concernent, enfin, l'aide aux transports de nos écoliers, la gratuité de tout notre stationnement, l'accès libre à des espaces pour se réunir, la mise en œuvre d'une politique culturelle riche et diversifiée. Ainsi, à La Londe, aucun habitant ne paie le coût réel du service public. Toujours en ce qui concerne votre pouvoir d'achat, je vous rappelle que la renégociation du contrat de délégation du Service Public de l'eau, qui arrivait à son terme à la fin de l'année 2015, nous a permis d'obtenir une baisse du prix de l'eau, à tel point que celle-ci est l'une des moins chères du département. Nous restons aux côtés et à l'écoute des habitants les plus fragilisés.
Ne laisser personne au bord du chemin, tel est notre credo. Les personnes dépendantes ou en situation de précarité trouvent toujours un soutien individualisé » (...).
CHATEAUVERT, VISAGE MODERNE DU CENTRE-VILLE
François de Canson fait ce rappel : « Un dossier majeur en ces temps incertains, est celui de l'habitat pour tous. À chaque moment de la vie, il doit être possible de trouver un logement adapté à ses besoins. Les projets que nous défendons depuis que nous sommes en responsabilité devaient répondre à l'impératif suivant : allier la qualité du bâti et du cadre de vie, la diversité des offres avec du locatif aidé, de l'accession sociale à la propriété et de l'accession libre.
La Londe n'est pas une ville réservée à quelques-uns. Nos jeunes et moins jeunes doivent pouvoir s'y loger, selon leurs moyens, et s'y épanouir, selon leurs besoins. Cette ambition, elle s'est concrétisée avec l'édification du quartier du Châteauvert. Voilà maintenant 20 mois que le chantier a débuté, et qu'il entre dans sa phase finale, avec la réalisation de la grande place publique qui sera le lien vers la coulée verte et la promenade des Annamites. Un tel chantier est propice, et c'est humain, aux craintes, aux méfiances, voire aux rumeurs diverses et variées ou aux manipulations tellement faciles.
C'est le lot de chaque projet ambitieux.
Le quartier du Châteauvert offre un visage plus moderne au centre-ville et nos commerces de proximité devraient profiter d'une nouvelle zone de chalandise non négligeable. Le commerce local avait réellement besoin d'oxygène, ce nouveau quartier y contribuera. Les logements s'intègrent déjà à ce nouvel espace qui sera parfaitement complété, dans quelques mois, par une magnifique place publique de 4 000 mètres carrés. Laissez-moi vous dire un mot sur le montage financier du programme Châteauvert. Nous avons adopté un programme d'équipements publics d'infrastructures (voies, réseaux, bassins de rétention, aménagements paysagers, place publique) et de superstructures crèche, le Relais d'Assistantes Maternelles et la maison des associations), estimé à la somme de 12 174 073 €.
Nous avons également approuvé la répartition du coût de ces travaux, revenant à la charge des aménageurs, dans le cadre du Projet Urbain Partenarial, pour un montant de 8 372 273 €.
Restait donc à la charge de la commune, la somme de 3 810 800 €.
Sur cette somme restante, j'ai obtenu de la Région une subvention de 3 millions d'€.
La Caisse d'Allocations Familiales apportant 616 000 €, et le Conseil Départemental, le solde.
L'opération de Châteauvert est donc neutre pour les finances de la ville et donc pour nous, contribuables, alors que nous allons bénéficier, au final, d'une maison des associations, d'une crèche et d'un relais des assistantes maternelles ! Je ne pense pas qu'il y ait beaucoup d'opération de ce type dans le département qui peuvent se vanter d'une telle réussite » (...).
François DE CANSON, Maire de La Londe-les-Maures, Président de Méditerranée Porte des Maures (MPM) Président du Comité Régional de Tourisme (CRT) Conseiller régional.
Photo : Alain BLANCHOT

Pour François de Canson (...) : « La crise teintée de jaune que connaît notre pays est symptomatique d’un sentiment profond de trahison vécu par la grande majorité des Français qui ne date pas d’aujourd’hui ». depuis des années dans leur quotidien, méprisés par un gouvernement incarné par un commando de sachant, confrontés à une hyper- administration de technocrates complètement déconnectée des réalités, nos concitoyens ont exprimé un ras-le-bol généralisé. Et, croyez-moi, je comprends et je mesure, chaque jour, l’océan de difficultés dans lequel surnagent beaucoup de mes concitoyens. et les moyens dont je dispose pour y répondre immédiatement. Pourtant, impossible de rester indifférent ». Il poursuit : « Quand je vois le nombre de maires qui démissionnent parce que l’État leur coupe les vivres, qu’il les laisse seuls face à des problèmes quotidiens immenses et complexes, je suis scandalisé. Les maires que nous sommes se battent chaque jour pour servir les citoyens, pour répondre à leurs attentes, à leurs besoins et parfois à leur détresse. Comment la République peut-elle croire qu’elle ne serait pas affaiblie dès lors qu’on affaiblit les maires ? Il n’est pas de grande politique nationale qui puisse réussir sans les communes et les territoires. Les maires que nous sommes sont la porte d’entrée de la solidarité, de l’école, de la petite enfance, du sport, de la culture, de l’économie... La commune est le lieu de la République, de la proximité, de l’humanité. Les maires que nous sommes sont sur le terrain, ils sont en première ligne, ils ne sont pas dans les palabres mais dans l’action. Nous incarnons la relation directe dans un monde de plus en plus éloigné. Les sondages le montrent, les Français tiennent à leur commune, qui est leur petite patrie dans la grande, la France. L’État a récemment annoncé un plan de lutte gouvernement non sans un certain cynisme ? Vers les communes, bien entendu, auxquelles il demande de faire plus, sur des sujets ô combien justifiés, tout en leur enjoignant de moins dépenser » ... également aux interrogations légitimes qui sont les nôtres, face à la suppression programmée de la taxe d’habitation ; encore un exemple de décision prise à l’emporte-pièce, qui laisse les élus locaux particulièrement inquiets au sujet des modalités de compensation de cette importante ressource. Il est ainsi prévu de remplacer cet impôt dynamique, par un remboursement figé une bonne fois pour toute. L’État endosse le beau rôle ! Vis à vis des contribuables-électeurs, il apparaît comme vertueux en supprimant un impôt, tout en imposant aux collectivités de subir les pertes de recettes correspondantes. Fait du prince, démagogie ? Je vous laisse le soin de qualifier ce mode opératoire pour le moins singulier. La générosité présidentielle a ses limites surtout lorsqu’elle s’exerce avec l’argent des autres... Que l’État nous donne de la visibilité et octroie à nos collectivités des ressources évolutives car nos dépenses, elles, le sont ! Sinon, nous allons droit vers la casse des services publics locaux, indispensables à la cohésion sociale, garants de l’équité et de l’accessibilité pour tous. Il n’est pas possible, il n’est pas pensable, d’affaiblir ce service public, au moment où nos habitants en ont le plus besoin. Alors préservons nos communes, elles sont comme l’air que nous respirons, indispensables ! Oui, nous sommes indispensables quand il s’agit d’améliorer le quotidien de nos habitants. Servir est le premier mot que nous avons en tête. Là où l’État a fait le choix malheureux de se désengager, quand les mécanismes nationaux, pourtant indispensables, sont systématiquement mis à mal par des réductions de budget ou d’effectifs, nous, nous continuons d’assumer le rôle de bouclier social » ! « Grâce à une gestion des plus rigoureuses, menée depuis maintenant 11 ans, la municipalité défend le contribuable londais et, par là même, son pouvoir d’achat. Au-delà des services rendus gratuitement, et ils sont innombrables, nous avons mis en place des tarifs progressifs et mieux adaptés aux différentes situations des habitants, que ce soit pour la restauration scolaire, la crèche, le centre de loisirs, l’accueil périscolaire. Ou encore pour notre Espace Jeunes, le service des Sports et son école municipale, les structures sportives accessibles à prix légers. Ils concernent également les repas livrés à nos seniors, les services d’aides au maintien à domicile, les voyages ou le Pass’sport senior. Ils concernent, enfin, l’aide aux transports de nos écoliers, la gratuité de tout notre stationnement, l’accès libre à des espaces pour se réunir, la mise en œuvre d’une politique culturelle riche et diversifiée. Ainsi, à La Londe, aucun habitant ne paie le coût réel du service public. Toujours en ce qui concerne votre pouvoir d’achat, je vous rappelle que la renégociation du contrat de délégation du Service Public de l’eau, qui arrivait à son terme à la fin de l’année 2015, nous a permis d’obtenir une baisse du prix de l’eau, à tel point que celle-ci est l’une des moins chères du département. Nous restons aux côtés et à l’écoute des habitants les plus fragilisés. Ne laisser personne au bord du chemin, tel est notre credo. Les personnes dépendantes ou en situation de précarité trouvent toujours un soutien individualisé » (...). majeur en ces temps incertains, est celui de l’habitat pour tous. À chaque moment de la vie, il doit être possible de trouver un logement adapté à ses besoins. Les projets que nous défendons depuis que nous sommes en responsabilité devaient répondre à l’impératif suivant : allier la qualité du bâti et du cadre de vie, la diversité des offres avec du locatif aidé, de l’accession sociale à la propriété et de l’accession libre. La Londe n’est pas une ville réservée à quelques- uns. Nos jeunes et moins jeunes doivent pouvoir s’y loger, selon leurs moyens, et s’y épanouir, selon leurs besoins. Cette ambition, elle s’est concrétisée avec l’édification du quartier du Châteauvert. Voilà maintenant 20 mois que le chantier a débuté, et qu’il entre dans sa phase finale, avec la réalisation de la grande place publique qui sera le lien vers la coulée verte et la promenade des Annamites. Un tel chantier est propice, et c’est humain, aux craintes, aux méfiances, voire aux rumeurs diverses et variées ou aux manipulations tellement faciles. C’est le lot de chaque projet ambitieux. Le quartier du Châteauvert offre un visage plus moderne au centre-ville et nos commerces de proximité devraient profiter d’une nouvelle zone de chalandise non négligeable. Le commerce local avait réellement besoin d’oxygène, ce nouveau quartier y contribuera. Les logements s’intègrent déjà à ce nouvel espace qui sera parfaitement complété, dans quelques mois, par une magnifique place publique de 4 000 mètres carrés. Laissez-moi vous dire un mot sur le montage financier du programme Châteauvert. Nous avons adopté un programme d’équipements publics d’infrastructures (voies, réseaux, bassins de rétention, aménagements paysagers, place publique) et de superstructures crèche, le Relais d’Assistantes Maternelles et la maison des associations), estimé à la somme de 12 174 073 €. Nous avons également approuvé la répartition du coût de ces travaux, revenant à la charge des aménageurs, dans le cadre du Projet Urbain Partenarial, pour un montant de 8 372 273 €. Restait donc à la charge de la commune, la somme de 3 810 800 €. Sur cette somme restante, j’ai obtenu de la Région une subvention de 3 millions d’€. La Caisse d’Allocations Familiales apportant 616 000 €, et le Conseil Départemental, le solde. L’opération de Châteauvert est donc neutre pour les finances de la ville et donc pour nous, contribuables, alors que nous allons bénéficier, au final, d’une maison des associations, d’une crèche et d’un relais des assistantes maternelles ! Je ne pense pas qu’il y ait beaucoup d’opération de ce type dans le département qui peuvent se vanter d’une telle réussite » (...). • François DE CANSON, Maire de La Londe-les-Maures, Président de Méditerranée Porte des Maures (MPM) Président du Comité Régional de Tourisme (CRT) Conseiller régional. Photo : Alain BLANCHOT