26/07/2026

Gérard Cerruti, président : « 2019 va être plus que jamais une année syndicale »

Pour Gérard Cerruti, président de l’Union Patronale du Var (UPV) : « L’an dernier

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 21 janvier 2019 Lecture : 7 min
Gérard Cerruti, président : « 2019 va être plus que jamais une année syndicale »
Gérard Cerruti, président : « 2019 va être plus que jamais une année syndicale »© La Gazette du Var
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Pour Gérard Cerruti, président de l'Union Patronale du Var (UPV) : « L'an dernier à cette même époque nous présentions des vœux où nous affirmions notre souhait d'avoir enfin une politique de croissance, d'emploi, de mutations technologiques, écologiques, économiques, fiscales, environnementales et sociétales ».

Le responsable du syndicat patronal ajoute : « Si l'année 2018 a plutôt bien démarré avec des signes forts de réforme, nous avons malheureusement déchanté sur son dernier trimestre du fait du mouvement sans fin des gilets jaunes dont perdurent encore les traces dans les ronds-points et les stigmates des dégradations des équipements publics et dont nous subissons encore les préjudices du fait de la poursuite du mouvement. Nous venons de vivre une période très difficile pour l'économie française et les entreprises.

Les conséquences sont lourdes en matière de croissance, d'emploi avec près de 58 000 demandes de chômage partiel à ce jour, sans compter les emplois qui n'ont pas pu être pourvus, de chiffres d'affaires en baisse, de reports d'investissement massifs, de vandalismes nombreux qui se chiffrent par plusieurs dizaines de millions d'€, et de morosité qui a touché bien évidemment la consommation en général et impacté l'attractivité de la France.

Tout cela bien sûr, il va falloir le payer et d'après vous qui va le payer » ?

UNE BALLE DANS LE PIED

Gérard Cerruti poursuit : « Un peu comme si nous nous étions tirés une balle dans le pied. Mais plus grave encore c'est ce sentiment amer que ce mouvement a généré de par ses récupérations extrémistes, de par ses revendications antinomiques et séditieuses, de par ses actions liberticides qui portent atteinte aux principes républicains de notre démocratie. Mais tous les citoyens ne portent pas un gilet jaune, le peuple français ne se réduit pas au "peuple des ronds-points" et la majorité silencieuse comme son nom l'indique ne s'est peut-être pas assez fait entendre auprès de médias, friands de micros-trottoirs, avides de sensations et colportant une pensée unique de moments d'euphorie extrémiste et entretenue par certains politiciens inconscients, inconséquents et manipulateurs.

Nous devons cependant constater que ce mouvement a démarré sur un principe « juste » de ras-le-bol fiscal. Ce même ras-le-bol que nous dénonçons depuis de nombreuses années sur plusieurs mandatures et dont nous avons atteint le paroxysme sur ce dernier semestre 2018 arrivant en tête sur le podium des prélèvements fiscaux en Europe. Mais quand nous dénonçons la hausse des prélèvements, des taxes, des impôts, des charges, nous sommes bien évidemment conscients, en tant que syndicat d'entreprise responsable, de la nécessité d'une contrepartie qui ne peut être que la réduction concomitante des dépenses publiques. Ce corollaire n'a été que très peu évoqué durant toute cette crise faisant la part belle à toutes les revendications de réduction fiscale, associée à des demandes d'aide sociale complémentaires, en totale contradiction avec ce principe de la réduction des dépenses publiques. Cette dérive est arrivée très vite dès la deuxième semaine dans ce mouvement qui mariait allègrement la carpe et le lapin ».

POUR UNE BAISSE DE LA FISCALITE

Le président de l'UPV ajoute : « Au-delà des revendications fondamentales de baisse de la fiscalité que l'UPV a toujours défendue, nous sommes intervenus, dès le début du conflit, pour alerter les pouvoirs publics et les élus, des risques et des effets néfastes sur notre environnement que ce mouvement pouvait générer s'il perdurait. Et bien que le gouvernement ait fait, certes sans doute trop tardivement, des propositions très concrètes sur la suppression des taxes sur les carburants, sur l'exonération sociale et fiscale des heures supplémentaires, sur la revalorisation de la prime d'activité, sur la réduction partielle de l'assiette de la CSG ainsi que la prime défiscalisée 2019.

Elles n'ont pas permis d'entraîner à la table des négociations un mouvement dont on a du mal finalement à cerner les contours et dont l'escalade des exigences entache sa crédibilité.

Pour notre part, l'UPV consciente de sa responsabilité, a, très tôt dans le conflit, proposé d'accompagner les entreprises en difficulté auprès des organismes sociaux et des services publics, pour aménager le paiement de leurs charges et leur faciliter les mesures qu'elles pourraient être amenées à prendre en matière de chômage partiel. Nous avons également demandé l'élargissement des dates d'ouverture du dimanche sur la fin décembre et le mois de janvier en compensation des week-ends sombres que nous avons vécus ».

PREMIER RESEAU D'ENTREPRISES DANS LE VAR

Gérard Cerruti se félicite : « C'est bien évidemment le rôle d'un syndicat que de se mettre à disposition de ses ressortissants dans les moments les plus difficiles. Mais nous restons totalement vigilants sur l'évolution de la situation et sommes à la disposition des services de l'Etat, des élus, des autres partenaires sociaux et aussi des représentants de ce mouvement, pour engager le dialogue et la concertation au profit de l'économie de notre territoire. Cette économie du territoire, nous la connaissons bien, peut-être mieux que personne, par la diversité du réseau d'entreprises (plus de 5 000) que nous représentons et qui fait de nous la première union patronale de France. Nous sommes aujourd'hui un acteur majeur pour accompagner le changement et nous le prouvons depuis très longtemps par nos implications, syndicales économiques et sociétales. Merci à nos adhérents qui nous permettent de nous remettre en question sans cesse, qui nous offrent les opportunités de répondre aux grands enjeux de notre temps et d'anticiper un avenir de progrès.

Pour ceux qui douteraient encore que l'UPV soit le premier réseau d'entreprises varois et reconnu aussi tant au plan régional que national, sachez que nous sommes présents sur les grands thèmes qui concernent la vie des entreprises et ceux qui vont contribuer à leur développement futur. Nous sommes particulièrement proactifs sur de nombreux sujets entrepreneuriaux souvent précurseurs et aussi partenaires car l'UPV n'avance pas seule. C'est un réseau d'entreprises mais aussi de partenaires car l'unité est notre ADN au service de toutes les entreprises.

Les thèmes sur lesquels nous sommes présents sont nombreux. Je les citerai sans rentrer dans le détail des actions concrètes qu'ils induisent la responsabilité sociétale et environnementale, le dialogue social, la transition écologique, la transition numérique et l'innovation, la qualité de vie au travail, l'ouverture à l'international, l'emploi et le recrutement, la formation et l'apprentissage, l'insertion par l'économique, le financement des entreprises, et le mécénat.

Autant de sujets, autant d'actions de l'UPV que nous ferons vivre et perdurer en 2019 et qui vous apporteront leur lot de nouveautés et de services ».

CONTRIBUER AUX FUTURES REFORMES

Gérard Cerruti reprend : « Mais fort de son rôle d'organisation interprofessionnelle représentative, nous avons aussi à contribuer à la mise en place des réformes à venir : La réforme de la formation professionnelle et de l'apprentissage, la mise en place de la loi PACTE, contribuer au dialogue et à la concertation pour celles à venir, comme les retraites.

Mais aussi, nous participerons activement au débat sur les élections européennes, à l'instar du nouveau président du MEDEF, Geoffroy Roux de Bezieux et du président de la CPME, François Asselin, pour qui ces élections sont un enjeu majeur pour l'avenir de nos entreprises. Nous sommes véritablement à une période charnière et plus que jamais les organisations professionnelles, comme l'UPV, doivent jouer leur rôle de catalyseur d'énergies sur le principe de l'unité et non de la division. À ceux qui privilégient l'incantation et la critique, l'UPV répond et répondra toujours par l'action et l'engagement au quotidien. C'est pour cela qu'en 2019, nous démarrons sur une prise de position syndicale forte répondant ainsi à notre mission première.

Je me permets de rappeler le travail syndical permanent que nous accomplissons pour la défense des intérêts des entreprises et du développement économique, par nos représentants, mandataires, plus de 800, élus ou désignés, par les membres de nos instances exécutives, bureau et conseil d'administration, et l'ensemble de nos permanents. Car l'UPV, c'est une équipe, c'est une unité, avec le MEDEF et la CPME, c'est une cohésion avec ses adhérents au bénéfice de toutes les entreprises du département.

C'est cette unité et ce combat militant qui doivent nous occuper pour l'instant bien au-delà des ambitions politiques et personnelles de chacun.

Le temps syndical n'est pas le temps électoral.

Il viendra.

Mais, sachons tous faire corps en ce moment crucial ».

Gérard CERRUTI, Président de l'Union Patronale du Var

Gérard Cerruti, président : « 2019 va être plus que jamais une année syndicale »

Gérard Cerruti poursuit : « Un peu comme si nous nous étions tirés une balle dans le pied. Mais plus grave encore c’est ce sentiment amer que ce mouvement a généré de par ses récupérations extrémistes, de par ses revendications antinomiques et séditieuses, de par ses actions liberticides qui portent atteinte aux principes républicains de notre démocratie. Mais tous les citoyens ne portent pas un gilet jaune, le peuple français ne se réduit pas au “peuple des ronds- points“ et la majorité silencieuse comme son nom l’indique ne s’est peut-être pas assez fait entendre auprès de médias, friands de micros- trottoirs, avides de sensations et colportant une pensée unique de moments d’euphorie extrémiste et entretenue par certains politiciens inconscients, inconséquents et manipulateurs. Nous devons cependant constater que ce mouvement a démarré sur un principe « juste » de ras-le-bol fiscal. Ce même ras-le-bol que nous dénonçons depuis de nombreuses années sur plusieurs mandatures et dont nous avons atteint le paroxysme sur ce dernier semestre 2018 arrivant en tête sur le podium des prélèvements fiscaux en Europe. Mais quand nous dénonçons la hausse des prélèvements, des taxes, des impôts, des charges, nous sommes bien évidemment conscients, en tant que syndicat d’entreprise responsable, de la nécessité d’une contrepartie qui ne peut être que la réduction concomitante des dépenses publiques. Ce corollaire n’a été que très peu évoqué durant toute cette crise faisant la part belle à toutes les revendications de réduction fiscale, associée à des demandes d’aide sociale complémentaires, en totale contradiction avec ce principe de la réduction des dépenses publiques. Cette dérive est arrivée très vite dès la deuxième semaine dans ce mouvement qui mariait allègrement la carpe et le lapin ».

à cette même époque nous présentions des vœux où nous affirmions notre souhait d’avoir enfin une politique de croissance, d’emploi, de mutations technologiques, écologiques, économiques, fiscales, environnementales et sociétales ». ajoute : « Si l’année 2018 a plutôt bien démarré avec des signes forts de réforme, nous avons malheureusement déchanté sur son dernier trimestre du fait du mouvement sans fin des gilets jaunes dont perdurent encore les traces dans les ronds-points et les stigmates des dégradations des équipements publics et dont nous subissons encore les préjudices du fait de la poursuite du mouvement. Nous venons de vivre une période très difficile pour l’économie française et les entreprises. Les conséquences sont lourdes en matière de croissance, d’emploi avec près de 58 000 demandes de chômage partiel à ce jour, sans compter les emplois qui n’ont pas pu être pourvus, de chiffres d’affaires en baisse, de reports d’investissement massifs, de vandalismes nombreux qui se chiffrent par plusieurs dizaines de millions d’€, et de morosité qui a touché bien évidemment la consommation en général et impacté l’attractivité de la France. Tout cela bien sûr, il va falloir le payer et d’après vous qui va le payer » ? nous étions tirés une balle dans le pied. Mais plus grave encore c’est ce sentiment amer que ce mouvement a généré de par ses récupérations extrémistes, de par ses revendications antinomiques et séditieuses, de par ses actions liberticides qui portent atteinte aux principes républicains de notre démocratie. Mais tous les citoyens ne portent pas un gilet jaune, le peuple français ne se réduit pas au “peuple des ronds- points“ et la majorité silencieuse comme son nom l’indique ne s’est peut-être pas assez fait entendre auprès de médias, friands de micros- trottoirs, avides de sensations et colportant une pensée unique de moments d’euphorie extrémiste et entretenue par certains politiciens inconscients, inconséquents et manipulateurs. Nous devons cependant constater que ce mouvement a démarré sur un principe « juste » de ras-le-bol fiscal. Ce même ras-le-bol que nous dénonçons depuis de nombreuses années sur plusieurs mandatures et dont nous avons atteint le paroxysme sur ce dernier semestre 2018 arrivant en tête sur le podium des prélèvements fiscaux en Europe. Mais quand nous dénonçons la hausse des prélèvements, des taxes, des impôts, des charges, nous sommes bien évidemment conscients, en tant que syndicat d’entreprise responsable, de la nécessité d’une contrepartie qui ne peut être que la réduction concomitante des dépenses publiques. Ce corollaire n’a été que très peu évoqué durant toute cette crise faisant la part belle à toutes les revendications de réduction fiscale, associée à des demandes d’aide sociale complémentaires, en totale contradiction avec ce principe de la réduction des dépenses publiques. Cette dérive est arrivée très vite dès la deuxième semaine dans ce mouvement qui mariait allègrement la carpe et le lapin ». « Au-delà des revendications fondamentales de baisse de la fiscalité que l’UPV a toujours défendue, nous sommes intervenus, dès le début du conflit, pour alerter les pouvoirs publics et les élus, des risques et des effets néfastes sur notre environnement que ce mouvement pouvait générer s’il perdurait. Et bien que le gouvernement ait fait, certes sans doute trop tardivement, des propositions très concrètes sur la suppression des taxes sur les carburants, sur l’exonération sociale et fiscale des heures supplémentaires, sur la revalorisation de la prime d’activité, sur la réduction partielle de l’assiette de la CSG ainsi que la prime défiscalisée 2019. Elles n’ont pas permis d’entraîner à la table des négociations un mouvement dont on a du mal finalement à cerner les contours et dont l’escalade des exigences entache sa crédibilité. responsabilité, a, très tôt dans le conflit, proposé d’accompagner les entreprises en difficulté auprès des organismes sociaux et des services publics, pour aménager le paiement de leurs charges et leur faciliter les mesures qu’elles pourraient être amenées à prendre en matière de chômage partiel. Nous avons également demandé l’élargissement des dates d’ouverture du dimanche sur la fin décembre et le mois de janvier en compensation des week-ends sombres que nous avons vécus ». évidemment le rôle d’un syndicat que de se mettre à disposition de ses ressortissants dans les moments les plus difficiles. Mais nous restons totalement vigilants sur l’évolution de la situation et sommes à la disposition des services de l’Etat, des élus, des autres partenaires sociaux et aussi des représentants de ce mouvement, pour engager le dialogue et la concertation au profit de l’économie de notre territoire. Cette économie du territoire, nous la connaissons bien, peut-être mieux que personne, par la diversité du réseau d’entreprises (plus de 5 000) que nous représentons et qui fait de nous la première union patronale de France. Nous sommes aujourd’hui un acteur majeur pour accompagner longtemps par nos implications, syndicales économiques et sociétales. Merci à nos adhérents qui nous permettent de nous remettre en question sans cesse, qui nous offrent les opportunités de répondre aux grands enjeux de notre temps et d’anticiper un avenir de progrès. Pour ceux qui douteraient encore que l’UPV soit le premier réseau d’entreprises varois et reconnu aussi tant au plan régional que national, sachez que nous sommes présents sur les grands thèmes qui concernent la vie des entreprises et ceux qui vont contribuer à leur développement futur. Nous sommes particulièrement proactifs sur de nombreux sujets entrepreneuriaux souvent précurseurs et aussi partenaires car l’UPV n’avance pas seule. C’est un réseau d’entreprises mais aussi de partenaires car l’unité est notre ADN au service de toutes les entreprises. Les thèmes sur lesquels nous sommes présents sont nombreux. Je les citerai sans rentrer dans le détail des actions concrètes qu’ils induisent la responsabilité sociétale et environnementale, le dialogue social, la transition écologique, la transition numérique et l’innovation, la qualité de vie au travail, l’ouverture à l’international, l’emploi et le recrutement, la formation et l’apprentissage, l’insertion par l’économique, le financement des entreprises, et le mécénat. Autant de sujets, autant d’actions de l’UPV que nous ferons vivre et perdurer en 2019 et qui vous apporteront leur lot de nouveautés et de services ». fort de son rôle d’organisation interprofessionnelle représentative, nous avons aussi à contribuer à la mise en place des réformes à venir : La réforme de la formation professionnelle et de l’apprentissage, la mise en place de la loi PACTE, contribuer au dialogue et à la concertation pour celles à venir, comme les retraites. Mais aussi, nous participerons activement au débat sur les élections européennes, à l’instar du nouveau président du MEDEF, Geoffroy Roux de Bezieux et du président de la CPME, François Asselin, pour qui ces élections sont un enjeu majeur pour l’avenir de nos entreprises. Nous sommes véritablement à une période charnière et plus que jamais les organisations professionnelles, comme l’UPV, doivent jouer leur rôle de catalyseur d’énergies sur le principe de l’unité et non de la division. À ceux qui privilégient l’incantation et la critique, l’UPV répond et répondra toujours par l’action et l’engagement au quotidien. C’est pour cela qu’en syndicale forte répondant ainsi à notre mission première. Je me permets de rappeler le travail syndical permanent que nous accomplissons pour la défense des intérêts des entreprises et du développement économique, par nos représentants, mandataires, plus de 800, élus ou désignés, par les membres de nos instances exécutives, bureau et conseil d’administration, et l’ensemble de nos permanents. Car l’UPV, c’est une équipe, c’est une unité, avec le MEDEF et la CPME, c’est une cohésion avec ses adhérents au bénéfice de toutes les entreprises du département. C’est cette unité et ce combat militant qui doivent nous occuper pour l’instant bien au-delà des ambitions politiques et personnelles de chacun. Le temps syndical n’est pas le temps électoral. Il viendra. Mais, sachons tous faire corps en ce moment crucial ».• Gérard CERRUTI, Président de l’Union Patronale du Var