Gil Bernardi, maire : « Le cinéma se fera à notre rythme, sans à-coup pour les finances communales »

Le premier magistrat explique (...) : « D’ailleurs, en ces temps de frétillements, où les appétits d’écharpes se dessinent, pas forcément liés au baromètre, et où le sens des réalités comme l’exactitude des faits n’étouffent pas certains, il n’est pas superflu d’opérer un bref retour sur image. Et de rétablir quelques vérités.
Non sans avoir rappelé, au passage, que suivant Edgar Faure « En Amour, comme en politique, partir trop tôt est un péché de jeunesse, ou un regret de l’âge ».
L’AVENTURE GOLFIQUE Gil Bernardi se souvient : « 1995. Notre commune est à deux doigts de la mise sous tutelle préfectorale, après un rapport au vitriol de la Chambre Régionale des Comptes. Le gouffre financier, ouvert par le fiasco du Golf de Cavalière. Effrayant - Abyssal.
De même que le déficit colossal de l’aménagement du Grand Jardin dont les pertes étaient à peine couvertes par les excédents du port, via la SEMILA ! Et, tant d’années consacrées à éponger les dettes de ces investissements dits structurants que certains voudraient faire passer aujourd’hui pour de merveilleux atouts d’hier. Sur lesquels la municipalité Regain se serait reposée pour fonder le développement du Lavandou, pour ne rien faire de porteur depuis lors !
Ben voyons !
Oui, effectivement, les Lavandourains ne sont pas amnésiques, eux qui l’ont remboursée au travers de leurs impôts, et qui la paient encore, cette dette vertigineuse qui les supportent encore ces équipements qui devaient s’avérer si structurants pour notre station, et qui se sont avérés plombants pour nos finances et notre budget. Et, il a fallu dix ans pour nous extraire de la zone rouge de l’aventure golfique, trouver des ressorts de gestion draconienne, produire un effort collectif inédit. Et dix ans de plus, pour ramener la dette portuaire à zéro, après avoir liquidé la SEMILA, et privatisé les équipements du Grand Jardin qui aujourd’hui nous rapportent !
Un port, dont nous avons éteint patiemment tous les contentieux d’urbanisme et d’Occupation du Domaine Public, rénové l’entier périmètre, et demandé récemment, à l’unanimité du Conseil municipal, le transfert en pleine propriété pour la commune ».
« LE CINEMA NE SERA PAS LE GOLF » Le maire poursuit : « Ces brillants esprits, sans doute bien éloignés, hier comme aujourd’hui, des préoccupations de notre commune, ont-ils jamais entendu parler des colonies de la Drôme ? Ah, celui-là de cadeau, il n’en constituait pas vraiment un ! Où étaient-ils alors ?
Et entre temps malgré tout, la mue spectaculaire du Lavandou, dont je peux affirmer, sans grand risque d’erreur, qu’elle représente le plus beau des investissements structurants, en termes d’attractivité touristique et de qualité de vie. Et, l’on voudrait me pousser à quelques frénésies de bâtisseur, à quelque emprunt précipité, à quelque mariage de circonstance avec le pape du fast-food pour réaliser coûte que coûte, à marche forcée, et contre toute prudence, le complexe de cinéma, comme cerise sur un gâteau qui s’avérerait forcément indigeste pour une dette laissée à d’autres ?
Du calme, les sirènes ! Entre l’écueil du Charybde de l’emprunt, et le récit du Scylla des mésalliances de circonstances, il y a la voie de la raison : celle du maintien du bon cap, de la gestion ambitieuse mais prudente, des choix raisonnés et raisonnables.
Et, n’en déplaise à ceux-là, le cinéma de Regain ne sera pas le golf de M. Faëdda !

Ils se sont fait un film ! Le cinéma se fera à notre rythme, sans à-coup pour les finances communales, et sans courir la proie pour l’ombre. Il se construira après l’obtention des autorisations nécessaires - c’est fait - dès que la démolition des locaux EDF sera complétée, que le permis de construire sera purgé des recours.
Il se construira en fin de mandat, et sera livré au cours du prochain. 2020 n’est pas la fin du monde ».
PAS UNE DECLARATION DE CANDIDATURE Pour Gil Bernardi : « S’agit-il, pour autant, d’une annonce de candidature ? Loin s’en faut ! Le temps n’est pas venu.
Et quelle que soit la municipalité qui l’inaugurera ce cinéma, Le Lavandou ne se retrouvera jamais dans la situation préoccupante où mes collègues et moi-même l’avons trouvé. Car l’équipe Regain a trop déployé d’efforts à sortir notre commune de l’ornière, pour se risquer à y remettre, à l’avenir. Ceci, vous le voyez, explique donc cela.
D’ailleurs, près de quatre mandatures ne se sont pas écoulées sans que la municipalité n’ait développé quelques ambitions mesurées. Et je proposerai aux détracteurs amnésiques, ou aveugles - ou les deux, à moins que de mauvaise foi - de m’accompagner dans un large regard circulaire.
Ce sera chose aisée, tant malgré l’habitude, et la facilité, que ma grand-mère avait l’illustration provençale de résumer par « morceau avalé n’a plus de goût », nous pouvons apprécier au quotidien les réalisations accomplies : des fontaines qui coulent sur nos placettes aux jardins exubérants et aux allées arborées, de l’Office de Tourisme dans cet emblématique château, du quai Pins à la place Reyer, du Lavandou Grand Stade à cet Espace Culturel, alors amputé par la perception, de l’école Marc Legouhy rénovée à la crèche, de la Villa Rossi qui abrite les Services Sociaux au Fougaou, du cimetière paysagé à l’embellissement de l’église Saint-Louis, de la chapelle de Saint-Clair au souffle culturel porté par la Villa Théo et son école d’Arts Plastiques, de la rénovation du Carré du port à la radieuse promenade du Front de mer, des gigantesques travaux de prévention des inondations, dont le point d’orgue sera atteint, cette année avec l’élargissement du pont Vincent Auriol, après celui de Bénat, de l’embellissement de chaque rue au rond-point de la Saint-Ginglin, de la mairie annexe de Cavalière avec son Agence Postale Communale, à son récif artificiel, du front de mer de Saint-Clair, dont la plage sera bientôt débarrassée de son poste de relevage, aux innombrables espaces verts qui ont gagné les quartiers, de nos gares routières pimpantes au Quai N°1, le Saint-Germain-des-Prés du Lavandou, du clocher de la résidence des Quatre saisons à la pointe du Layet préservée, sans oublier l’extension du groupe scolaire Marc Legouhy et la maison de retraite du Grand Jardin portée par le privé, ce n’est que luxe et volupté. Et c’est du bon travail. Et si je ne le dis pas, qui le fera à ma place ?
» STABILITE DES IMPOTS POUR LA 9EME ANNEE Le vice-président de l’Intercommunalité Porte des Maures ajoute : « Car cette qualité de vie, que nous partageons tous, est non seulement l’expression d’une sensibilité, d’une quête d’harmonie, mais également la traduction d’une rigueur de gestion que nous n’infléchirons pas ; tant elle est liée - discrètement mais efficacement - au niveau de vie de nos concitoyens, au travers d’une déclinaison de principes simples, qui ont fait leurs preuves, et qui collent pile-poil avec l’actualité : ne pas augmenter les taux d’impositions locales - ils sont stables pour la 9ème année consécutive - ne pas avoir recours à l’emprunt - nous avons allégé la dette publique de 50%, et la réduisons même un peu trop vite à mon goût (1,3 millions d’€ cette année), et maîtriser les coûts de fonctionnement de la commune, autrement dit faire toujours plus d’économies et dépenser moins d’argent public. Et, bon nombre de stations similaires nous envieraient de contenir la part salariale à 42% de notre budget de fonctionnement avec même une baisse de 1% en 2018 tout en conservant au Lavandou un périmètre élargi de service public, et en lui donnant une belle ampleur d’animations et de culture.
Rassurez-vous, j’en ai bien conscience, pas plus que la dette publique de notre pays - 2. 200 milliards ne représentent rien de concret pour chacun d’entre nous - celle que nous remboursons encore cette année, ce 1,3 m/€ n’a pas vraiment de consistance, de réalité, pour nous tous, contribuables.
Et pourtant, la ramener à 9 millions d’€ en 2019, cette dette publique, tout en dégageant des excédents de 2,3 m/d’€ en 2017 et de 1. 1 m/d’€ en 2018, c’est la base de tout !
Cette gestion, nous n’avons pas attendu l’éclosion des récents mouvements sociaux dans notre pays, pour la conduire au plus près de nos concitoyens. À notre mesure.
Sur tous les pans d’action de l’intervention communale. Parce qu’au Lavandou, la culture sociale n’est ni dogmatique, ni hors sol.
Elle est le fondement de personnes qui se parlent, s’écoutent, se touchent, se regardent, s’embrassent. S’engueulent parfois » (...)
Pour Gil Bernardi : « Même si nous prenons soin, chaque année, de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur, même si le temps du bilan n’est pas venu, rien n’interdit de rappeler quelques souvenirs, ni de se projeter dans le futur ». D’ailleurs, en ces temps de frétillements, où les appétits d’écharpes se dessinent, pas forcément liés au baromètre, et où le sens des réalités comme l’exactitude des faits n’étouffent pas certains, il n’est pas superflu d’opérer un bref retour sur image. Et de rétablir quelques vérités. Non sans avoir rappelé, au passage, que suivant Edgar Faure « En Amour, comme en politique, partir trop tôt est un péché de jeunesse, ou un regret de l’âge ». commune est à deux doigts de la mise sous tutelle préfectorale, après un rapport au vitriol de la Chambre Régionale des Comptes. Le gouffre financier, ouvert par le fiasco du Golf de Cavalière. Effrayant - Abyssal. De même que le déficit colossal de l’aménagement du Grand Jardin dont les pertes étaient à peine couvertes par les excédents du port, via la SEMILA ! Et, tant d’années consacrées à éponger les dettes de ces investissements dits structurants que certains voudraient faire passer aujourd’hui pour de merveilleux atouts d’hier. Sur lesquels la municipalité Regain se serait reposée pour fonder le développement du Lavandou, pour ne rien faire de porteur depuis lors ! Ben voyons ! Oui, effectivement, les Lavandourains ne sont pas amnésiques, eux qui l’ont remboursée au travers de leurs impôts, et qui la paient encore, cette dette vertigineuse qui les supportent encore ces équipements qui devaient s’avérer si structurants pour notre station, et qui se sont avérés plombants pour nos finances et notre budget. Et, il a fallu dix ans pour nous extraire de la zone rouge de l’aventure golfique, trouver des ressorts de gestion draconienne, produire un effort collectif inédit. Et dix ans de plus, pour ramener la dette portuaire à zéro, après avoir liquidé la SEMILA, et privatisé les équipements du Grand Jardin qui aujourd’hui nous rapportent ! Un port, dont nous avons éteint patiemment tous les contentieux d’urbanisme et d’Occupation du Domaine Public, rénové l’entier périmètre, et demandé récemment, à l’unanimité du Conseil municipal, le transfert en pleine propriété pour la commune ». Le maire poursuit : « Ces brillants esprits, sans doute bien éloignés, hier comme aujourd’hui, des préoccupations de notre commune, ont-ils jamais entendu parler des colonies de la Drôme ? Ah, celui-là de cadeau, il n’en constituait pas vraiment un ! Où étaient-ils alors ? Et entre temps malgré tout, la mue spectaculaire du Lavandou, dont je peux affirmer, sans grand risque d’erreur, qu’elle représente le plus beau des investissements structurants, en termes d’attractivité touristique et de qualité de vie. Et, l’on voudrait me pousser à quelques frénésies de bâtisseur, à quelque emprunt précipité, à quelque mariage de circonstance avec le pape du fast- food pour réaliser coûte que coûte, à marche forcée, et contre toute prudence, le complexe de cinéma, comme cerise sur un gâteau qui s’avérerait forcément indigeste pour une dette laissée à d’autres ? Du calme, les sirènes ! Entre l’écueil du Charybde de l’emprunt, et le récif du Scylla des mésalliances de circonstances, il y a des choix raisonnés et raisonnables. Et, n’en déplaise à ceux-là, le cinéma de Regain ne sera pas le golf de M. Faedda ! Ils se sont fait un film ! Le cinéma se fera à notre rythme, sans à-coup pour les finances communales, et sans courir la proie pour l’ombre. Il se construira après l’obtention des autorisations nécessaires - c’est fait - dès que la démolition des locaux EDF sera complétée, que le permis de construire sera purgé des recours. Il se construira en fin de mandat, et sera livré au cours du prochain. 2020 n’est pas la fin du monde ». Pour Gil Bernardi : « S’agit-il, pour autant, d’une annonce de candidature ? Loin s’en faut ! Le temps n’est pas venu. Et quelle que soit la municipalité qui l’inaugurera ce cinéma, Le Lavandou ne se retrouvera jamais dans la situation préoccupante où mes collègues et moi-même l’avons trouvé. Car l’équipe Regain a trop déployé d’efforts à sortir notre commune de l’ornière, pour se risquer à l’y remettre, à l’avenir. Ceci, vous le voyez, explique donc cela. D’ailleurs, près de quatre mandatures ne se sont pas écoulées sans que la municipalité n’ait développé quelques ambitions mesurées. Et je proposerai aux détracteurs amnésiques, ou aveugles - ou les deux, à moins que de mauvaise foi - de m’accompagner dans un large regard circulaire. Ce sera chose aisée, tant malgré l’habitude, et la facilité, que ma grand-mère avait l’illustration provençale de résumer par « morceau avalé n’a plus de goût », nous pouvons apprécier au quotidien les réalisations accomplies : des fontaines qui dans cet emblématique château, du quai Pins à la place Reyer, du Lavandou Grand Stade à cet Espace Culturel, alors amputé par la perception, de l’école Marc Legouhy rénovée à la crèche, de la Villa Rossi qui abrite les Services Sociaux au Fougaou, du cimetière paysagé à l’embellissement de l’église Saint-Louis, de la chapelle de Saint-Clair au souffle culturel porté par la Villa Théo et son école d’Arts Plastiques, de la rénovation du Carré du port à la radieuse promenade du Front de mer, des gigantesques travaux de prévention des inondations, dont le point d’orgue sera atteint, cette année avec l’élargissement du pont Vincent Auriol, après celui de Bénat, de l’embellissement de chaque rue au rond-point de la Saint-Glinglin, de la mairie annexe de Cavalière avec son Agence Postale Communale, à son récif artificiel, du front de mer de Saint-Clair, dont la plage sera bientôt débarrassée de son poste de relevage, aux innombrables espaces verts qui ont gagné les quartiers, de nos gares routières pimpantes au Quai N°1, le Saint-Germain-des-Prés du Lavandou, du clocher de la résidence des Quatre saisons à la pointe du Layet préservée, sans oublier l’extension du groupe scolaire Marc Legouhy et la maison de retraite du Grand Jardin portée par le privé, ce n’est que luxe et volupté. Et c’est du bon travail. Et si je ne le dis pas, qui le fera à ma place » ? des Maures ajoute : « Car cette qualité de vie, que nous partageons tous, est non seulement l’expression d’une sensibilité, d’une quête d’harmonie, mais également la traduction d’une rigueur de gestion que nous n’infléchirons pas ; tant elle est liée - discrètement mais efficacement - au niveau de vie de nos concitoyens, au travers d’une déclinaison de principes simples, qui ont fait leurs preuves, et qui collent pile-poil avec l’actualité : ne pas augmenter les taux d’impositions locales - ils sont stables pour la 9ème année consécutive - ne pas avoir recours à l’emprunt - nous avons allégé la dette publique de 50%, et la réduisons même un peu trop vite à mon goût (1,3 millions d’€ cette année), et maîtriser les coûts de fonctionnement de la commune, autrement dit faire toujours plus d’économies et dépenser moins d’argent public. Et, bon nombre de stations similaires nous envieraient de contenir la part salariale à 42% de notre budget de fonctionnement avec même une baisse de 1% en 2018 tout en conservant au Lavandou un périmètre élargi de service public, et en lui donnant une belle ampleur d’animations et de culture. Rassurez-vous, j’en ai bien conscience, pas plus que la dette publique de notre pays - 2.200 milliards ne représentent rien de concret pour chacun d’entre nous - celle que nous remboursons encore cette année, ce 1.3 m/€ n’a pas vraiment de consistance, de réalité, pour nous tous, contribuables. Et pourtant, la ramener à 9 millions d’€ en 2019, cette dette publique, tout en dégageant des excédents de 2.3 m/d’€ en 2017 et de 1.1 m/d’€ en 2018, c’est la base de tout ! Cette gestion, nous n’avons pas attendu l’éclosion des récents mouvements sociaux dans notre pays, pour la conduire au plus près de nos concitoyens. À notre mesure. Sur tous les pans d’action de l’intervention communale. Parce qu’au Lavandou, la culture sociale n’est ni dogmatique, ni hors sol. Elle est le fondement de personnes qui se parlent, s’écoutent, se touchent, se regardent, s’embrassent. S’engueulent parfois » (...). • Gil Bernardi, Maire du Lavandou, Vice-président de Méditerranée Porte des Maures (MPM).