Jean-Claude Félix, maire : « Une commune qui n’a pas de projets n’a aucun d’avenir »

Le premier magistrat communal ajoute : « À l'heure où nous nous retrouvons pour partager ce moment de joie, vous avez constaté que nous avons dû élever le niveau de sécurité autour de la manifestation (...) Vous avez constaté, comme moi, qu'en 25 ans le monde n'a cessé de s'accélérer et, mes chers collègues, que le rôle du maire a bien changé » !
NE PAS AFFAIBLIR LE RÔLE DU MAIRE Jean-Claude Félix s'interroge : « Mais ce rôle le connaissez-vous ? Comme agent de l'État, nous sommes chargés des élections, de l'État-civil et de la police. Comme chef de la municipalité, le maire doit intervenir au quotidien pour organiser la vie de la cité, pour sa tranquillité, pour sa sécurité, pour son environnement, pour le respect d'un nombre sans cesse croissant de règles dans tous les domaines.
Le maire prévient, coordonne et éventuellement sanctionne ! Ce rôle important est parfois mal compris.

Le plus souvent, par amalgame, on charge le maire de tous les maux, alors que, juridiquement, il ne peut déroger à ce qui est prévu par les textes. Depuis quelques décennies, les maires n'ont plus la même liberté d'action. À coup de transfert aux intercommunalités, par les syndicats, par les établissements publics de coopération intercommunale, on cherche à mutualiser les ressources.
Je ne peux pas accepter de voir le rôle du maire amoindri. Et, les capacités financières qui permettent l'action, se réduire inexorablement au fil des ans. Affaiblir ce maillon, c'est affaiblir la cohésion sociale ».
DÉCONNEXION DES ÉLITES ET ABANDON DU TERRAIN Le maire fait ce constat : « On constate aujourd'hui, la déconnexion de nos élites par l'abandon du terrain, par des analyses erronées de cabinets de technocrates. Entre initiés, ces spécialistes croient détenir la science, la mesure, les arts, mais perdent au final toute humanité par un mauvais usage de leurs outils. S'ajoute à cela, à force de transferts, la perte des vraies compétences, celles de nos ouvriers et de nos artisans de bon sens, de nos cantonniers d'avant, qui savaient qu'une terre était impropre ou une autre fertile, loin des diagrammes, des histogrammes et des arrangements de couloirs.
On doit pouvoir tenir compte des différences de chaque commune au bénéfice de l'intérêt général. Aujourd'hui, nous sommes des milliers d'élus à nous être érigés en défenseurs de l'intérêt local, et au premier rang d'entre eux les élus ruraux.
Notre Président veut reconnaître notre rôle au sein de la République en ouvrant dans l'urgence le débat citoyen dont nous devenons bien opportunément, des courroies de transmission. Est-ce que ce sera suffisant ? Est-ce que ce sera utile ? Je voudrais y croire.
Mais, mes chers administrés, nous n'avons pas attendu ! En près de 25 ans de mandat, le conseiller municipal, le maire, l'élu de terrain que je suis, ne tire pas sa légitimité que de sa seule élection. Il tire sa légitimité de sa présence auprès de vous. Et, de toujours avoir assumé son rôle.
Je m'adresse à mes collègues : Qui d'entre nous ne se souvient pas d'avoir été sollicité par une mère ou un père inconsolable, pour un enfant en danger, pour un boulot ? Qui n'a pas été appelé pour un drame, un incendie ? Et, d'avoir toujours assumé son rôle.
Qui ne s'est pas ému aussi pour ces nouveaux mariés, pour nos jeunes enfants, et pour avoir suivi en toutes circonstances tout au long de ces années la vie de nos administrés ? Par cette présence, on est fier d'avoir l'ami, le confident ».
« BÂTISSONS ENSEMBLE NOTRE AVENIR » Jean-Claude Félix poursuit : « Avant tout, un élu au quotidien, ce n'est pas qu'une machine à réunion, à décision, à arrêtés. C'est un être humain, comme vous, mais, qui, souvent seul, a l'obligation de vous rendre compte. Après toutes ces années, parce que j'ai connu tous ces moments.
Voici l'idée que je me suis faite de ma mission et je n'en dérogerai jamais !
J'ai voulu me projeter avec mes équipes dans la construction de notre avenir, de votre avenir, en donnant un toit à un vivre ensemble. Alors pour eux, comportons-nous en citoyens ! maximum, en rendant la commune vivante, accueillante, en développant les services et l'économie pour un meilleur confort.
Comme j'aime à le dire et à le redire : Bâtissons ensemble notre avenir ne le subissons pas !
J'ai Rocbaron en moi ! Et, je suis fier de voir ce que le village est devenu !
Parce que le monde accélère, il faut que nos communes accélèrent. Mais il faut également que les élus anticipent et ne soient pas frileux. Les réseaux sociaux, si décriés, sont le miroir de notre époque.
Ils font comprendre que le temps ne nous appartient plus et que nous devons innover pour d'autres modes de fonctionnement collectif autour notamment de la démocratie participative, innover pour offrir de nouvelles perspectives à nos administrés où l'habitant, l'économie et l'environnement ne s'opposent pas mais se complètent ».
DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE Le maire reprend : « Nous avons mis en place en 2018 des outils de démocratie participative. Ainsi, nous avons rendu visite aux Rocbaronnais dans leurs quartiers. Ces visites ont permis de recenser les besoins et d'être à votre écoute.
Nous avons mis en place un Conseil municipal des jeunes au printemps. Par cette démarche, nous avons mis l'apprentissage de la citoyenneté à l'honneur. Déjà des actions citoyennes ont été portées par nos enfants.
Ils sont autour de moi et, croyez-le, ils ne sont pas qu'un symbole. Ils nous donnent la direction de ce que demain doit être. Ils doivent nous éclairer et nous mettre face à nos responsabilités.
Les écoles, le collège, l'association des anciens élus des communes varoises, tous les acteurs de la vie publique s'accordent à dire que cette éducation au civisme est une condition du bien Ne soyons pas tentés de souvent donner le balai à son voisin, mais, chacun à notre tour, de nous en servir ».
DE NOMBREUX INVESTISSEMENTS EN 2019 Enfin, Jean-Claude Félix conclut en listant les projets municipaux qui vont voir le jour cette année : « La Palisse aurait dit qu'une commune qui n'a pas de projets, n'a aucun avenir. Alors où en sommes-nous ? Le Centre Technique Municipal est terminé.
Cet équipement adapté et moderne offre 2 000m² de surface utile adapté à nos services techniques et au CCFF. Intégré à l'environnement, il bénéficie d'une surface de toit photovoltaïque équivalente. Nous l'inaugurerons au printemps.
Le projet de réhabilitation de la coopérative intéresse toujours la Communauté d'Agglomération de la Provence Verte pour la valoriser dans le cadre de la rénovation des centres anciens. 400 m² de locaux pour les associations vont être érigés au CLAS en lieu et place des bâtiments modulaires qui y sont implantés. La construction va débuter dès le premier trimestre.
Dans les jours qui viennent, l'ensemble du Conseil municipal, élus de la majorité comme de l'opposition va réfléchir au Plan d'Aménagement de Développement Durable et évaluer les besoins face aux perspectives nouvelles de notre commune, aux programmes immobiliers qui vont émerger, et ce, pour modifier le PLU. Les bâtiments du Cigaïon ont été démolis. Sur cet emplacement, le programme privé du Clos Baron se concrétise, en concertation avec les riverains.
Sur deux ans, ce sont 70 logements de qualité et une crèche intégrée qui seront construits. Le programme de la Verrerie qui doit accueillir une structure multigénérationnelle se finalise. Les travaux d'aménagement devraient débuter en 2019.
Le projet ambitieux sur 14 hectares à la Fontaine de Rico est toujours d'actualité. Sa complexité nécessite de prendre le temps et d'être attentif à sa conception. Le terrain communal au-dessus de la station-service, sera très bientôt aménagé par un propriétaire privé, les actes sont signés.
Nous démarrons le projet d'extension des écoles. Vous savez que nous n'avons pas la compétence sur les ouvertures de classe et la définition de la carte scolaire.
Il nous a semblé plus sage d'opter pour des mesures transitoires et cohérentes. Nous savons que nous devrons à terme construire un nouveau groupe. Il sera fait en fonction des certitudes que nous aurons acquises et selon l'impact démographique réel des projets que je viens de citer.
Ce développement favorisera l'offre de services. Tout bon économiste sait que l'offre crée sa propre demande » (...) .
Pour Jean-Claude Félix, le maire, « la cérémonie des vœux est une occasion, à chaque fois, de montrer la vitalité de notre commune, de présenter un bilan de l’année écoulée et de vous adresser un message d’amitié ». « À l’heure où nous nous retrouvons pour partager ce moment de joie, vous avez constaté que nous avons dû élever le niveau de sécurité autour de la manifestation (...). Vous avez constaté, comme moi, qu’en 25 ans le monde n’a cessé de s’accélérer et, mes chers collègues, que le rôle du maire a bien changé » ! connaissez-vous ? Comme agent de l’État, nous sommes chargés des élections, de l’État-civil et de la police. Comme chef de la municipalité, le maire doit intervenir au quotidien pour organiser la vie de la cité, pour sa tranquillité, pour sa sécurité, pour son environnement, pour le respect d’un nombre sans cesse croissant de règles dans tous les domaines. Le maire prévient, coordonne et éventuellement sanctionne ! Ce rôle important est parfois mal compris. Le plus souvent, par amalgame, on charge le maire de tous les maux, alors que, juridiquement, il ne peut déroger à ce qui est prévu par les textes. Depuis quelques décennies, les maires n’ont plus la même liberté d’action. À coup de transfert aux intercommunalités, par les syndicats, par les établissements publics de coopération intercommunale, on cherche à mutualiser les ressources. Je ne peux pas accepter de voir le rôle du maire amoindri. Et, les capacités financières qui permettent l’action, se réduire inexorablement au fil des ans. Affaiblir ce maillon, c’est affaiblir la cohésion sociale ». aujourd’hui, la déconnexion de nos élites par l’abandon du terrain, par des analyses erronées de cabinets de technocrates. Entre initiés, ces spécialistes croient détenir la science, la mesure, les arts, mais perdent au final toute humanité par un mauvais usage de leurs outils. S’ajoute à cela, à force de transferts, la perte des vraies compétences, celles de nos ouvriers et de nos artisans de bon sens, de nos cantonniers d’avant, qui savaient qu’une terre était impropre ou une autre fertile, loin des diagrammes, des histogrammes et des arrangements de couloirs. On doit pouvoir tenir compte des différences de chaque commune au bénéfice de l’intérêt général. Aujourd’hui, nous sommes des milliers d’élus à nous être érigés en défenseurs de l’intérêt local, et au premier rang d’entre eux les élus ruraux. Notre président veut reconnaître notre rôle au sein de la République en ouvrant dans l’urgence le débat citoyen dont nous devenons bien opportunément, des courroies de transmission. Est-ce que ce sera suffisant ? Est-ce que ce sera utile ? Je voudrais y croire. Mais, mes chers administrés, nous n’avons pas attendu ! En près de 25 ans de mandat, le conseiller municipal, le maire, l’élu de terrain que je suis, ne tire pas sa légitimité que de sa seule élection. Il tire sa légitimité de sa présence auprès de vous. Et, de toujours avoir assumé son rôle. Je m’adresse à mes collègues : Qui d’entre nous ne se souvient pas d’avoir été sollicité par une mère ou un père inconsolable, pour un enfant en incendie ? Et, d’avoir toujours assumé son rôle. Qui ne s’est pas ému aussi pour ces nouveaux mariés, pour nos jeunes enfants, et pour avoir suivi en toutes circonstances tout au long de ces années la vie de nos administrés ? Par cette présence, on est fier d’avoir l’ami, le confident ». élu au quotidien, ce n’est pas qu’une machine à réunion, à décision, à arrêtés. C’est un être humain, comme vous, mais, qui, souvent seul, a l’obligation de vous rendre compte. Après toutes ces années, parce que j’ai connu tous ces moments. Voici l’idée que je me suis faite de ma mission et je n’en dérogerai jamais ! J’ai voulu me projeter avec mes équipes dans la construction de notre avenir, de votre avenir, en donnant un toit à un maximum, en rendant la commune vivante, accueillante, en développant les services et l’économie pour un meilleur confort. Comme j’aime à le dire et à le redire : Bâtissons ensemble notre avenir ne le subissons pas ! J’ai Rocbaron en moi ! Et, je suis fier de voir ce que le village est devenu ! Parce que le monde accélère, il faut que nos communes accélèrent. Mais il faut également que les élus anticipent et ne soient pas frileux. Les réseaux sociaux, si décriés, sont le miroir de notre époque. Ils font comprendre que le temps ne nous appartient plus et que nous devons innover pour d’autres modes de fonctionnement collectif autour notamment de la démocratie participative, innover pour offrir de nouvelles perspectives à nos administrés Le maire reprend : « Nous avons mis en place en 2018 des outils de démocratie participative. Ainsi, nous avons rendu visite aux Rocbaronnais dans leurs quartiers. Ces visites ont permis de recenser les besoins et d’être à votre écoute. Nous avons mis en place un Conseil municipal des jeunes au printemps. Par cette démarche, nous avons mis l’apprentissage de la citoyenneté à l’honneur. Déjà des actions citoyennes ont été portées par nos enfants. Ils sont autour de moi et, croyez-le, ils ne sont pas qu’un symbole. Ils nous donnent la direction de ce que demain doit être. Ils doivent nous éclairer et nous mettre face à nos responsabilités. Les écoles, le collège, l’association des anciens élus des communes varoises, tous les acteurs de la vie publique s’accordent à dire que cette éducation au civisme est une condition du bien vivre ensemble. Alors pour eux, comportons- nous en citoyens ! Ne soyons pas tentés de souvent donner le balai à son voisin, mais, chacun à notre tour, de nous en servir ». année : « La Palisse aurait dit qu’une commune qui n’a pas de projets, n’a aucun avenir. Alors où en sommes-nous ? Le Centre Technique Municipal est terminé. Cet équipement adapté et moderne offre 2 000m2 de surface utile adapté à nos services techniques et au CCFF. Intégré à l’environnement, il bénéficie d’une surface de toit photovoltaïque équivalente. Nous l’inaugurerons au printemps. Le projet de réhabilitation de la coopérative intéresse toujours la Communauté d’Agglomération de la Provence Verte pour la valoriser dans le cadre de la rénovation des centres anciens. 400 m2 de locaux pour les associations vont être érigés au CLAS en lieu et place des bâtiments modulaires qui y sont implantés. La construction va débuter dès le premier trimestre. Dans les jours qui viennent, l’ensemble du Conseil municipal, élus de la majorité comme de l’opposition va réfléchir au Plan d’Aménagement de Développement Durable et évaluer les besoins face aux perspectives nouvelles de notre commune, aux programmes immobiliers qui vont émerger, et ce, pour modifier le PLU. Les bâtiments du Cigalon ont été démolis. Sur cet emplacement, le programme privé du Clos Baron se concrétise, en concertation avec les riverains. Sur deux ans, ce sont 70 logements de qualité et une crèche intégrée qui seront construits. Le programme de la Verrerie qui doit accueillir une structure multigénérationnelle se finalise. Les travaux d’aménagement devraient débuter en 2019. Le projet ambitieux sur 14 hectares à la Fontaine de Rico est toujours d’actualité. Sa complexité nécessite de prendre le temps et d’être attentif à sa conception. Le terrain communal au-dessus de la station-service, sera très bientôt aménagé par un propriétaire privé, les actes sont signés. Nous démarrons le projet d’extension des écoles. Vous savez que nous n’avons pas la compétence sur les ouvertures de classe et la définition de la carte scolaire. Il nous a semblé plus sage d’opter pour des mesures transitoires et cohérentes. Nous savons que nous devrons à terme construire un nouveau groupe. Il sera fait en fonction des certitudes que nous aurons acquises et selon l’impact démographique réel des projets que je viens de citer. Ce développement favorisera l’offre de services. Tout bon économiste sait que l’offre crée sa propre demande » (...). • Jean-Claude FÉLIX, Maire de Rocbaron, Conseiller communautaire (Communauté d’Agglomération de la Provence Verte)