21 matelots diplômés de l’École du Personnel du Pont d’Envol
Le 1er février, le capitaine de corvette Bruno Mercier, commandant de l’École du Personnel de Pont d’Envol (EPPE), a organisé une cérémonie célébrant la…

Cette cérémonie a été présidée par le capitaine de vaisseau Frédéric Bordier, commandant l’aéronautique navale d’Hyères. De nombreuses autorités étaient également présentes comme le capitaine de frégate François Maignan, commandant de la flottille 31F, le capitaine de frégate Yann Bizien, délégué au rayonnement et à l’image de la Marine, le colonel Erick Landes, délégué militaire départemental du Var, Philippe Vitel, vice-président de la Région et Emmanuel Cayron, directeur de cabinet du préfet du Var. André Garron, maire de Solliès-Pont, a une nouvelle fois accueilli cette cérémonie militaire au sein du château de la ville.

L’ECOLE DU PERSONNEL DU PONT D’ENVOL
L’EPPE est l’une des écoles de la Marine nationale située au sein de la base aéronautique navale d’Hyères. Elle a pour mission principale de former l’ensemble du personnel qui intervient dans la mise en œuvre de l’aviation à la mer. Après 10 semaines de cours intensifs, les matelots de pont d’envol (MOPONVOL) sont aptes à exercer leur fonction. Ils rejoignent alors le porte-avions Charles de Gaulle ou les autres bâtiments porte-hélicoptères de la Marine afin d’assurer les manœuvres des avions et hélicoptères avant et après chaque vol. Ces-derniers sont sous la responsabilité des directeurs de pont d’envol, communément appelés les « chiens jaunes ».
FORMATIONS
Elle regroupe les cours et stages de : • Officiers pont d’envol hangar et officiers de lancement du porte-avions • Officiers de quart aviation (OQA) des bâtiments porte-hélicoptères • Directeurs de pont d’envol • Directeurs de plate-forme • Manœuvriers de plateforme • Équipiers et conducteurs de pont d’envol • Équipe d’Héli-transfert • Manœuvriers de plate-forme au profit du personnel de l’aviation légère de l’armée de terre navale (ALAT) Elle est aussi un centre d’incorporation des Quartiers-Maitres de la Flotte (QMF) et assure à ce titre la formation militaire et maritime de ces jeunes recrues. Ces formations représentent un flux annuel d’environ 600 stagiaires.
LA FORCE DE L’AERONAUTIQUE NAVALE
La force de l’aéronautique navale constitue la composante aérienne de la Marine nationale. Elle représente environ 6000 marins du ciel, mettant en œuvre près de 200 aéronefs. L’expertise de la mer développée par son personnel et l’adaptation de ses matériels au milieu marin font de l’aéronautique navale un outil opérationnel indissociable des bâtiments de surface et des sous-marins de la Marine nationale.
Au-delà de l’horizon et bras armé des flottes de combat, les aéronefs de la Marine (avions de chasse, de guet aérien, de patrouille, de surveillance et d’intervention maritime et hélicoptères de combat, de secours, de protection et d’intervention) permettent d’assurer la projection de puissance depuis la mer et la maîtrise de l’espace aérien au-dessus de la mer.
La Marine nationale ne peut prétendre à une maîtrise des espaces maritimes sans couvrir de façon coordonnée les 3 dimensions : sur la mer, sous la mer et au-dessus de la mer. Dans cette logique, l’espace aérien au-dessus de la mer est considéré comme partie intégrante du domaine maritime. Seule la maîtrise conjointe de ces 3 dimensions positionne la Marine nationale parmi les grandes marines océaniques à vocation mondiale. Pour ce faire, plus de la moitié des 200 aéronefs de l’aéronautique navale sont embarqués, les autres ont vocation à être associés à un ou plusieurs navires ou opèrent depuis la terre jusqu’en mer.
Les aéronefs de la force aéronautique navale sont répartis dans 14 flottilles et 4 escadrilles, et se divisent en 13 flottes d’aéronefs distinctes, réparties sur 4 bases d’aéronautique navale (3 en Bretagne : à Lann-Bihoué, Lanvéoc, Landivisiau et une sur la façade maritime méditerranée, à Hyères).
Pilotes, contrôleurs aériens, techniciens, acousticiens, chacune des 15 spécialités de l’aéronautique apporte un concours décisif aux missions opérationnelles aussi bien au large des côtes Française, métropolitaines ou ultramarines, au Moyen Orient, en Afrique et plus généralement partout où nos intérêts sont menacés.
CONDITIONS D’ACCÈS À L’EPPE
Quelle que soit sa situation statutaire, tout jeune ayant un attrait pour les métiers de l’aviation en mer peut déposer un dossier de candidature pour intégrer l’EPPE. Seul, le certificat de directeur de pont d’envol n’est accessible que par recrutement interne et s’effectue au travers d’une formation d’une durée de 5 semaines. L’EPPE est restée longtemps indissociable de l’histoire de l’école de l’aviation embarquée (EAE) créée le 1er novembre 1946. Après avoir stationné sur le porte-avions Arromanches, l’EAE s’implante à Hyères en 1965 avant de devenir, en 1993, le centre de formation de l’aviation embarquée (CFAE). En septembre 1993, est créée l’école du personnel de pont d’envol qui fonctionnera pendant trois ans au sein du CFAE. Puis, suite à la mutation du CFAE vers Landivisiau, elle devient une formation autonome le 2 septembre 1996, et demeure implantée sur la base aéronautique d’Hyères. À ce jour, l’EPPE a délivré 600 certificats de directeur de pont d’envol.
LA BASE AÉRONAUTIQUE NAVALE D’HYÈRES
Créée en 1925, la base de l’aéronautique navale d’Hyères est un aéroport mixte (activité militaire et civile) qui s’étend sur 270 hectares et accueille 1200 personnes dont 900 marins. Elle met en œuvre à ce jour 24 hélicoptères répartis au sein de trois Flottilles.
FLOTTILLES
La Flottille 31F dotée du Caïman marine, hélicoptère multi-luttes capable de réaliser l’ensemble aéromaritime. Il est destiné à embarquer sur les frégates multi-missions de la Marine et sur le porte-avions Charles de Gaulle. La Flottille 31F compte plus de 170 marins dédiés à la préparation, l’entretien et l’emploi tactique de cet aéronef. La Flottille 35F met en œuvre des hélicoptères Dauphin et Alouette III répartis entre la métropole, Tahiti et le porte-avions Charles de Gaulle. Elle est spécialisée dans le sauvetage en mer. Elle est également en charge de la sauvegarde du porte-avions Charles-de-Gaulle en veillant à la sécurité des pilotes de chasse lors des phases de catapultage et d’appontage. Au total, elle comptabilise 170 marins pour une mise en œuvre de ses aéronefs sur mer comme sur terre. La Flottille 36F dotée d’hélicoptères Panther, est spécialisée dans la lutte antinavire et le recueil de renseignement naval et côtier par le biais de ses 8 détachements déployés sur les frégates de la Marine nationale en France et en Outre-Mer. La Flottille 36F assure actuellement l’alerte pour le sauvetage en mer sur la façade méditerranéenne. Cette flottille comptabilise 160 marins.
LA FORCE DE L’AERONAUTIQUE NAVALE EN CHIFFRES
Près de 6000 marins du ciel dans la force et les structures de soutien aéronautique Près de 200 aéronefs pour accomplir une 15 aine de missions 24/24h, 365j/ an, parmi lesquelles la dissuasion, la projection de puissance de la mer vers la terre, l’assaut mer, la lutte anti-sous-marine, la lutte antisurface, la surveillance maritime, la lutte contre les trafics, le sauvetage en mer etc.
8 missions opérées par ses aéronefs chaque jour
300 vies sauvées chaque année en moyenne
4 Bases d’aéronautique navale et 1 état-major
3+1 composantes : le groupe aérien embarqué (GAé) / la patrouille surveillance et intervention maritime (PATSIMAR) / les hélicoptères et la 4ème composante en devenir : les drones
14 flottilles dont 3 flottilles de chasses désormais « tout Rafale »
4 escadrilles (formation /logistique/ essais)
3 centres d’expertises (1 par composante)
Arme 34 plateformes (Bateaux porte hélicoptères) et 1 porte-avions
345 « marins du ciel » recrutés cette année dans plus de 15 spécialités, de la 3ème à BAC+3
Photos Gilles CARVOYEUR