26/07/2026

Après l’Élysée, la deuxième vie professionnelle de Jean Dubille

Comme le journalisme, le Palais de l’Élysée mène à tout, à condition d’en sortir ! Ou comment réussir une seconde vie professionnelle après un long passage…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 3 avril 2019 Lecture : 3 min
Après l’Élysée, la deuxième vie professionnelle de Jean Dubille
Après l’Élysée, la deuxième vie professionnelle de Jean Dubille© La Gazette du Var
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Loin des feux de la rampe, Jean Dubille travaille en toute humilité et discrétion. Une attitude exemplaire.

Après l’Élysée, la deuxième vie professionnelle de Jean Dubille

Car, son parcours est impressionnant. Ce que l'on sait moins, c'est que ce professionnel, reconnu par ses pairs, a travaillé pour les plus belles maisons et les plus grands personnages de l'État. L'AMOUR DU TRAVAIL « Jean est tout en retenue et en modération.

Vous ne le verrez jamais dans les mondanités. C'est un bosseur. Son seul credo, c'est l'amour du travail.

Pour paraphraser Charles Aznavour, il dit souvent que sa force, c'est le travail, et le travail, l'histoire de sa vie », reconnaissent ses proches.

Il s'engage à 17 ans dans la Marine nationale, sur dérogation du président de la République pour embarquer sur un sous-marin, parce qu'il n'est pas majeur. Puis, ce passionné de la mer navigue sur tous les océans, parcourant des centaines de milles, à bord de sous-marins nucléaires, totalisant plus de 20 000 heures de plongée ! « La Marine, cette grande famille, m'a appris, le respect, la solidarité et l'exigence », confie l'intéressé qui est détenteur de la médaille d'or de la Défense nationale, avec agrafe sous-marine et HAO.

Cette exigence l'a, naturellement, conduit vers de belles rencontres, celles qui marquent une vie pour la vie. Et, qui scellent un destin !

Ainsi, à l'issue de son passage dans la Marine, il est appelé à l'Élysée pour servir la présidence de la République ! En étant au service, tout d'abord, de François Mitterrand. Puis, et, surtout, de Jacques Chirac, dont il a été l'intendant de 1994 à 2001 et, avec lequel des liens très forts se sont noués.

DES ETES AU FORT DE BREGANCON « Ce fut un honneur et une grande fierté de servir M. et Mme Chirac. Ce sont des personnalités d'une humanité profonde, qui se sont toujours préoccupés des autres.

Ils m'ont accordé leur confiance et j'espère en avoir été digne. Je les ai accompagnés à travers le monde et, pour la petite anecdote, j'ai aussi passé de nombreux étés au Fort de Brégançon », révèle l'ancien intendant élyséen !

En 2010, il est décoré de l'Ordre National du Mérite par le président de l'Assemblée nationale. En 2006, après un passage dans le secteur privé, il rejoint une autre belle maison, l'Assemblée nationale. Dans cet autre lieu de pouvoir, il exerce la fonction d'intendant à la présidence, pendant 7 ans, dirigeant une équipe de 100 agents et gérant les visites officielles de chefs d'état et des personnalités étrangères.

Petits-déjeuners, déjeuners, cocktails, dîners et autres personnalités étrangères, la mission représente plus de 1 000 couverts par mois ! Passionné de gastronomie, il suit, en même temps pour reprendre une expression présidentielle, une formation à l'Institut des Sciences de la Vigne et du Vin, à Bordeaux, car on l'a chargé de reconstituer la cave de l'Assemblée nationale.

« C'était une mission difficile, mais passionnante. J'ai eu de la chance. Tous les présidents de l'Assemblée nationale, que j'ai servi, ont cru en moi. Mais, c'est Jean-Louis Debré qui, le premier, m'a donné les moyens de redonner à cette maison l'image et la renommée qu'elle méritait », avoue, du bout des lèvres, Jean Dubille.

Depuis 2012, il occupe le poste de directeur général de Château Léoube, avec le développement que l'on connaît. Une belle consécration pour cet amoureux de l'art de vivre à la française qui a fait de l'excellence une priorité dans sa vie professionnelle !

« Jean est tout en retenue et en modération. Vous ne le verrez jamais dans les mondanités. C’est un bosseur. Son seul credo, c’est l’amour du travail. Pour paraphraser Charles Aznavour, il dit souvent que sa force, c’est le travail, et le travail, plongée ! « La Marine, cette grande famille, m’a appris, le respect, la solidarité et l’exigence », « Ce fut un honneur et une grande fierté de servir M. et Mme Chirac. Ce sont des personnalités d’une humanité profonde, qui se sont toujours préoccupés des autres. Ils m’ont accordé leur confiance et j’espère en avoir été digne. Je les ai accompagnés à travers le monde et, pour la petite anecdote, j’ai aussi passé de nombreux étés au Fort de Brégançon », « C’était une mission difficile, mais passionnante. J’ai eu de la chance. Tous les présidents de l’Assemblée nationale, que j’ai servi, ont cru en moi. Mais, c’est Jean-Louis Debré qui, le premier, m’a donné les moyens de redonner à cette maison l’image et la renommée qu’elle méritait », Gilles CARVOYEUR