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Élection, liberté, égalité, fraternité...

Comme l’a rappelé François de Canson, à l’instant offi ciel de la remise des cartes électorales aux nouveaux électeurs de la commune : « Voter est un

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 29 mai 2019 Lecture : 2 min
Élection, liberté, égalité, fraternité...
Élection, liberté, égalité, fraternité...© La Gazette du Var
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Voter est un geste simple, mais porteur, à chaque fois, d’une forte charge symbolique. Car toutes ces étapes sont, pour certaines d’entre elles, synonymes de difficiles sanglantes. Ainsi, constitutionnellement, le vote était restreint, puisque seuls les hommes de plus de 25 ans, payant un impôt direct, avaient le droit de voter pour des électeurs plus riches qui, à leur tour, élisaient les députés. Puis, en 1799, avec le Consulat, les hommes de plus de 21 ans ont le droit de vote. Le système d’élections était très complexe et l’on peut dire que, ajouté à la discrimination envers les femmes, ce suffrage n’avait d’universel que le nom. Après la chute de l’Empire en 1815, la Restauration rétablit le suffrage censitaire. En 1848, avec le retour de la République, c’est le rétablissement du suffrage universel, qui reste uniquement masculin. En 1944, les femmes françaises ont enfin le droit de voter. Les Françaises furent parmi les dernières femmes du monde occidental à acquérir le droit de voter et celui de se faire élire. En 1974, la majorité légale et le droit de vote passent de 21 à 18 ans.

Élection, liberté, égalité, fraternité...

François de Canson a insisté : Le maire a conclu par cette célèbre phrase du président Kennedy :

droit qui n’est pas toujours allé de soi. Il est le fruit d’une longue évolution de nos institutions politiques et du combat mené par tous ceux qui ont permis que nous jouissions aujourd’hui de cette liberté fondamentale.
Votre présence ici s’inscrit dans une double démarche citoyenne. La vôtre tout d’abord. Avec cette carte, vous franchissez une étape importante de votre vie de citoyen français, un titre dont il faut s’honorer car il n’est pas toujours allé de soi. La nôtre également. En rendant hommage à votre nouvelle implication responsable dans la société et dans notre commune, la première collectivité à laquelle, géographiquement, vous appartenez de plein droit. Chaque électeur, en votant, s’inscrit dans la continuité du long et difficile chemin de la démocratie. L’attribution de la première carte d’électeur constitue la reconnaissance et l’octroi par la commune de votre pleine citoyenneté. Si la vie d’un citoyen adulte est faite de droits, elle comporte également des devoirs. Votre pays, votre commune vous doivent certes des services, des prestations, et tout ce qui procède de la solidarité nationale.
Il ne faut pas uniquement se demander ce que votre pays peut faire pour vous, mais aussi ce que vous pouvez faire pour votre pays.

droit qui n’est pas toujours allé de soi. Il est le fruit d’une longue évolution de nos institutions politiques et du combat mené par tous ceux qui ont permis que nous jouissions aujourd’hui de cette liberté fondamentale ». « Votre présence ici s’inscrit dans une double démarche citoyenne. La vôtre tout d’abord. Avec cette carte, vous franchissez une étape importante de votre vie de citoyen français, un titre dont il faut s’honorer car il n’est pas toujours allé de soi. La nôtre également. En rendant hommage à votre nouvelle implication responsable dans la société et dans notre commune, la première collectivité à laquelle, géographiquement, vous appartenez de plein droit. Chaque électeur, en votant, s’inscrit dans la continuité du long et diffi cile chemin de la démocratie. L’attribution de la première carte d’électeur constitue la reconnaissance et l’octroi par la commune de votre pleine citoyenneté. Si la vie d’un citoyen adulte est faite de droits, elle comporte également des devoirs. Votre pays, votre commune vous doivent certes des services, des prestations, et tout ce qui procède de la solidarité nationale ». « Il ne faut pas uniquement se demander ce que votre pays peut faire pour vous, mais aussi ce que vous pouvez faire pour votre pays ». • Photo Gilles CARVOYEUR