Yann Bizien : « Pour un nouveau cycle démocratique »
Yann Bizien, gaulliste depuis qu’il respire, est candidat aux prochaines élections municipales
Pour cet officier de marine : « Un nouveau cycle démocratique s'ouvre à Cuers avec les élections municipales de 2020 ». Il sera candidat et tête de liste pour répondre aux difficultés dont souffre la ville. Yann Bizien répond aux questions de La Gazette du Var.
Comment qualifiez-vous votre démarche ? YANN BIZIEN : Je réside à Cuers où je partage le quotidien des habitants et, tous les jours, je vois ce qui ne va pas. Cette campagne doit apporter de l'oxygène à la vie politique locale.
Voici venu le temps de l'examen de conscience, du dialogue citoyen, de l'expression du ressenti et de la compréhension des leçons du passé. C'est aussi le temps de la clarification avec la mise en perspective de visions, d'idées et de solutions pour "la ville que nous voulons".
Je ne suis enfermé dans aucun système, aucune idéologie. Ce qui compte pour moi, c'est la liberté, la souveraineté et la bonne santé de la France. C'est l'intérêt de notre ville, la qualité de notre cadre de vie, le bien-être communal, la fraternité, l'égalité et la solidarité.
RETARD DE DÉVELOPPEMENT Pourquoi êtes-vous candidat ? YB. Notre ville est en retard dans son développement. Elle souffre, depuis trop longtemps, de blocages, de crispations et de clientélisme. Nos élus ne parviennent pas à construire un esprit communal où chaque citoyen compte et où l'on peut compter sur toutes et sur tous.
Ils n'ont pas su dynamiser la vie communale. Cuers vient de recevoir de nombreuses nouvelles familles sans politique globale et sociale anticipée en termes d'accueil et d'adaptation de nos services et équipements. La sociologie de notre commune a soudainement changé.
Alors qu'elle a pourtant des atouts, avec son tissu sportif, associatif et bénévole, plein de bonne volonté, notre commune souffre d'une mauvaise image. Elle n'attire que très peu de touristes. Elle est devenue l'annexe périphérique endormie et déshumanisée de Toulon avec ses trafics en centre-ville, la dévitalisation et le vieillissement de son centre historique.
Nos impôts locaux sont trop lourds et asphyxiants. La taxe foncière est trop élevée. Nos parkings sont saturés. Nos commerçants ne s'y retrouvent pas malgré notre dynamisme démographique. Des agents municipaux sont démoralisés et en manque de considération. La jeunesse s'ennuie.
Nous devons tirer les leçons du passé. Votre constat semble assez sévère ? YB. Ce sont des faits. Et, faute de réponses, les motifs d'insatisfactions restent nombreux.
La majorité élue sans vision en 2014 a été éphémère. Elle n'a pas favorisé le collectif. Elle s'est vite fracturée, au détriment de notre ville.
Des élus sortants n'ont pas su s'entendre sur l'essentiel et sont toujours irréconciliables. Leurs résultats sont faibles et mitigés. Ils n'ont pas transformé l'essai.
Ils n'ont pas fait leurs preuves. Ils n'ont pas apporté les réponses concrètes que les habitants attendaient. Ils cristallisent du mécontentement.
Ils se sont disqualifiés. Le malaise, en ville, est réel.
Le désamour est profond. Ils ne nous donnent plus d'espoir. La confiance a disparu. Face au mur des réalités, il y a un vrai état d'urgence démocratique à Cuers.
Pourquoi faire votre déclaration aujourd'hui ? YB. En ce jour symbolique du 18 juin, je lance un appel républicain à tous les citoyens disponibles.
Nous voulons sortir Cuers de sa crise. Je lance un appel du cœur et de raison. C'est un appel à la mobilisation et à l'addition de nos forces. C'est un appel à l'unité, à être nous-mêmes, ensemble, dans ce qu'il y a de meilleur, dans l'intérêt de toutes et de tous.
C'est le refus de la défaite ! Notre ville a besoin de renouvellement, de sursaut, de renaissance et de résultats. Il lui faut une nouvelle équipe municipale soudée, sereine, crédible, compétente, fraternelle, loyale, opérationnelle, agile et efficace.
UNE POLITIQUE PLUS JUSTE ET PLUS HUMAINE Quel sera votre axe de votre campagne ? YB. Je veux prévenir "l'éternel recom-mencement" car les mêmes causes produiront les mêmes effets avec les mêmes élus.
Il faut déverrouiller la démocratie, la rendre plus active, plus proche de nous, plus à l'écoute, plus participative, plus collaborative, plus constructive pour tous, moderniser Cuers, mais en fonction de nos possibilités budgétaires, dans le respect de nos traditions, dans l'intérêt de tous, de notre nouvelle démographie, de notre environnement.
Il faut une politique municipale plus juste, plus humaine, plus ouverte, plus impartiale. Mon équipe et moi-même, nous voulons libérer le potentiel, les énergies et les forces constructives de notre ville. Nous voulons bâtir un projet politique pertinent, complet, crédible, responsable et adapté à tous les besoins de notre nouvelle sociologie.
Nous voulons embellir Cuers et lui redonner une identité attractive. Nous voulons des solutions pour les enfants, pour les jeunes, pour les chômeurs, pour les actifs, pour les seniors. Nous voulons susciter la confiance, l'envie, l'adhésion et répondre au besoin de changement en replaçant l'humain et l'intérêt général et l'écologie non punitive au centre de notre action.
Votre tâche semble immense ? YB. Avec mon équipe, nous dessinerons "la ville que nous voulons" avec l'intelligence collective cuersoise. Et, le projet communal que nous voulons sera consistant, équilibré et cohérent. Ce sera celui du bon sens, celui de tous.
Nous ne promettons pas un torrent de démagogie illusoire. Nous avons le sens de la méthode, de la raison et des responsabilités. Il n'y a rien d'improvisé dans notre démarche.
Nous savons écouter, comprendre et décider. Dans mes fonctions, j'ai appris à traiter des priorités et je suis conscient des ressources limitées et des marges de manœuvre étroites de notre commune.
Mais les contribuables doivent s'y retrouver dans le paiement d'un impôt juste, sincère et nécessaire. Leur satisfaction annuelle sera donc notre meilleur indicateur. En 2020, l'avenir de notre ville dépendra de leur choix.
Cet avenir n'est pas la propriété des élus sortants. Car, si nous avons tous des devoirs, les électeurs ont aussi des droits. Ce sont eux qui choisiront la tête de liste et la future majorité municipale dans l'isoloir.
Alors, ne condamnons plus notre ville, ne laissons plus passer notre chance de changer la vie. Nos concitoyens doivent retrouver confiance dans une nouvelle équipe fiable, galvanisante, enthousiaste, solide, représentative, forte de ses valeurs, de sa cohésion, de sa puissance de travail, de son imagination et de son esprit d'entreprise.
Quel est votre état d'esprit ? YB. J'avance avec sérénité et détermination vers l'explication démocratique de 2020.
Nous avons déjà beaucoup travaillé. Il y a des talents à Cuers. Nous tendons sincèrement notre main. Nous voulons donner leurs chances à d'autres citoyens. Si certains ont un peu de temps, s'ils aiment, comme nous, notre ville, s'ils ont le sens de l'humain, le sens du travail en équipe, de l'intérêt général, et s'ils en ont envie, qu'ils nous rejoignent !
Il y a encore de la place sur notre liste et dans notre groupe de soutien. Notre engagement est notre preuve d'amour pour "la ville que nous voulons". Mes valeurs, mes normes, c'est le devoir, c'est servir, c'est l'honnêteté, c'est l'engagement, l'effort, la constance, le sérieux et le mérite.
Depuis 1985, j'ai pris le temps d'ausculter et de comprendre notre ville. J'ai conscience de l'ampleur de la tâche, des besoins de confiance, de changement, de rattrapage, de solidarité et de rassemblement.
MAIRE À TEMPS COMPLET Si vous êtes élu, vous serez obligé de démissionner de la Marine nationale ? YB. Ma hiérarchie est prévenue. Elle sait que je me présente et j'ai son accord pour le faire. Je veux être un maire à temps complet.
Si je suis élu, je quitterai la Marine nationale. À partir de juillet, je vais prendre tous les congés auxquels j'ai droit car, durant plus de 20 ans, j'ai servi mon pays 365 jours par an. J'ai passé ma vie à travailler et à servir mon pays.
En tant qu'officier de marine, je porte des valeurs très fortes et je n'ai pas peur d'affirmer que je suis "un pur produit" de la Marine.
Quand je parle de Cuers, à l'extérieur, ma ville renvoie une image négative ! Elle n'est pas mise en valeur alors qu'elle a du potentiel. Je veux être le maire de tous, un maire qui défendra les intérêts de sa ville, qui représentera ses concitoyens dans toutes les instances, qui se battra pour plus de justice territoriale.
Je veux le faire pour sortir notre ville de sa crise. Nos voisins progressent mais notre commune patine. Le changement espéré, ce sont les Cuersois qui le feront à partir de 2020.
Ne bradons plus l'avenir de notre ville.
cycle démocratique s’ouvre à Cuers avec les élections municipales de 2020 ». Il