26/07/2026

« Les deux coureurs », par Dan Goetzinger

Dan Goetzinger, nouvelliste et vieil ami des londais, présente à nos lecteurs « Les 2 coureurs », une histoire extraite de son recueil « Marathon Dan et…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 7 août 2019 Lecture : 1 min
« Les deux coureurs », par Dan Goetzinger
« Les deux coureurs », par Dan Goetzinger© La Gazette du Var
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TROISIEME EPISODE

« Les deux coureurs », par Dan Goetzinger

Ce dimanche-là, pourquoi ce jour ? Parce que c’est une fin d’une semaine de trois jours, dont un jour férié, et donc la recette de l’agent de change doit être particulièrement conséquente, d’autant plus qu’il a fait une météo très ensoleillée... Sinon, je reviendrai lundi, comme aurait dit le petit prince... La température affiche une belle douceur en ce début de soirée, j’opte non pas pour une tenue de course à pied, excepté pour les chaussures. Je ne veux pas éveiller l’attention mais passer vraiment inaperçu. Je choisis des vêtements amples, dont un pantalon de survêtement respirant qui ressemble à s’y méprendre à un pantalon de toile. J’ai fait l’acquisition d’un sac de sport avec ses deux poignées et qui a la particularité de ressembler à un sac de voyage qu’on peut porter sur le dos, sans marque, ni mentions apparentes, bien sûr. Les horaires de transfert de l’argent sont assez irréguliers, volontairement je pense, donc je possède un chrono d’avance, mais je reste sur le qui-vive... Ça y est, le gars vient de sortir. Aïe ! il porte deux sacs, je n’avais pas prévu cela, les idées tournent en sprint et tourbillonnent dans ma tête, il va me falloir improviser. Je déteste improviser, et dans les polars en outre, c’est toujours ça qui fait tout foirer... De courts instants hésitants, qui me paraissent interminables, s’éternisent. Vous vous rappelez, je vous expliquais au début de mon histoire, que je n’avais pas eu beaucoup de chance dans l’ensemble de ma vie... Et bien là, à l’instant même où je me redresse et commence à démarrer le sprint de ma carrière, tandis que le convoyeur fait irruption avec ses deux sacs chargés, un autre gars, cagoulé (si, si, je vous jure !), lui tombe dessus avec la volonté vraisemblable de le délester de son chargement, lui aussi. Vous imaginez le coup de bol, le jour où pour la première et sans doute la dernière fois de ma vie, je tente de dérober de l’argent, y a un mec qui passe juste avant moi. Si ça, ça n’est pas de la déveine, alors... Mon cardio fréquence mètre doit être en état de mort clinique ou de surcharge électrique, alors qu’il ne me reste que deux enjambées à faire, vu ma vitesse, qui m’impressionne moi-même ! •

À suivre...

À suivre...

À suivre...