26/07/2026

Les caméras-piétons de retour à la police municipale

Depuis 2001, sans relâche, les élus de la ville investissent dans la tranquillité publique de la cité du Rocher.

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 2 octobre 2019 Lecture : 5 min
Les caméras-piétons de retour à la police municipale
Les caméras-piétons de retour à la police municipale© La Gazette du Var
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Les caméras-piétons de retour à la police municipale
Les caméras-piétons de retour à la police municipale

Ces dernières années, la ville de La Garde a investi dans la vidéosurveillance et dans de nouveaux outils technologiques (caméras piétons et boîtiers de PV électroniques) pour assurer la tranquillité maximale de la cité. Avec un effectif de 22 policiers municipaux, en permanence sur le terrain la journée. Car, la vie est ainsi : « Dès qu’un habitant rencontre un problème de sécurité, c’est le maire à qui il s’adresse et ce dernier a une obligation de résultat », fait remarquer Jean-Louis Masson. L’ancien premier magistrat participait à un point presse en présence de Jean-Claude Charlois, maire de La Garde, Jean-Pierre Haslin, adjoint en charge des questions de sécurité publique, et du chef de la police municipale Rémy Cirina.

Ces dernières années, la ville de La Garde a investi dans la vidéosurveillance et dans de nouveaux outils technologiques (caméras piétons et boîtiers de PV électroniques) pour assurer la tranquillité maximale de la cité. Avec un effectif de 22 policiers municipaux, en permanence sur le terrain la journée. Car, la vie est ainsi : « Dès qu'un habitant rencontre un problème de sécurité, c'est le maire à qui il s'adresse et ce dernier a une obligation de résultat », fait remarquer Jean-Louis Masson.

L'ancien premier magistrat participait à un point presse en présence de Jean-Claude Charlois, maire de La Garde, Jean-Pierre Haslin, adjoint en charge des questions de sécurité publique, et du chef de la police municipale Rémy Cirina.

Les caméras-piétons de retour à la police municipale

CAMERAS PIETONS, LE RETOUR Depuis que le dispositif s'est mis en conformité avec la loi, et après l'accord de la préfecture du Var et de la CNIL (Commission Nationale Informatique et Liberté), les caméras-piétons dont sont équipés les agents durant leurs patrouilles, ont pu faire leur retour sur le terrain, il y a quelques semaines. La ville compte 4 caméras. Elles ont fonctionné durant 9 mois à partir de janvier 2018.

Par équipe de 2 sur le terrain, 8 agents de police travaillaient, chaque jour, avec cet outil. Jusqu'à une interruption de fonctionnement décidée par l'État, car il est apparu que le dispositif existait à travers un vide-juridique qu'il a fallu combler pour l'autoriser à perdurer. Ce travail législatif a été mené par le Parlement et, désormais, les caméras-piétons ne sont plus hors-la-loi.

Pour Jean-Claude Charlois, le maire, « Le recours à ces boîtiers permet de faire la chasse à l'incivisme. Grosso modo, la police avait toujours affaire aux mêmes ! Avec les caméras piétons, cela les a calmé.

Elles ont été testées et on constate qu'elles sont doublement intéressantes : d'une part, elles ne portent pas atteinte aux libertés individuelles et, d'autre part, elles assurent la sécurité des agents. Cette procédure oblige les habitants à mettre un bémol, à réfléchir à leurs actes. Cela ne nous enchante pas de verbaliser les gens, mais le message doit passer : il faut arrêter de faire des bêtises » !

UNE POLICE ARMÉE ET MIEUX ÉQUIPÉE De son côté, Jean-Louis Masson, député du Var, reprend : « C'est vrai qu'il existait un vide juridique. Depuis, cela a été corrigé. Il est sûr extérieure à la population municipale, qui tracasse les autorités policières.

que ces caméras calment les ardeurs, évitent les outrages et les rébellions. Au-delà, je constate que la police municipale est reconnue dans son rôle de sécurité publique, au même titre que la police nationale. La police de sécurité du quotidien, c'est la police municipale en laissant à la police nationale l'aspect investigations et enquêtes judiciaires.

Avec le recul, je pense que c'était une bonne idée d'armer notre police, malgré les réticences de l'époque. Aujourd'hui, qui viendra contester ce choix ? Notamment dans le contexte post-attentats et des violences urbaines. Je fais le même constat pour les caméras sur la voie publique. Aujourd'hui, c'est une demande de nos concitoyens.

Depuis 2001, la police municipale de La Garde s'est beaucoup développée, elle est mieux équipée avec du matériel performant, des personnels motivés et en entretient d'excellentes relations avec la police nationale avec laquelle il n'y a pas de compétition ! Beaucoup d'affaires sont apportées par la police municipale à la police nationale et cela concourt à la sécurité générale de la commune ». Avec autant d'investissements, la ville enregistre de bons résultats en matière de délinquance.

Certes, tous les faits délictueux n'ont pas disparu comme sous l'effet d'une baguette magique mais les chiffres sont plutôt à la baisse et les Gardéens affirment qu'ils se sentent en sécurité. Seul bémol : une délinquance itinérante, donc « On s'attelle à y faire faire même si ce n'est pas toujours simple », explique le patron des policiers municipaux.

Pour Jean-Pierre Haslin : « Notre action s'inscrit dans une relation quotidienne avec la police nationale. Il y a 18 ans j'ai créé l'Observation de la Sécurité qui permet à la ville de connaître exactement la situation en matière de délinquance. Cet outil nous permet d'ajuster, au mieux, le travail des policiers nationaux ou municipaux.

Depuis le retour des caméras-piétons, l'attitude des gens a changé. Ils savent qu'ils sont filmés et chez les jeunes, notamment, on constate un vrai changement d'attitude. En 9 mois, les faits d'outrages et de rébellion ont chuté de 66%. La loi nous autorise même à filmer dans les lieux privés » !

DÉCLENCHEMENT DES IMAGES Comme le rappelle le chef de la police municipale : « Pour déclencher l'enregistrement des images, l'agent est seul maître à bord. C'est un outil qui a déclenché des réticences au début de sa mise en œuvre, tant du côté de la population que de certains agents. Mais, il exige d'être carré, c'est à dire sans reproches, d'un côté comme de l'autre.

Tout est dans la boîte et cela marche dans les deux sens. Effectivement, c'est une évolution des mentalités, mais, c'est un outil performant. Dans le processus réglementaire, nous sommes obligés de stocker les images sur un terminal dédié.

Dès qu'une personne visionne les images, son nom est répertorié avec le numéro de la caméra. Ces images deviennent des éléments de preuve judiciaire, notamment quand un homme a menacé de destruction le commissariat de La Garde ».

Ainsi encore, la mise en place de la vidéo surveillance, sur la totalité du territoire communal, a coûté 1, 4 millions d'€ aux finances municipales auquel il faut ajouter l'achat de 4 caméras piétons (5 000 €) et l'achat de boîtiers PVE (18 000 €). La meilleure preuve concerne la baisse des incivilités de stationnement. Depuis que la ville dispose de la vidéo-verbalisation, le nombre d'infractions a spectaculairement chuté : « Nous avions, en permanence, les mêmes personnes qui ne respectaient pas les interdictions de stationner.

Ce genre de fait a diminué de 80%. Ce qui nous intéresse, ce n'est pas la politique du chiffre car l'argent des PV va dans les caisses de l'État » conclut Jean-Louis Masson.

rencontre un problème de sécurité, c’est le maire à qui il s’adresse et ce dernier a une obligation recours à ces boîtiers permet de faire la chasse à l’incivisme. Grosso modo, la police avait toujours affaire aux mêmes ! Avec les caméras piétons, cela les a calmé. Elles ont été testées et on constate qu’elles sont doublement intéressantes : d’une part, elles ne portent pas atteinte aux libertés individuelles et, d’autre part, elles assurent la sécurité des agents. Cette procédure oblige les habitants à mettre un bémol, à réfléchir à leurs actes. Cela ne nous enchante pas de verbaliser les gens, mais le message doit passer : il faut arrêter de faire des bêtises » ! Var, reprend : « C’est vrai qu’il existait un vide juridique. Depuis, cela a été corrigé. Il est sûr outrages et les rébellions. Au-delà, je constate que la police municipale est reconnue dans son rôle de sécurité publique, au même titre que la police nationale. La police de sécurité du quotidien, c’est la police municipale en laissant à la police nationale l’aspect investigations et enquêtes judiciaires. Avec le recul, je pense que c’était une bonne idée d’armer notre police, malgré les réticences de l’époque. Aujourd’hui, qui viendra contester ce choix ? Notamment dans le contexte post-attentats et des violences urbaines. Je fais le même constat pour les caméras sur la voie publique. Aujourd’hui, c’est une demande de nos concitoyens. Depuis 2001, la police municipale de La Garde s’est beaucoup développée, elle est mieux équipée avec du matériel performant, des personnels motivés et en entretenant d’excellentes relations avec la police nationale avec laquelle il n’y a pas de compétition ! Beaucoup d’affaires sont apportées par la police municipale à la police nationale et cela concourt à la sécurité générale de la commune ». « On s’attelle à y faire face même si ce n’est pas dans une relation quotidienne avec la police nationale. Il y a 18 ans j’ai créé l’Observation de la Sécurité qui permet à la ville de connaître exactement la situation en matière de délinquance. Cet outil nous permet d’ajuster, au mieux, le travail des policiers nationaux ou municipaux. Depuis le retour des caméras- piétons, l’attitude des gens a changé. Ils savent qu’ils sont filmés et chez les jeunes, notamment, on constate un vrai changement d’attitude. En 9 mois, les faits d’outrages et de rébellion ont chuté de 66%. La loi nous autorise même à filmer dans les lieux privés » ! municipale : « Pour déclencher l’enregistrement des images, l’agent est seul maître à bord. C’est un outil qui a déclenché des réticences au début de sa mise en œuvre, tant du côté de la population que de certains agents. Mais, il exige d’être carré, c’est à dire sans reproches, d’un côté comme de l’autre. Tout est dans la boîte et cela marche dans les deux sens. Effectivement, c’est une évolution des mentalités, mais, c’est un outil performant. Dans le processus réglementaire, nous sommes obligés de stocker les images sur un terminal dédié. Dès qu’une personne visionne les images, son nom est répertorié avec le numéro de la caméra. Ces images deviennent des éléments de preuve judiciaire, notamment quand un homme a menacé de destruction le commissariat de La Garde ». avions, en permanence, les mêmes personnes qui ne respectaient pas les interdictions de stationner. Ce genre de fait a diminué de 80%. Ce qui nous intéresse, ce n’est pas la politique du chiffre car l’argent des PV va dans les caisses de Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR