Hubert FALCO, maire de Toulon, président de la Métropole :

TENSIONS ET CRISPATIONS SUR LE LOGEMENT Aujourd'hui, le grand dossier sur la table, qui crée quelques tensions et crispations avec l'État et la majorité gouvernementale, c'est la question du logement et plus précisément du logement social.

Et sur ce point, Hubert Falco est en colère : « Que l’on entende des critiques, ici et là, c’est la règle. Il faut les accepter comme on doit accepter les oppositions. Seulement, on y répond collectivement par la voix du territoire. Ce que nous lisons aujourd’hui, c’est que le maire bétonne, que tous les maires de la Métropole sont des bétonneurs, car on construirait trop. Bien sûr, c’est faux car nous sommes pour une politique raisonnable en trouvant le bon équilibre entre construction et respect de l’environnement. Parce que nous aussi, nous voulons respirer un air pur. Seulement, cela ne doit pas nous empêcher de développer nos territoires. Nous sommes pour une politique réaliste et on nous impose une politique de construction de logements sociaux qui n’est pas réaliste. »
Et sur ce point, Hubert Falco est en colère : « Ce que nous lisons aujourd'hui, c'est que le maire bétonne, que tous les maires de la Métropole sont des bétonneurs, car on construirait trop. Bien sûr, c'est faux car nous sommes pour une politique raisonnable en trouvant le bon équilibre entre construction et respect de l'environnement. Parce que nous aussi, nous voulons respirer un air pur.
Seulement, cela ne doit pas nous empêcher de développer nos territoires. Nous sommes pour une politique réaliste et on nous impose une politique de construction de logements sociaux qui n'est pas réaliste ».
S'agissant de la politique en matière de logements, le maire de Toulon ajoute : « Cette politique nous échappe. L'État nous impose la construction de 11 000 logements sociaux par an sur le territoire de la Métropole ! Et, ici, sur le terrain, les représentants du gouvernement nous disent que nous sommes des maires bétonneurs.
Aujourd'hui, à part La Garde, toutes les communes de la Métropole sont pénalisées.
Cela représente une pénalité de 6 millions d'€ à payer ! À Toulon, la pénalité est de 1,2 millions d'€ en 2019. L'État me dit que je dois construire 2 300 logements de plus. En même temps, les représentants d'En Marche sont pour l'écologie. C'est une politique imposée et punitive !





» « Si nous voulons atteindre les objectifs de l'État, nous devons construire 71 040 logements en six ans sur le territoire de la Métropole ! Dans la Métropole, on construit 2140 logements par an. Mais, il faut tenir compte de la rareté du foncier, des zones agricoles et du prix du foncier ».
« Nous sommes pour la mixité sociale. En 2018, nous avons créé 7 800 établissements sur la Métropole (entreprises) et en face, il faut bien construire des logements pour accueillir ce développement. D'autant que les logements sociaux occupés par la Marine nationale ne sont pas pris en compte dans le calcul qui détermine les pénalités ».
Il conclut : « Nous sommes attachés à notre territoire mais nous voulons une politique de logements raisonnée et pas imposée ! La démagogie, c'est insupportable !
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« Que l’on entende des critiques, ici et là, c’est la règle. Il faut les accepter comme on doit accepter les oppositions. Seulement, on y répond collectivement par la voix du territoire ». que nous lisons aujourd’hui, c’est que le maire bétonne, que tous les maires de la Métropole sont des bétonneurs, car on construirait trop. Bien sûr, c’est faux car nous sommes pour une politique raisonnable en trouvant le bon équilibre entre construction et respect de l’environnement. Parce que nous aussi, nous voulons respirer un air pur. Seulement, cela ne doit pas nous empêcher de développer nos territoires. Nous sommes pour une politique réaliste et on nous impose une politique de construction de logements sociaux qui n’est pas réaliste ». politique nous échappe. L’État nous impose la construction de 11 000 logements sociaux par an sur le territoire de la Métropole ! Et, ici, sur le terrain, les représentants du gouvernement nous disent que nous sommes des maires bétonneurs. Aujourd’hui, à part La Garde, toutes les communes de la Métropole sont pénalisées. Cela représente une pénalité de 6 millions d’€ à payer ! À Toulon, la pénalité est de 1,2 millions d’€ en 2019. L’État me dit que je dois construire 2 300 logements de plus. En même temps, les représentants d’En Marche sont pour l’écologie. C’est une politique imposée et punitive » ! « Si nous voulons atteindre les objectifs de l’État, nous devons construire 71 040 logements en six ans sur le territoire de la Métropole ! Dans la Métropole, on construit 2140 logements par an. Mais, il faut tenir compte de la rareté du foncier, des zones agricoles et du prix du foncier ». « Nous sommes pour la mixité sociale. En 2018, nous avons créé 7 800 établissements sur la Métropole (entreprises) et en face, il faut bien construire des logements pour accueillir ce développement. D’autant que les logements sociaux occupés par la Marine nationale ne sont pas pris en compte dans le calcul qui détermine les pénalités ». Il conclut : « Nous sommes attachés à notre territoire mais nous voulons une politique de logements raisonnée et pas imposée ! La démagogie, c’est insupportable ! »