26/07/2026

Jean-Louis MASSON, député de la 3ème circonscription : Thierry ALBERTINI, maire de La…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 16 octobre 2019 Lecture : 2 min
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Jean-Louis Masson, ancien maire de La Garde, s’est félicité que sa commune ne soit pas pénalisée par l’État puisqu’elle est la seule de la Métropole à répondre à l’exigence des 25% de logements sociaux.

LOI ELAN CONTRE-PRODUCTIVE

Pour autant, il critique la politique du gouvernement, politique qu’il a combattu à l’Assemblée nationale au moment du vote de la loi ELAN par la majorité présidentielle : Thierry Albertini a apporté une double expertise. D’une part, en tant que maire et, d’autre part, en tant que vice-président de Var Habitat :

40% de logements sociaux dans le PLU, cet objectif est inatteignable ! L’État est schizophrène car il empêche les offices publics de construire des logements sociaux, par le biais de la hausse de la TVA et la baisse des APL (Allocation logement). Avec ces deux mesures, Var Habitat perd 5 millions d’€ par an de fonds propres. Je constate une forme de schizophrénie de l’État qui empêche, d’un côté, les offices HLM de construire des logements sociaux, avec la baisse des APL. Comment peut-on demander aux villes de construire des logements sociaux, si, dans le même temps, on empêche les offices HLM de construire ces logements. Avec ces décisions, Var Habitat passe de 450 logements construits par an à 150. Je me suis opposé au vote de cette loi et à l’obligation d’un quota de 25% pour les communes parce que je savais qu’il était impossible pour les communes de construire 25% de logements sociaux sur la totalité des logements existants dans une commune. Cette loi est une inepsie et j’avais prédit qu’elle ne marcherait pas. Il fallait autoriser 30% de logements sociaux sur le flux, sur ce qui est en train d’être construit, pourquoi pas, mais pas sur le stock, c’est à dire la totalité des logements d’une commune ! Le gouvernement voulait créer un choc de l’offre. C’est raté ! En baissant les APL, le gouvernement a baisser dangereusement les fonds propres des bailleurs sociaux. C’est un appauvrissement des HLM qui n’incite pas les bailleurs à construire. J’ai mis en garde le gouvernement. 1 ans et demi plus tard, la loi ELAN s’avère contre-productive. On est loin des objectifs du gouvernement. Résultat, les communes ne peuvent pas atteindre des objectifs de logements irréalistes et, pour cela, elles sont pénalisées !

de logements sociaux dans le PLU, cet objectif est inatteignable ! L’État est schizophrène car il empêche les offices publics de construire des logements sociaux, par le biais de la hausse de la TVA et la baisse des APL (Allocation logement). Avec ces deux mesures, Var Habitat perd 5 millions d’€ par an de fonds propres. Je constate une forme de schizophrénie de l’État qui empêche, d’un côté, les offices HLM de construire des logements sociaux, avec la baisse des APL. Comment peut-on demander aux villes de construire des logements sociaux, si, dans le même temps, on empêche les offices HLM de construire ces logements. Avec ces décisions, Var Habitat passe de 450 logements construits par an à 150 ». « Je me suis opposé au vote de cette loi et à l’obligation d’un quota de 25% pour les communes parce que je savais qu’il était impossible pour les communes de construire 25% de logements sociaux sur la totalité des logements existants dans une commune. Cette loi est une inepsie et j’avais prédit qu’elle ne marcherait pas. Il fallait autoriser 30% de logements sociaux sur le flux, sur ce qui est en train d’être construit, pourquoi pas, mais pas sur le stock, c’est à dire la totalité des logements d’une commune ! Le gouvernement voulait créer un choc de l’offre. C’est raté ! En baissant les APL, le gouvernement a baisser dangereusement les fonds propres des bailleurs sociaux. C’est un appauvrissement des HLM qui n’incite pas les bailleurs à construire. J’ai mis en garde le gouvernement. 1 ans et demi plus tard, la loi ELAN s’avère contre-productive. On est loin des objectifs du gouvernement. Résultat, les communes ne peuvent pas atteindre des objectifs de logements irréalistes et, pour cela, elles sont pénalisées » !