Thierry Albertini : « Le cadre de vie est un axe fort de la politique municipale » Thierry…
Le 26 septembre, à l’occasion de la 9ème question du Conseil municipal, Thierry Albertini, le maire, est intervenu sur l’amélioration du cadre de vie des…

La pollution en dioxyde d’azote et dioxyde de carbone se situe, principalement, à proximité des grands axes routiers tels que l’autoroute. Quelle est, précisément, la situation ?

Tout d’abord, sur tout le reste du territoire de la ville, la valeur réglementaire de 40 micro grammes par m3/an est respectée. Toutefois, entre 2004 et 2018, si le flux de véhicules a augmenté, les concentrations moyennes en NO2 et CO2 ont baissé de 40 %. Cela est dû, en particulier, aux progrès technologiques qui ont amélioré les émissions d’échappements des voitures et au renouvellement du parc de véhicules.
Quelle solution préconisez-vous ?
Plusieurs pistes s’offrent à nous ! Premièrement, l’amélioration des infrastructures routières avec, notamment, la mise à 2 × 3 voies de l’autoroute, puis, la requalification des ponts autoroutiers avec pistes cyclables et voies piétonnes sécurisées. Deuxièmement, la construction de murs antibruit le long des habitations les plus proches. Enfin, en complément des 6 000 arbres de la ville, chaque fois que cela est possible, l’arborisation avec des variétés aux feuilles persistantes qui captent le dioxyde de carbone.
Une étude de circulation va être, également, lancée ?
En effet, elle va l’être dans tous les quartiers de La Valette et dans la zone tertiaire et commerciale, avec pour objectif de réaliser les travaux nécessaires à une meilleure fluidité de circulation, quelles que soient l’heure et la période.
Quelles solutions seraient mises en œuvre ?
Tout d’abord, le covoiturage. Il s’agit de promotionner et mieux faire connaître « Covoit 83 », la plate-forme qui permet de trouver un covoiturage dans le Var avec des départs multiples personnes par véhicule en passant de 1,35 à 2 diminution du nombre de véhicules d’un tiers et NO2 et CO2 diminueraient d’autant. Ensuite, le développement des modes de déplacement doux. Avec la mise en place de boucles piétonnes, des sentiers métropolitains qui sont en cours d’élaboration. Il y a aussi les boucles piétonnes, proposées par VALCOEUR, l’association des entreprises du secteur tertiaire de la valette. On pourrait également favoriser l’utilisation du sachant qu’en vélo, par la création et l’amélioration de pistes cyclables continues et sécurisées. Et, faciliter et inciter à prendre les transports en commun le parc de véhicules étant en plein renouvellement avec la mise en service bus hybrides et bus moyenne 1,35 électriques.
Vous souhaitez aller au-delà de ces 3 pistes, en associant la population ?
En effet, pour mettre en place ses mesures indispensables au bien-être des valettois, j’ai créé un groupe de travail avec des usagers de ces modes doux qui, par leur participation active vont nous aider à porter les solutions les mieux adaptées. Pour illustrer mon propos, je vous cite l’exemple d’un parcours du centre-ville de La Valette au centre commercial. Ainsi, il faut compter 25 minutes à pied (zéro émission), 7 minutes en vélo (zéro émission), 6 minutes en bus (émission 168 g de CO2), 12 minutes en voiture, plus le temps de trouver un stationnement (8 minutes hors embouteillage), soit 20 minutes (émission 285 g de CO2). Ces indications seront fournies aux Valettois sur des panneaux placés en différents points de la ville pour les inciter à utiliser des modes de déplacements doux. C’est par la participation de chacun à son niveau que nous apporterons une pierre à l’édifice pour lutter le plus efficacement possible contre la pollution urbaine.
Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR